Bataille d'Ernée

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Bataille d'Ernée
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Informations générales
Date
Lieu Ernée
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France RépublicainsDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
étendard royal du roi Louis XIV Chouans
Commandants
• Simon-Pierre BrièreHenri de La Rochejaquelein
Jean-Nicolas Stofflet
Forces en présence
3 000 hommes
4 canons
30 000 hommes
Pertes
400 morts
3 canons perdus
inconnues

Guerre de Vendée

Coordonnées 48° 17′ 51″ nord, 0° 55′ 53″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Mayenne

(Voir situation sur carte : Mayenne)
Bataille d'Ernée

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille d'Ernée

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Bataille d'Ernée

La bataille d'Ernée se déroula le (12 brumaire an II), lors de la guerre de Vendée.

La bataille[modifier | modifier le code]

Au début du mois de novembre, les Vendéens, qui avaient pris Laval, se mirent en marche en direction de Fougères. Entre les deux villes, 1 400 soldats républicains dont ceux du 8e bataillon du Calvados, étaient en poste à Ernée, mais face à la progression vendéenne ils se décidèrent à se replier sur Fougères abandonnant la petite ville. Mais cette retraite indigna l'Adjudant-général Brière, commandant de la place de Fougères, qui donna l'ordre de réoccuper la ville avant l'arrivée des Vendéens. Le 2 novembre, les Chasseurs du 19e régiment d'infanterie légère et le 6e bataillon de la Côte-d'Or accompagnés de 4 canons de campagne transportés par les canonniers du Contrat social se portèrent sur Ernée. Toute cette troupe était, selon le rapport d'un soldat républicain, forte au total de 3 000 hommes.

Quelques heures après leur départ, les Républicains arrivèrent en vue d'Ernée, mais ils constatèrent que l'avant-garde vendéenne avait déjà pris la ville. Aussi les Républicains passèrent à l'attaque. Les Vendéens abandonnérent la place et se replièrent sur la Chapelle de Charné. Les Bleus les poursuivirent, mais il s'agissait d'un piège, aux Chaffaux, à l'est d'Ernée, ils furent enveloppés et attaqués sur leurs flancs. Les Républicains parvinrent d'abord à résister pendant quelques heures mais totalement dépassés par le nombre ils finirent par céder à la panique et à prendre la fuite. De son côté l'adjudant-général Brière informé qu'on livrait combat à Ernée se porta avec des renforts sur la ville, mais il arriva trop tard et ne put que protéger la retraite des Républicains sur Fougères.

Selon le rapport républicain, 400 soldats républicains furent tués lors de l'affrontement, essentiellement des Chasseurs du 19 régiment qui, placés à la pointe de l'attaque avaient subi l'essentiel de pertes.

Témoignage[modifier | modifier le code]

L'Abbé Angot indique dans son Dictionnaire qu'un sous-lieutenant du 19e régiment d'infanterie légère, nommé Rallu[1], qui s'était trouvé à Ernée contre les Vendéens, et qui avait été fait prisonnier, dit que le bataillon perdit environ 400 hommes et se replia sur Fougères ; que les Vendéens avaient 100 000 hommes, dont un tiers sans armes. L'infanterie et la cavalerie se battent sans ordre, écrit-il, sauf quelques bons cavaliers sortant tant d'Orléans que de la légion germanique ; ils ont 40 ou 50 pièces de 8 et de 4. Trois mille femmes, dont quelques-unes portant sur leur dos des enfants à la mamelle, suivent l'armée. Le général Beaufort avait fait établir des postes à Ernée et à la Pellerine avec des redoutes sur les routes de Laval, les seules par où les rebelles pouvaient venir. Si j'abandonnais ces postes, je laisserais à découvert les départements de la Manche et du Calvados

Sources[modifier | modifier le code]

  • Étienne Aubrée, Le général de Lescure, librairie académique Perrin, , p. 149-158.
  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p. 293.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives nationales, AFII, 110, 130, 178.