Toulon-sur-Arroux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de Saône-et-Loire
Cet article est une ébauche concernant une commune de Saône-et-Loire.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Toulon (homonymie).
Toulon-sur-Arroux
Église romane Saint-Jean-Baptiste.
Église romane Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Toulon-sur-Arroux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Gueugnon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Gueugnon
Maire
Mandat
Bernard Labrosse
2014-2020
Code postal 71320
Code commune 71542
Démographie
Population
municipale
1 610 hab. (2013)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 38″ Nord 4° 08′ 19″ Est / 46.6938888889, 4.13861111111
Altitude Min. 245 m – Max. 391 m
Superficie 43,73 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Toulon-sur-Arroux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Toulon-sur-Arroux

Toulon-sur-Arroux est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montmort La Boulaye Saint-Eugène Rose des vents
Sainte-Radegonde
Uxeau
N Dompierre-sous-Sanvignes
O    Toulon-sur-Arroux    E
S
Vendenesse-sur-Arroux Marly-sur-Arroux Saint-Romain-sous-Versigny

Histoire[modifier | modifier le code]

En 58 avant notre ère, passage présumé et campement des troupes romaines avant la bataille de Bibracte, qui se serait déroulée dans le secteur de Montmort. La place appelée « place du Camp Romain » (rive droite de l'Arroux) attesterait de ce fait historique, à l'origine de la Guerre des Gaules (de 58 à 51 av J.-C.)[1].

En 1686, la paroisse reçoit les religieuses bénédictines de Saint-Eugène, dont l'abbaye fut fermée. Elles s'installent dans de nouveaux bâtiments qui constitueront le prieuré « Notre-Dame de Chanchanoux ». Parmi les possessions du prieuré, des terres ayant appartenu à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, dont la terre de Champ-Chanoux ou Champchanoux, à Saint-Pierre-l'Étrier, dont la chapelle est aliénée en 1676[2]. Cette maison sera fermée par ordre royal en 1777, et les bâtiments transformés en hôpital[3]. La dame de Granchamp, religieuse de ce prieuré y décède le , âgée de 107 ans, elle avait 87 ans de profession religieuse[4].

En 1789, le maire Jean Philippe Saclier et le conseil municipal demandent dans l'article 10 du cahier de doléances l'abolition de l'esclavage[5], ce qui fait de ce cahier de doléances l'un des rares à contenir cette demande. Celle-ci est ainsi rédigée : que sous l'empire français, il ne reste aucun vestige d'esclavage ! que la mesure de la fortune publique ne se calcule plus sur le nombre des malheureux ! enfin que l'esclavage soit aboli dans les colonies, que la nation renonce pour toujours à la traite des nègres...[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blasonnement : De gueules à trois quintefeuilles d'or.[7].
Ce blason était celui de la maison de Vergy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1815  ? Anne François Archambeau Commerson[8]    
1900 1910 Emile Cochet    
1910 1912 Louis-Robert Conquis    
1912 1919 Lucien Luquet    
1919 1935 Jules Despierres    
1935 1942 Henri Chèze    
1942 1942 Laurent Giroux    
1942 1944 André Belleville    
1944 1945 Jules Despierres    
1945 1953 Jean Loriau    
1953 1964 Jean Bernigaud    
1964 1971 Jean Loriau    
1971 1985 Pierre Suchot    
1985 1995 Louis Frizot    
1995 2008 Paul Dumont   Maire Honoraire
mars 2008 mai 2013 Bernard Guillot PS  
6 Mai 2013 en cours Bernard Labrosse PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 610 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 528 1 565 1 571 2 151 2 134 2 307 2 337 2 288 2 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 012 1 890 1 856 1 832 1 958 2 054 2 113 2 037 2 005
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 082 2 060 2 021 1 804 1 757 1 765 1 839 1 843 1 828
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
1 925 1 953 2 057 2 028 1 867 1 630 1 601 1 595 1 618
2013 - - - - - - - -
1 610 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Toulon-sur-Arroux est un village dans lequel on peut remarquer quelques maisons anciennes, une maison de bois avec galerie, quelques restes de l'ancien château féodal (XIIIe siècle), un pigeonnier du XVIIe siècle restauré au XIXe siècle

Deux églises :

  • l'une du XIXe siècle, néo-gothique  ;
  • une église romane classée monument historique en 1971 : l'église Saint-Jean-Baptiste, datée des XIe et XIIe siècles.

Lieu de passage incontournable, le vieux pont de treize arches, dit « pont du Diable » (daté 1140, élargi au XIXe siècle) traverse l'Arroux, petite rivière qui s'écoule dans une vallée verdoyante.

Deux légendes sont liées au pont sur l'Arroux :

  • le pont du Diable serait nommé ainsi car le maçon qui devait le terminer, pactisa avec le Malin pour qu'il l'aide à terminer son ouvrage dans les délais ;
  • on dit aussi que ce pont fut construit pour éviter à la fille du duc de Bourgogne de traverser l'Arroux en soulevant ses jupes, ce qui l'obligeait à révéler son pied-bot.

Les environs abritent quelques jolies surprises (étangs, châteaux, cascade, rochers, sentier botanique). Il suffit de partir à l'aventure sur les nombreux chemins de randonnée balisés au départ de Toulon.

Cette ville accueille aussi le premier parc de labyrinthes en Bourgogne. En plus de plusieurs labyrinthes végétaux, une ferme ouverte présente une vingtaine de races de vaches (spécimens vivants).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas de Tholon (XIVe siècle), chancelier de Bourgogne et évêque d'Autun.
  • Antoine Marie Bard (1759-1837), général des armées de la République, né à Montmort, décédé dans la commune.
  • Philibert Commerson, médecin et botaniste, se fixa en 1760 à Toulon-sur-Arroux par son mariage avec Mlle Anne-Vivante Beau[11].
  • Jeanne Baret l'accompagna déguisée en homme, elle est ainsi la première femme à avoir fait le tour du monde[12].
  • Jean Laville, homme politique français, est né à Toulon-sur-Arroux en 1880.
  • Henriette Dussourd (1921-1988), historienne, née à Toulon-sur-Arroux.
  • André Pourny, né le 30 novembre 1928 à Toulon-sur-Arroux, sénateur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guerre des Gaules, I, 23
  2. Dictionnaire Topographique de la France
  3. Journal de médecine. Vol 72. de 1787.
  4. Mercure de France, vol I de 1772.
  5. Mairie de Toulon
  6. extrait du cahier de doléance de Toulon sur Arroux, article 10 Archives départementales de Saône-et-Loire, cote d2L377 [1]
  7. Gaso
  8. Fils de Philibert Commerson
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  11. Cf. le bulletin édité par G. Masson en 1889 : "Martyrologe et biographie de Commerson" sur ses contributions à la science, écrit par le Dr Ferdinand Bernard de Montessus de Ballore.
  12. Glynis Ridley, The Discovery of Jeanne Baret: A Story of Science, the High Seas, and the First Woman to Circumnavigate the Globe, Broadway Books, 2011