Écublens (Vaud)

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Écublens
Blason de Écublens
Héraldique
Quartier du Motty à Écublens
Quartier du Motty à Écublens
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District l'Ouest lausannois
communes limitrophes
(voir carte)
Bussigny, Crissier, Chavannes-près-Renens, Saint-Sulpice (VD), Denges, Échandens, Renens
Syndic Pierre Kaelin
Code postal 1024
N° OFS 5635
Démographie
Gentilé Écublanais
Population 11 280 hab. (31 décembre 2011)
Densité 1 975 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 34″ N 6° 33′ 43″ E / 46.52606, 6.56193 ()46° 31′ 34″ Nord 6° 33′ 43″ Est / 46.52606, 6.56193 ()  
Altitude Min. 376 m – Max. 443 m
Superficie 571 ha = 5,71 km2
Divers
Nom officiel Écublens (VD)
Langue Français
Localisation

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Écublens
Liens
Site web www.ecublens.ch
Sources
Référence population suisse[1].
Référence superficie suisse[2]

Écublens est une ville et une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de l'Ouest lausannois. Grâce à l'implantation de l'EPFL et de l'UNIL sur le territoire communal, et le nombre d'emplois qu'elles génèrent, ce sont plus de 29'000 employés et étudiants qui gravitent à Ecublens chaque jour. Le rayonnement de l'EPFL favorise particulièrement le dynamisme économique de la ville, mais aussi de la région[3]. Le Swiss Tech Center ou le Rolex learning Center sont de réelles vitrines pour l'Ouest lausannois, tout comme la future Tour des Cèdres (117m), située aux abords imédiats de l'Avenue du Tir-Fédéral, qui marque la frontière entre les communes de Chavannes-près-Renens et Ecublens. Fin 2013, l'inauguration de logements pour étudiants au sein même du campus universitaire a permis à Ecublens d'atteindre une population de 12'130 habitants.[4]

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Écublens mesure 5,71 km2[2].

Le territoire communal est relativement plat, excepté les quartiers de Bassenges, du Motty et de l’Ormet situés sur une ancienne moraine glaciaire du glacier du Rhône. Quelques vignes orientées à l’est donnent un côté agricole et champêtre à la commune, d’où le slogan « Ville et Campagne ». À l’Ouest, à Renges, se trouvent quelques cultures maraîchères et fruitières. L'Ouest lausannois traîne une image négative dans l'inconscient général. Le développement chaotique de cette région a entraîné un moratoire sur les constructions importantes au début des années 2000. Depuis, la concertation entre les communes du district s'est largement développée, et une vision commune tente de rattraper les erreurs d'urbanisme grâce au SDOL. En effet, la région est morcelée par les nombreux axes de circulation lourds (autoroutes, lignes ferroviaires), ce qui représente un obstacle important au niveau des déplacements de part et d'autre de ces axes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Écublens est traversée par la Venoge qui marque la frontière avec Denges et Échandens, mais aussi par la Sorge et la Chamberonne.

Climat[modifier | modifier le code]

De par sa position dans le bassin lémanique, la ville bénéficie de l'effet régulateur du lac Léman. Des poches de brouillard se forment en automne aux abords des cours d'eau et dans la plaine. Les observations climatiques de la Région lémanique s'appliquent à la commune.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Écublens possède 11 280 habitants fin 2011[1]. dont 43,3 % d'étrangers. Sa densité de population atteint 1 975,5 hab./km².

Selon les chiffres du Contrôle des habitants de la ville, la population, au 31 décembre 2012, s'élève à 11 499 habitants.[5]

Quartiers[modifier | modifier le code]

l'Eglise
Jardins de l'Eglise
Place François Silvant
Le Villars
Rolex Learning center - EPFL
Le Croset
Le Motty
Coteau du Motty

Ecublens se compose d'une série de quartiers et hameaux hétéroclytes :

Le Motty[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un des hameaux historiques de la ville. L'hôtel de ville du Motty abrite les bureaux de l'administration communale.

Bassenges[modifier | modifier le code]

Situé en contrebas du Motty, les vieux murs rappellent les anciens vignobles. On y perçoit une ambiance villageoise. Le chemin de la Cocarde descend à flan de colline en direction du Villars. On y trouve la bâtisse vigneronne où résida Lénine lors de son passage dans la commune. L'avenue du Tir-Fédéral longe le hameau.

Renges[modifier | modifier le code]

Renges est un hameau agricole qui a su garder son caractère authentique malgré l'urbanisation chaotique de l'ouest lausannois. Véritable curiosité au sein de la commune, le hameau est souvent méconnu. Le four banal, vestige d'un autre temps, est un lieu de rencontre privilégié lors de manifestations.

Le Villars[modifier | modifier le code]

Le dernier des hameaux d'Ecublens. La rue du Villars est l'une des rues principales de la commune. Il s'agit essentiellement d'une route de transit, les commerces n'y étant pas nombreux. Le hameau se situe au sommet de part et d'autre de la route. Il passe presque inaperçu, noyé par la circulation ou les bâtiments plus élevés.

