Gédéon de Forceville

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Gédéon de Forceville
Amiens rondpoint (place du Maréchal Joffre) 1.jpg
Monument des Illustrations picardes (1874), place du Maréchal Joffre à Amiens
Naissance
Décès
(à 86 ans) à
Amiens
Nationalité
Activités
Autres activités
Formation
Autodidacte
Œuvres principales
Monument des Illustrations picardes à Amiens.
Pierre l'Ermite à Amiens.

Gédéon de Forceville[notes 1], né le à Saint-Maulvis (Somme), et mort à Amiens le , est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une ancienne famille picarde de propriétaires terriens, Gédéon de Forceville travailla dans une étude d'avoué et de notaire d'Amiens et épousa en 1828, Iffle Duvette, fille d'un banquier amiénois. Il devint ainsi l'associé de son beau-père jusqu'en 1846, année où il fut nommé juge au Tribunal de commerce[1]. Il se consacra à la sculpture sur le tard et débuta au Salon de 1845, obtenant une médaille de troisième classe.

Il se plut à statufier les grands hommes de Picardie et ses œuvres, souvent majestueuses, sont visibles dans différents lieux de la ville d'Amiens[2]. Il cessa son activité artistique en 1880. Il fut membre de la Société des antiquaires de Picardie et de l'Académie des sciences, des lettres et des arts d'Amiens. Il habitait à Amiens dans un hôtel particulier construit dans les années 1840 qui a été démoli en juillet 2012[3].

Son œuvre la plus célèbre est le Monument des Illustrations picardes (1874), réédifié sur la place du Maréchal Joffre à Amiens en 1962[4]. C'est un hymne à la Picardie, à son histoire et à ses grands hommes[5].

Il est inhumé au cimetière de La Madeleine d'Amiens.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Monument à Pierre l'Ermite (1854), dans les années 1900.
Détail du Pierre l'Ermite (1854), place Saint Michel, Amiens.

On peut noter, parmi les œuvres de G. de Forceville[6] :

  • Vénus céleste, Salon de 1845.
  • Delambre, astronome, Salon de 1845.
  • Nicolas Blasset, statuaire et architecte d’Amiens, buste, Salon de 1846.
  • Un premier chagrin, Salon de 1847.
  • L’Enfant heureux, Salon de 1849.
  • Le Poète Gresset, Salon de 1850, statue en marbre offerte par Forceville-Duvette à l’Académie d’Amiens, inaugurée en 1851 à Amiens. Un exemplaire de la réduction en biscuit de Sèvres et conservé à la Comédie-Française à Paris.
  • Le petit Pêcheur napolitain, Salon de 1853.
  • Pierre l'Ermite, inauguré en 1854[notes 2], bronze, Amiens[5].
  • Buste de Frédéric Lagrenie, juge au tribunal de la Seine, 1856, musée de Picardie.
  • Buste de Jean Baptiste Grégoire Barbier, Salon de 1857, musée de Picardie.
  • Buste de M. Porion, député, 1859.
  • L’Abbé Charles François Lhomond, 1860, marbre[5], cour d'honneur de l'ancienne abbaye Saint-Jean-des-Prémontrés d'Amiens.
  • Boucher de Perthes, Salon de 1864, buste en marbre, Abbeville (Somme), plâtre au musée Boucher-de-Perthes.
  • Masaniello, Salon de 1865.
  • Buste de M. Duméril, naturaliste, Salon de 1866.
  • La Chasse, Salon de 1868.
  • Odalisque surprise, Salon de 1869.
  • Sainte Cécile, Salon de 1869.
  • Monument des Illustrations picardes à Amiens, Salon de 1870[7], érigé en 1962.
  • Jeune fille, Salon de 1874.
  • Portrait de M. Gribeauval, Salon de 1875, médaillon en bronze.
  • Saint Geoffroy, évêque d’Amiens, Salon de 1880, buste en plâtre.

Hommages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christine Debrie, « À propos d’un don récent des amis des musées d’Amiens : un buste de Nicolas Blasset par Gédéon de Forceville », dans Bulletin des amis des musées d’Amiens, no 2, mars 1996, 2 pages, 2 illustrations.
  • Marie-Louise Alexandre, « Trois œuvres de Gédéon de Forceville (1799-1866) », dans Mémoires de l'Académie d'Amiens (1997-2000).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Né Alphonse Casimir Gédéon de Forceville.
  2. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la statue fut démontée et entreposée dans un hangar municipal pour la soustraire à la convoitise des Allemands qui voulaient s’en emparer pour la fondre. La statue a regagné son piédestal le 9 février 1945

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin trimestriel de la Société des Antiquaires de Picardie, 1886
  2. Jeannine et Claude Verdier, Rêve de pierre - Amiens au hasard des statues, Éditions le Livre d'Histoire-1999
  3. http://www.latribunedelart.com/vandalisme-ordinaire-a-amiens, 12 juillet 2012
  4. Notice de l'œuvre sur le site e-monumen.net
  5. a, b et c Marie-Louise Alexandre, Trois œuvres de Gédéon de Forceville (1799-1866) in Mémoires de l'Académie d'Amiens (1997-2000)
  6. wikiphidias.fr
  7. Jules Verne, Une ville idéale, Imprimerie Jeunet, 1875, repris en 1999 dans Jules Verne, Une ville idéale, Amiens en l'an 2000, éditions du Centre international Jules Verne