Première bataille de Fontenay-le-Comte

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Bataille de Fontenay-le-Comte

Informations générales
Date 16 mai 1793
Lieu Fontenay-le-Comte
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Alexis Chalbos
Jean-Baptiste Nouvion
Claude Sandoz
Maurice d'Elbée
Jacques Cathelineau
Louis de Lescure
Henri de La Rochejaquelein
Jean-Nicolas Stofflet
Gaspard de Marigny
Forces en présence
9 000 hommes7 000 à 8 000 hommes
30 canons
Pertes
10 morts100 morts
300 blessés
80 prisonniers
25 canon perdus

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 27′ 58″ nord, 0° 48′ 22″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de Fontenay-le-Comte

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de Fontenay-le-Comte

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Fontenay-le-Comte

La première bataille de Fontenay-le-Comte est une bataille qui a eu lieu en France le 16 mai 1793 lors de la guerre de Vendée pendant la Révolution française.

Préambule[modifier | modifier le code]

Après la prise de La Châtaigneraie le 13 mai, l'armée vendéenne se présenta trois jours plus tard devant Fontenay-le-Comte[1], rebaptisée par les Républicains Fontenay-le-Peuple. Cependant elle ne comptait plus que 10 000 hommes dans ses rangs, la plupart des soldats ayant abandonné l'armée pour rentrer chez eux. Cela faisait près de deux semaines que la troupe était en armes, une durée bien supérieure à l'ordinaire, et désormais les hommes voulaient regagner leurs foyers. Aussi Cathelineau et la plupart des officiers furent d'avis de renoncer à l'attaque et de rentrer dans le bocage vendéen. Mais en revanche d'Elbée et Stofflet voulaient Fontenay coûte que coûte et parvinrent à imposer leurs vues.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 16 mai les Vendéens passèrent à l'attaque, d'Elbée, Stofflet et Cathelineau sur le flanc droit, Lescure et La Rochejaquelein sur la gauche, la cavalerie commandée par Dommaigné et l'artillerie de Marigny au centre. Mais, habitués à pratiquer la guerre d'embuscade dans le bocage, les Vendéens étaient vulnérables à terrain découvert et notamment sur les plaines devant Fontenay où s'étaient déployés les 6 000 soldats républicains du général Chalbos.

Aussi le général républicain n'eut guère de mal pour mettre cette troupe en déroute par une charge de cavalerie. Alors que l'infanterie parvenait à contenir l'offensive vendéenne, Chalbos, prenant la tête des gendarmes à cheval, contourna les lignes vendéennes et les attaqua dans leur dos, pendant que le général Nouvion les prenait de flanc. De plus, le général Sandoz arriva en renfort de Luçon pendant la bataille, à la tête de 3 000 hommes. Les Vendéens prirent la fuite.

Selon Chalbos, les Vendéens perdirent 600 à 700 hommes tués, 80 capturés et toute leur artillerie, dont leur célèbre canon la Marie-Jeanne, de plus le général d'Elbée avait été blessé lors de la bataille. D'autres sources républicaines parlent de 200 Vendéens faits prisonniers. Les pertes des Républicains furent de 10 hommes tués, les généraux vendéens de leur côté déclarèrent avoir perdu 400 hommes tués ou blessés lors de la bataille[2]. Le Républicain André Mercier du Rocher écrivit également que les cadavres vendéens ramassés après la bataille étaient au nombre d'une centaine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p.161-163.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), Tome I, édition Paul Dupont, 1893-1895, p.345.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p.44.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, éditions Economica, 2008, p.83.Document utilisé pour la rédaction de l’article

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

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  1. Ernest Colon : Cartes de lieux de batailles durant la guerre de Vendée
  2. La Revue du Bas-Poitou et des Provinces de l'Ouest, Volume VI, p.250.