Ormet[modifier | modifier le code]

Quartier résidentiel en bordure de la route N1, Lausanne-Genève. L'habitat individuel est prédominant. Le jardin public de Mon Repos se situe à l'est de l'Ormet. L'Esplanade Bonaparte offre un intéressant point de vue sur la plaine et l'EPFL, le lac et les Alpes.

Montaney[modifier | modifier le code]

Dernier né des quartiers résidentiels, situé à l'entrée de Vallaire, il se compose de villas jumelles, de villas familiales et de quelques locatifs reprenant le style architectural des villas avoisinantes. Le cadre y est encore champêtre.

Le Croset[modifier | modifier le code]

Il s'agit du quartier le plus peuplé de la commune. Il compte des grands ensembles d'habitation (Veilloud, Stand, Croset), un centre commercial, une zone industrielle, des écoles et des terrains de football. Les autorités communales ont décidé de redéfinir ce quartier comme le nouveau "centre" de la ville. Les centres commerciaux étaient jusqu'ici les principaux lieux de rencontre. L’inauguration d'un centre socio-culturel qui abrite une garderie, une halte-garderie, une bibliothèque, une ludothèque, un CMS et des appartements protégés, parachève cette ambition. Les bâtiments s'articulent autour d'une place centrale, nommée à cette occasion "Place François Silvant", illustre habitant de la commune.

Suchet-Forêt[modifier | modifier le code]

Quartier populaire, situé entre Epenex et l'autoroute. L'habitat y est prédominant. Dans le cadre du SDOL, il est prévu d'y créer une liaison cycliste souterraine avec Crissier et la zone d'activité de l'Arc-en-ciel.

Epenex[modifier | modifier le code]

Le quartier d'Epenex se situe à l'ouest de la gare de Renens et à la frontière avec les communes de Renens et Chavannes-près-Renens. Celui-ci a un caractère industriel marqué. La télévision musicale privée TVM3 est située le long de l'avenue d'Epenex. Le métro m1 des TL relie directement le quartier au Flon. L’enchevêtrement des frontières communales a créé un quartier hétérogène mais vivant. Ce carrefour, au sud de la gare de Renens, est un des points névralgique de l'Ouest lausannois.

Triaudes[modifier | modifier le code]

Le quartier se compose en grande majorité de logements pour étudiants. Il se trouve à proximité immédiate du centre de congrès de l'EPFL inauguré en avril 2014. L'arrêt du métro M1 « Bassenges » permet aux étudiants de se rendre rapidement sur les différents sites de l'EPFL ou de l'UNIL. De nouveaux logements étudiants ont également vu le jour à côté du centre de congrès, reliant aisément les Triaudes aux écoles supérieures, ainsi qu'aux différents commerces ouverts a proximité immédiate des quais du métro.

Vallaire[modifier | modifier le code]

Le quartier se compose en majorité de zones industrielles ou artisanales. Situé à l'ouest de Renges, il marque la frontière avec la commune de St-Sulpice.

Autres quartiers[modifier | modifier le code]

l'Hôtel de Ville

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants de la région semblent dater de 600 av. J.-C.[réf. nécessaire]. Les plus anciens textes évoquant le nom Écublens, quant à eux, remontent aux environs de 960 après J.-C.[réf. nécessaire] lorsque la ville s’appelle « Scubilingis ». Ce nom figure dans un recueil d’actes dans la région d’Estavayer qui recense les droits de la cathédrale de Lausanne. Il est dit que l’évêque Magnère donne à l’assemblée de la cathédrale de Lausanne ce qu’il possède au village d’Écublens. Ces biens sont : une propriété, des champs, des vignes et des prés. Et il mentionne que Scubilingis est situé au pays de Lausanne, dans la région de Renens.

À l'époque du Moyen Âge, il est impossible de différencier Écublens, Fribourg, et Écublens, Vaud. Les documents historiques ne le précisent pas ou ne sont pas très clairs.

À partir de 1200, une famille noble porte le nom d’Écublens[réf. nécessaire]. Dans des documents il est dit « que cette même famille procura à l’Église de Lausanne de vaillants serviteurs, des hommes d’église et aussi un évêque, Guillaume d’Écublens, qui coiffa la mitre de 1221 à 1229 après avoir été trésorier et siégé à l’assemblée de la cathédrale de Lausanne »[réf. nécessaire].

Sous la domination bernoise de 1536 à 1798, Écublens a sûrement vécu de la même manière que l’ensemble des villages du Pays de Vaud. Une fois payé les redevances, les habitants jouissaient d’une relative tranquillité entrecoupée par la disette, la peste et d’autres épidémies[réf. nécessaire].

Écoles[modifier | modifier le code]

Ecublens a la chance d'être doté de quatre écoles primaires nomées la Coquerellaz, le Croset, Epenex et Neptune, et d'un collège secondaire sur le site du Pontet, où sont regroupés dès la cinquième (ou 7e selon le système Harmos) les élèves de la Commune. Le collège du Pontet est composé de plusieurs bâtiments nommés selon les planètes du système solaire. A noter que le bâtiment Pluton tire son nom de l'astre ayant perdu son statut de planète du système solaire. Le Pontet possède aussi une salle de spectacles (L'Espace Nicolier), une bibliothèque et deux salles de gymnastique. De nombreuses activités sont proposées aux élèves telles que : le Chœur des écoles d'Ecublens, Chant en mouvement, le groupe d'improvisation, le groupe informatique...

