Bataille de Saint-Jean-de-Monts

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Bataille de Saint-Jean-de-Monts
Informations générales
Date 11 - 13 août 1795
Lieu Saint-Jean-de-Monts
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Drapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Commandants
• Valentin François-Athanase de Charette
Forces en présence
360 hommes 4 000 à 12 000 hommes
(selon les républicains)
Pertes
~ 30 à 50 morts
~ 30 à 50 blessés
~ 60 morts
~ 120 blessés
(selon les républicains)

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 47′ 37″ nord, 2° 03′ 32″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de Saint-Jean-de-Monts

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Bataille de Saint-Jean-de-Monts

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Bataille de Saint-Jean-de-Monts

La bataille de Saint-Jean-de-Monts se déroula lors de la guerre de Vendée.

La bataille[modifier | modifier le code]

« Hier 10, le commandant de la place de Saint-Gilles, le citoyen Billoud, informé qu'il devait s'effectuer un mouvement de la part des bâtiments anglais mouillés depuis quelques jours en face de la baie de la Pèche, m'ordonna de me porter dans cette partie avec un détachement de cent hommes de mon régiment. J'aperçus bientôt une colonne de Vendéens qui dirigeait sa marche vers le rivage.

Vers midi, nous vîmes charger des effets sur des chaloupes : l'ennemi était fort d'environ deux mille cinq cents hommes. Je reçus un renfort de soixante chasseurs du deuxième bataillon, puis la force de l'ennemi augmentant beaucoup, je fis inviter le commandant à me faire passer le plus de forces possible.

J'aperçus un pavillon blanc sur le bord de la mer, avec de la fumée; un coup de canon fut tiré des vaisseaux anglais, c'était le signal du débarquement. Une colonne ennemie, composée d'infanterie et de cavalerie, se prolongea depuis le rivage jusque sur les hauteurs dans la campagne.

Vers les cinq heures, le citoyen Valentin, chef du premier bataillon du cent-dixième, arrive avec deux cent hommes. L'ennemi, fort de quatre mille hommes au moins, fut attaqué; mais, réduits à trois cent soixante soldats, nous fûmes forcés de nous replier l'espace d'une lieue, après un combat opiniâtre dans lequel nous avons perdu cinquante hommes, dont un capitaine, et autant de blessés.

Le commandant de la place nous a envoyé un renfort de deux cent cinquante chasseurs de Cassel qu'il venait de recevoir, en nous ordonnant de nous tenir en présence de l'ennemi.

Ce matin nous avons tenté une nouvelle attaque, mais l'ennemi se trouvant encore renforcé et pouvant se porter sur Saint-Gilles, nous avons pensé qu'il n'y avait pas d'autre parti à prendre que d'y rentrer[1]. »

— Rapport du capitaine Bournonville.

« Les Anglais avaient encore sur leurs vaisseaux quelques munitions qu'ils n'avaient pu débarquer à Quiberon. On fit savoir à M. Charette de les venir prendre et nous nous rendîmes à cet effet dans les plaines de Soullans. De là le général envoya quelques divisions du côté de Saint-Jean-de-Monts qui firent effectuer le débarquement moyennant une petite déroute qu'ils donnèrent à un détachement sorti de Saint-Gilles. Pendant ce temps là nous étions restés en bataille devant les troupes qui gardaient Challans ; elles n'étaient pas en force de sortir. Nous n'eûmes d'autres événement qu'une petite escarmouche de cavalerie dans le bourg de Soullans. Le troisième jour, nous emmenâmes sur les charrettes du pays tout ce qui avait été débarqué, qui consistait dans 40,000 livres de poudre, deux pièces de canon de huit, des uniformes rouges, quelques chemises, bas et souliers et le tout fut conduit à Belleville.

Ces moyens de défense pensèrent nous devenir bien funeste ; la nuit, le feu prit au hangar qui renfermait le foin, il y en avait au moins 40 charrettes et la poudre était logée dans une maison voisine ; heureusement que le vent prit une direction contraire et il n'arriva d'autre accident que la perte du foin[2]. »

— Mémoires de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]