Bataille de Challans (1793)

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Bataille de Challans
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue de Challans, gravure de Tom Drake
Informations générales
Date 13 avril 1793
Lieu Le Fenouiller, Challans
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Henri de BoulardFrançois-Athanase de Charette
Jean-Baptiste Joly
Forces en présence
4 280 hommes
4 canons
2 000 hommes
Pertes
aucun mort
5 blessés
300 morts ou blessés

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 50′ 48″ nord, 1° 52′ 41″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de Challans

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de Challans

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(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Challans

La bataille de Challans se déroula lors de la guerre de Vendée en 1793.

Prélude[modifier | modifier le code]

Après la défaite et la destitution du général Louis de Marcé à la bataille de Pont-Charrault, son second le lieutenant-colonel Henri de Boulard avait été proclamé général par ses hommes. Cette décision fut confirmée par les représentants en mission Jean-Louis Carra et Pierre-Jean-Baptiste Auguis. Boulard, en poste à Fontenay-le-Comte, reçut ensuite l'ordre d'aller défendre Les Sables-d'Olonne.

Le 7 avril, le général Henri de Boulard sortit des Sables et entra en territoire insurgé. L'objectif était entre autres de couper les Vendéens de la mer afin de les empêcher d'entrer en relation avec les Britanniques. L'armée républicaine de Boulard était forte de 4 280 hommes dont 200 cavaliers venus pour la plupart de Gironde et était accompagnée de 4 canons. Boulard divisa sa troupe en deux colonnes, la première commandée par Dumas, commandant de la garde nationale de Libourne s'empara le 8 avril de La Mothe-Achard, quartier-général de Jean-Baptiste Joly. La seconde colonne commandée par le colonel Esprit Baudry d'Asson battit lors d'une escarmouche à La Gâchère (Brem-sur-Mer) les Vendéens de Guerry du Cloudy, alors lieutenant de Joly. Les Vendéens eurent plusieurs tués, vingt-sept d'entre eux furent capturés. La seconde colonne poursuivit ensuite sa route et s'empara le 9 avril de Saint-Gilles-sur-Vie que les Vendéens avaient évacué.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 12 avril, Boulard décida de marcher sur Challans, le lendemain l'armée républicaine et l'armée vendéenne se rencontrèrent au Pas-Opton, dans la commune du Fenouiller. Les deux armées étaient séparées par le fleuve de la Vie. Le fleuve ne pouvant être traversé les deux armées échangèrent des tirs d'artillerie sans grand résultat. Joly qui attendait les renforts de Charette décida alors de se replier sur Challans au Nord. Mais 80 cavaliers républicains qui avaient contourné le champ de bataille et étaient parvenus à traverser se lancèrent à la poursuite des fuyards. La retraite se transforma alors en fuite et les Vendéens gagnèrent Challans mais ne s'y arrêtèrent pas, il poursuivirent leur fuite plus au nord perdant en route 300 hommes tués ou blessés.

Boulard, après être parvenu à franchir le fleuve, entra ensuite dans Challans, que les Vendéens avaient déserté. Mais peu de temps après parurent les Maraichins et Paydrets commandés par François-Athanase de Charette, et secondé par les trois frères La Roberie, Angibaud, du Chaffault, Guerry de Cloudy et Savin, qui étaient arrivés en renfort et avaient rallié les troupes de Joly. Les Vendéens, alors forts de 3 000 à 4 000 hommes se lancèrent ensuite à l'attaque, résolus à reprendre la ville de Challans aux Républicains. Boulard déploya alors ses quatre canons au centre de ses lignes, les dégâts de l'artillerie républicaine provoquèrent la panique des Vendéens, une charge à la baïonnette menée par le colonel Baudry d'Asson mit en déroute les forces de Joly et Cloudy. Cette fuite provoqua la déroute de toutes les forces vendéennes qui se replièrent sur La Garnache au Nord-Est. Boulard choisit de ne pas poursuivre, ayant reçu l'ordre de prendre l'Île de Noirmoutier au Nord-Ouest.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p. 151-152.