Vie politique[modifier | modifier le code]

La ville d'Écublens a un exécutif, la municipalité de sept membres, et un législatif, le conseil communal de 75 membres.

En 2011, la première initiative populaire communale « Des abonnements de transports publics abordables pour les jeunes d'Écublens » a abouti avec 1389 signataires valables, plus de 19 % du corps électoral. L'initiative demande une réduction de 50 % du prix des abonnements annuels de transports publics urbains pour encourager les jeunes à se déplacer quotidiennement par des modes de transports durables. L'initiative a été rejetée le 23 septembre 2012 par la population.

Hautes écoles[modifier | modifier le code]

Claude Nicollier - Spationaute, enseignant à l'EPFL

L’École polytechnique fédérale de Lausanne et l’Université de Lausanne sont sises sur le territoire de la commune d’Écublens, à Dorigny.

Le Swiss Tech Convention Center a été inauguré au début du mois d'avril 2014. Cette salle est modulable et possède une capacité maximale de 3000 spectateurs. Il délimite l'extension nord du campus universitaire.

Transports[modifier | modifier le code]

Tracé
UNIL Dorigny
Unil Sorge
Bassenges
Cerisaie
Crochy

Métro[modifier | modifier le code]

  • Ligne M1 du métro de LausanneLigne M1 du métro de Lausanne

La ligne M1 du métro de Lausanne aussi appelée « TSOL » est la principale ligne de transport en commun de la commune. La cadence maximale est d'un passage toutes les 5 minutes aux heures de pointe. La ligne étant à voie unique, les croisements ne sont possibles qu'aux stations. Selon le site des TL, de nouvelles rames compléteront le parc afin de doubler toutes les compositions aux heures de pointe.

Bus[modifier | modifier le code]

TL - Transports publics de la région lausannoise[modifier | modifier le code]

MBC - Transports publics de la région morgienne[modifier | modifier le code]

Train[modifier | modifier le code]

La gare de Renens est située en bordure du territoire communal. Le quartier d'Epenex jouxte la voie 1.

Réseau express régional vaudois[modifier | modifier le code]

  • Ligne S1 du RER Vaudois Villeneuve - Renens - Yverdon-les-Bains
  • Ligne S11 du RER Vaudois Villeneuve - Renens - Yverdon-les-Bains (Accéléré)
  • Ligne S2 du RER Vaudois Vallorbe - Renens - Palézieux
  • Ligne S3 du RER Vaudois Allaman - Renens - Villeneuve
  • Ligne S4 du RER Vaudois Allaman - Renens - Palézieux

Route[modifier | modifier le code]

  • L'autoroute A1 traverse le territoire communal. L'échangeur autoroutier d'Ecublens est l'un des plus fréquentés de Suisse. Les sorties de Lausanne-EPFL et de Crissier permettent de rejoindre la commune. Une nouvelle jonction autoroutière est prévue à moyen terme afin de décharger l'autoroute et permettre une meilleure diffusion du trafic.
  • Route nationale 1. "La route du lac" marque la frontière sud de la commune et relie la ville à Lausanne.
  • L'avenue du Tir-Fédéral traverse la commune du nord au sud depuis la place de la Gare de Renens, en marquant la frontière avec Chavannes-près-Renens. Cette dernière est prolongée par la route du Pont Bleu, le Pont de l'Avenir et le Tunnel du Marcolet en direction de Crissier. Il s'agit de l'un des seuls point de franchissement du faisceau de voies CFF dans l'Ouest lausannois.

Prix Wakker 2011[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un prix qui vise à saluer les efforts communs des 8 communes de "l'Ouest lausannois" dans le domaine de la promotion et de la sauvegarde du patrimoine bâti. En effet, les 8 communes que sont Écublens, Chavannes, Renens, St-Sulpice, Villars-Ste-Croix, Crissier, Prilly, Bussigny, ont décidé de mener une démarche concertative et participative au sein de chaque commune afin d'élaborer un plan de développement commun. Ces communes se sont réunies sous la bannière du SDOL, schéma directeur de l'ouest lausannois, afin de valoriser l'utilisation du sol ainsi que la reconversion d'anciennes friches industrielles.

C'est la première fois que le prix Wakker est attribué à plusieurs communes, qui plus est sur la base d'un concept et d'idées à réaliser. Cela montre le côté novateur des travaux pilotés par le SDOL.

Galerie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2011 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 28 septembre 2012)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. http://www.bilan.ch/articles/economie/les-villes-romandes-les-plus-dynamiques
  4. Population décembre 2013http://www.polouest.ch/pics/commun/cms/externLink/2813_ecublens_infos_dec_2013_e1.pdf
  5. http://www.ecublens.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=8&Itemid=28

Liens externes[modifier | modifier le code]

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