Toulon-sur-Arroux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Toulon-sur-Arroux
Toulon-sur-Arroux
L'église romane Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Toulon-sur-Arroux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Intercommunalité Communauté de communes Entre Arroux, Loire et Somme
Maire
Mandat
Bernard Labrosse
2020-2026
Code postal 71320
Code commune 71542
Démographie
Population
municipale
1 548 hab. (2018 en diminution de 3,85 % par rapport à 2013)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 38″ nord, 4° 08′ 19″ est
Altitude Min. 245 m
Max. 391 m
Superficie 43,73 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gueugnon
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Toulon-sur-Arroux
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Toulon-sur-Arroux
Liens
Site web toulon-sur-arroux.fr

Toulon-sur-Arroux est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune possède des indices du bassin houiller de Blanzy daté du Stéphanien (daté entre -307 et -299 millions d'années)[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Toulon-sur-Arroux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (72,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (60,3 %), forêts (20 %), zones agricoles hétérogènes (11,5 %), zones urbanisées (4,1 %), eaux continentales[Note 2] (3,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 58 avant notre ère, passage présumé et campement des troupes romaines avant la bataille de Bibracte, qui se serait déroulée dans le secteur de Montmort. La place appelée « place du Camp Romain » (rive droite de l'Arroux) attesterait de ce fait historique, à l'origine de la Guerre des Gaules (de 58 à 51 av J.-C.)[9].

En 1686, la paroisse reçoit les religieuses bénédictines de Saint-Eugène, dont l'abbaye fut fermée. Elles s'installent dans de nouveaux bâtiments qui constitueront le prieuré « Notre-Dame de Chanchanoux ». Parmi les possessions du prieuré, des terres ayant appartenu à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, dont la terre de Champ-Chanoux ou Champchanoux, à Saint-Pierre-l'Étrier, dont la chapelle est aliénée en 1676[10]. Cette maison sera fermée par ordre royal en 1777, et les bâtiments transformés en hôpital[11]. La dame de Granchamp, religieuse de ce prieuré y décède le , âgée de 107 ans, elle avait 87 ans de profession religieuse[12].

En 1789, le maire Jean Philippe Saclier et le conseil municipal demandent dans l'article 10 du cahier de doléances l'abolition de l'esclavage[13], ce qui fait de ce cahier de doléances l'un des rares à contenir cette demande. Celle-ci est ainsi rédigée : que sous l'empire français, il ne reste aucun vestige d'esclavage ! que la mesure de la fortune publique ne se calcule plus sur le nombre des malheureux ! enfin que l'esclavage soit aboli dans les colonies, que la nation renonce pour toujours à la traite des nègres...[14]. Cette exigence donne au cahier de doléance de la commune le même intérêt que celui, plus connu, de Champagney.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1815 ? Anne François Archambeau Commerson[15]    
1900 1910 Emile Cochet    
1910 1912 Louis-Robert Conquis    
1912 1919 Lucien Luquet    
1919 1935 Jules Despierres    
1935 1942 Henri Chèze    
1942 1942 Laurent Giroux    
1942 1944 André Belleville    
1944 1945 Jules Despierres    
1945 1953 Jean Loriau    
1953 1964 Jean Bernigaud    
1964 mars 1971 Jean Loriau   Maire honoraire
mars 1971 1985 Pierre Suchot    
1985 juin 1995 Louis Frizot    
juin 1995 mars 2008 Paul Dumont PS Maire Honoraire
mars 2008 mai 2013 Bernard Guillot PS  
6 mai 2013 en cours Bernard Labrosse PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2018, la commune comptait 1 548 habitants[Note 3], en diminution de 3,85 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5281 5651 5712 1512 1342 3072 3372 2882 183
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0121 8901 8561 8321 9582 0542 1132 0372 005
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0822 0602 0211 8041 7571 7651 8391 8431 828
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 9251 9532 0572 0281 8671 6301 6011 6181 587
2018 - - - - - - - -
1 548--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Toulon-sur-Arroux est un village dans lequel on peut remarquer quelques maisons anciennes, une maison de bois avec galerie, quelques restes de l'ancien château féodal (XIIIe siècle), un pigeonnier du XVIIe siècle restauré au XIXe siècle

  • Deux églises :

Lieu de passage incontournable, le vieux pont de treize arches, dit « pont du Diable » (daté 1140, élargi au XIXe siècle) traverse l'Arroux, petite rivière qui s'écoule dans une vallée verdoyante.

  • Deux légendes sont liées au pont sur l'Arroux :
    • le pont du Diable serait nommé ainsi car le maçon qui devait le terminer, pactisa avec le Malin pour qu'il l'aide à terminer son ouvrage dans les délais ;
    • on dit aussi que ce pont fut construit pour éviter à la fille du duc de Bourgogne de traverser l'Arroux en soulevant ses jupes, ce qui l'obligeait à révéler son pied-bot.

Les environs abritent quelques jolies surprises (étangs, châteaux, cascade, rochers, sentier botanique, ruines du bourg). Il suffit de partir à l'aventure sur les nombreux chemins de randonnée balisés au départ de Toulon.

Cette ville accueille aussi le premier parc de labyrinthes en Bourgogne. En plus de plusieurs labyrinthes végétaux, une ferme ouverte présente une vingtaine de races de vaches (spécimens vivants).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blasonnement : De gueules à trois quintefeuilles d'or.[24].

Ce blason était celui de la maison de Vergy.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Toulon-sur-Arroux de 1900 à nos jours...Quand les Toulonnais se rappellent, Gueugnon, Imprimerie Moderne, 2021.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] C. Raymond, Synthèse géologique sur les ressources charbonnières de la Bourgogne, BRGM, (lire en ligne).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 17 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 17 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Guerre des Gaules, I, 23
  10. Dictionnaire Topographique de la France
  11. Journal de médecine. Vol 72. de 1787.
  12. Mercure de France, vol I de 1772.
  13. Mairie de Toulon
  14. extrait du cahier de doléance de Toulon sur Arroux, article 10 Archives départementales de Saône-et-Loire, cote d2L377 [1]
  15. Fils de Philibert Commerson
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. L'ancienne église servit, dès lors, successivement, d'entrepôt de bois, de cave à vin, de grange, de garage et de salle des fêtes. Source : « Sauvetage à Toulon-sur-Arroux », revue Images de Saône-et-Loire n° 4 d'avril 1970, pages 3 à 6.
  21. « Sauvegarde de la vieille église St-Jean-Baptiste de Toulon-sur-Arroux », article des Amis du Dardon paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 69 (printemps 1987), page 4.
  22. Cf. le bulletin édité par G. Masson en 1889 : "Martyrologe et biographie de Commerson" sur ses contributions à la science, écrit par le Dr Ferdinand Bernard de Montessus de Ballore.
  23. Glynis Ridley, The Discovery of Jeanne Baret: A Story of Science, the High Seas, and the First Woman to Circumnavigate the Globe, Broadway Books, 2011
  24. Gaso