Charles François Lhomond

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Charles François Lhomond
Image dans Infobox.
Statue de Lhomond à Chaulnes, sa ville natale.
Fonction
Prêtre catholique
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Philologue classique, enseignant, religieux, romaniste, latinisteVoir et modifier les données sur Wikidata
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Religion

Charles François Lhomond, dit l'abbé Lhomond, né en 1727 à Chaulnes, en Picardie, et mort à Paris le , était un enseignant français de l'Université de Paris. Humaniste érudit et grammairien pédagogue, il est l'auteur du manuel pour latinistes De viris illustribus urbis Romæ.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Charles François Lhomond était le fils de Louis Lhomond, notaire à Chaulnes. Son oncle, Charles Lhomond était curé à Misery, non-loin de Chaulnes, de 1720 à sa mort, en 1755, à l'âge de 61 ans. Charles François Lhomond a passé les premières années de sa vie auprès de ce prêtre.[1].

Né dans une famille pauvre, Lhomond montra des dispositions à l’étude qui le menèrent au séminaire. Il obtint une bourse au collège d'Inville à Paris, où il se distingua par sa conduite et son ardeur au travail. Il ne se fit pas moins remarquer en Sorbonne, où il termina ses études théologiques.

Régent de sixième au collège du cardinal Lemoine[modifier | modifier le code]

À peine eut-il reçu les ordres que son mérite lui fit conférer le principalat de la maison d’Inville. Ce petit collège ayant été supprimé peu de temps après, il entra avec le titre de régent de sixième au collège du Cardinal-Lemoine, dans le Quartier latin, et renonça alors à la pension qu’il touchait comme ancien principal, ne voulant pas, comme il le dit un jour à l’abbé Haüy, d’un cumul qui l’eût rendu trop riche.

Cet exemple de désintéressement est caractéristique de l'ecclésiastique qui refusa durant vingt ans d’abandonner, pour des fonctions plus élevées, la classe de sixième, fort négligée à cette époque. Le dévouement de l’abbé Lhomond lui valut, de la part de l’assemblée du clergé de France, une gratification qu’il employa à couvrir les frais de la première édition de sa Grammaire latine.

Sauvé par un ancien élève pendant la Terreur[modifier | modifier le code]

Devenu émérite, Lhomond employa ses loisirs à écrire les ouvrages qui ont fait sa réputation. La retraite profonde où il vivait ne l’empêcha pas d’être incarcéré, avec son ancien collègue et son ami l’abbé Haüy, au séminaire Saint-Firmin, en 1793, pour avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé. Tallien, qui avait été l’élève de Lhomond au collège du Cardinal-Lemoine, s’employa, à la sollicitation de Haüy, à sauver le professeur, et y réussit[2].

Postérité de son œuvre[modifier | modifier le code]

Ceux qui avaient connu l’abbé Lhomond l’ont représenté comme un homme simple dans ses manières, d’un abord froid mais franc et agréable. Il avait toujours à la bouche cette pensée qui est l’âme de ses écrits : « La jeunesse est un précieux dépôt dont on répond à Dieu et à la patrie. »

Son nom a grandi depuis sa mort dans la proportion des services que ses ouvrages ont rendus à l’instruction publique, à ce point qu’une ville et un bourg, Amiens et Chaulnes, se sont disputé l’honneur de lui élever une statue.

Il serait difficile de trouver un autre exemple d’une réputation aussi solidement assise que celle de Lhomond ne reposant cependant que sur un manuel scolaire. La Grammaire latine de l’abbé Lhomond fut adoptée dans presque toutes les collèges de France grâce à sa clarté et sa précision stylistique. On a fait des centaines d'éditions des Éléments de la Grammaire Latine, tant en France qu’en Belgique et en Suisse.

Quant à son De viris illustribus, il est resté en usage en France jusqu’au milieu du XXe siècle et est toujours largement utilisé dans les collèges en Suisse.

Les autres ouvrages dus à la plume de Lhomond ont eu également beaucoup de vogue et furent longtemps utilisés dans les classes élémentaires des établissements d’instruction.

Hommages[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Lhomond a laissé plusieurs ouvrages destinés prioritairement à l’enseignement :

Rééd. De Viris. Les grands hommes de Rome, traduit et présenté par Jacques Gaillard, Arles, Actes Sud, 1995 (coll. Babel n° 164) (ISBN 2742705740)
Son ouvrage le plus connu, avec lequel des générations de Français ont appris le latin.
  • Éléments de la grammaire latine, Paris, 1779, in-12 ;
  • Éléments de la grammaire française, in-12 ;
  • Doctrine chrétienne, Paris, 1783, in-12 ;
  • Epitome historiæ sacræ, ibid., 1784, in-12 ;
  • Histoire abrégée de l’Église, ibid., I787, in-12 ;
  • Histoire abrégée de la Religion avant la venue de Jésus-Christ ; ibid., 1791, in-12 ;
  • Doctrine chrétienne expliquée, en forme de lectures de piété, où l’on expose les preuves de la religion, les dogmes de la foi, les règles de la morale, ce qui concerne les sacrements et la prière.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  1. « Église de Misery (canton de Nesle) », dans Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie, p. 21 (lire en ligne)
  2. Abbé Lhomond, De Viris. Les grands hommes de Rome, traduit et présenté par Jacques Gaillard, Arles, Actes Sud, 1995 (coll. Babel n° 164), p. 6-8.