Bataille de Redon (1815)

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Bataille de Redon
Description de cette image, également commentée ci-après
Abside de l'église Saint-Sauveur à Redon, gravure de Thomas Drake, vers 1850.
Informations générales
Date
Lieu Redon
Issue Victoire des Impériaux
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire françaisDrapeau des armées catholiques et royales Chouans
Commandants
• CagnazzoliLouis de Sol de Grisolles
Forces en présence
120 hommes[1]5 000 hommes[1]
Pertes
3 à 4 morts[2],[3]
6 blessés[3]
7 à 12 morts[2]
30 à 50 blessés[2],[4]

Chouannerie de 1815

Batailles

Coordonnées 47° 39′ 08″ nord, 2° 05′ 01″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
(Voir situation sur carte : Ille-et-Vilaine)
Bataille de Redon
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
(Voir situation sur carte : Bretagne)
Bataille de Redon
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Redon

La bataille de Redon se déroule le , lors de la chouannerie de 1815.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Vue en 2009 de la tour-clocher de l'Abbatiale Saint-Sauveur de Redon, à l'intérieur de laquelle les soldats impériaux se retranchent lors de la bataille.

Le , venue du Morbihan, l'armée chouanne de Louis de Sol de Grisolles, forte de 4 000 à 5 000 hommes, attaque la ville de Redon, à l'extrémité sud-ouest du département de l'Ille-et-Vilaine[1],[3]. Les Impériaux ne disposent quant à eux que 120 hommes, dont 100 soldats du 11e régiment d'infanterie légère et une vingtaine de volontaires[1],[3]. Ceux-ci sont sous les ordres du chef de bataillon Cagnazzoli[1],[3] et du sous-préfet Baymé, ancien chef d'escadron[1],[5].

Les Impériaux prennent position sur des postes avancés établis sur les avenues fermant l'accès à la ville[1]. Cependant, les Chouans, largement supérieurs en nombre, les délogent facilement de la grande rue du faubourg de la route de Rennes, au nord de la ville, ainsi que du quartier de Codilo, à l'ouest, où des gendarmes embusqués dans les vignes sont tournés par un détachement d'insurgés ayant pénétré par le Parc Anger[1].

Les Impériaux se replient alors dans la mairie, qui est barricadée, ainsi que pour une vingtaine d'entre-eux dans la tour-clocher de l'abbatiale Saint-Sauveur[1]. La population de Redon fraternise quant à elle avec les royalistes[1].

Cependant les Chouans sont totalement dépourvus d'artillerie et sont incapables de venir à bout des derniers bastions impériaux[1]. Sol de Grisolles refuse également d'incendier les bâtiments assiégés, de peur que l'incendie ne se propage à la ville[1]. Finalement, les Chouans évacuent Redon[1] et se retirent sur Peillac[4].

Pertes[modifier | modifier le code]

Les Impériaux comptent trois[3] à quatre morts[2] et six blessés[3].

Du côté des Chouans, l'officier Julien Guillemot écrit dans ses mémoires[A 1] que les pertes sont de sept tués et d'une trentaine de blessés[4]. L'historien Aurélien Lignereux donne pour sa part un bilan de sept à douze tués et d'une cinquantaine de blessés[2]. Langourla, un jeune noble de Josselin, figure parmi les morts[6].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Le 4 juin, l'armée Royale fit son entrée dans la ville de Redon; mais le défaut d'artillerie l'empêcha de s'emparer d'une vieille tour crénelée qui s'y trouve, et dans laquelle la garnison s'était retirée en sûreté. Elle s'y défendit courageusement et fit essuyer aux Chouans des pertes considérables.
    Le brave jeune Langourla, dernier rejeton d'une ancienne famille noble, fut tué en s'élançant vers cette tour. Six autres périrent avec lui, et une trentaine furent blessés, au nombre desquels se trouvèrent : Pierre Le Cars, dit Pelo, de Caden, un des plus anciens et des plus braves officiers de l'armée Royale ; Le brave Mathurin Charrier, ancien capitaine de grenadiers du bataillon de Bignan ; Votre père, qui eut la cuisse traversée d'une balle ; Et M. Hervieu, jeune, de Vannes, si connu par la fermeté et la noblesse de son caractère[4]. »

    — Mémoires de Julien Guillemot

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l et m Lignereux 2015, p. 157-158.
  2. a b c d et e Lignereux 2015, p. 169.
  3. a b c d e f et g Chassin, t.III, 1896-1899, p. 779.
  4. a b c et d Guillemot 1859, p. 230-231.
  5. Lignereux 2015, p. 192.
  6. Lignereux 2015, p. 173.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Louis Chassin, Les pacifications de l'Ouest, 1794-1801-1815, t. III, Paris, Plon, 1896-1899. 
  • Julien Guillemot, Lettres à mes neveux sur la Chouannerie, Imprimerie Félix Masseaux, (lire en ligne). 
  • Aurélien Lignereux, Chouans et Vendéens contre l'Empire, 1815. L'autre Guerre des Cent-Jours, Paris, Éditions Vendémiaire, , 384 p. (ISBN 2363581873). .