Bataille de Redon (1815)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bataille de Redon.
Bataille de Redon

Informations générales
Date 4 juin 1815
Lieu Redon
Issue Victoire des Impériaux
Belligérants
Flag of France.svg ImpériauxRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
CagnazzoliLouis de Sol de Grisolles
Forces en présence
120 hommes5 000 hommes
Pertes
3 à 4 morts[1],[2]
6 blessés[1]
7 à 12 morts[3],[2]
30 à 50 blessés[3],[2]

Chouannerie de 1815

Batailles

Campagne de Belgique de 1815
Ligny · Quatre-Bras · Waterloo · Wavre


Campagne de France de 1815
Maubeuge · Huningue · La Souffel · Vélizy · Rocquencourt · Sèvres · Issy


Guerre napolitaine
Panaro · Ferrare · Occhiobello · Carpi · Casaglia · Ronco · Cesenatico · Pesaro · Scapezzano · Tolentino · Ancône · Castel di Sangro · San Germano · Gaète


Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815
Les Échaubrognes · L'Aiguillon · Aizenay · Sainte-Anne-d'Auray · Cossé · Saint-Gilles-sur-Vie · Redon · Les Mathes · Muzillac · Rocheservière · Thouars · Auray · Châteauneuf-du-Faou · Guérande · Fort-la-Latte

Coordonnées 47° 39′ 08″ nord, 2° 05′ 01″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

(Voir situation sur carte : Ille-et-Vilaine)
Bataille de Redon

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

(Voir situation sur carte : Bretagne)
Bataille de Redon

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Redon

La bataille de Redon se déroula lors de la chouannerie de 1815.

La bataille[modifier | modifier le code]

La tour-clocher de l'Abbatiale Saint-Sauveur de Redon, à l'intérieur de laquelle les soldats impériaux se retranchent lors de la bataille.

Le 4 juin 1815, les Chouans, venus du Morbihan et au nombre de 4 000 à 5 000 hommes selon les Impériaux attaquèrent la ville de Redon. La place était défendue par 100 soldats du 11e régiment d'infanterie légère commandés par le chef de bataillon Cagnazzoli renforcés par une vingtaine de volontaires. Les Chouans parviennent à s'emparer de la ville mais les Impériaux se réfugient dans une tour que les Royalistes, dépourvus d'artillerie, ne parviennent pas à prendre. Julien Guillemot écrit dans ses lettres à mes neveux :

« Le 4 juin, l'armée Royale fit son entrée dans la ville de Redon; mais le défaut d'artillerie l'empêcha de s'emparer d'une vieille tour crénelée qui s'y trouve, et dans laquelle la garnison s'était retirée en sûreté. Elle s'y défendit courageusement et fit essuyer aux Chouans des pertes considérables.
Le brave jeune Langourla, dernier rejeton d'une ancienne famille noble, fut tué en s'élançant vers cette tour. Six autres périrent avec lui, et une trentaine furent blessés, au nombre desquels se trouvèrent:
Pierre Le Cars, dit Pelo, de Caden, un des plus anciens et des plus braves officiers de l'armée Royale ;
Le brave Mathurin Charrier, ancien capitaine de grenadiers du bataillon de Bignan ;
Votre père, qui eut la cuisse traversée d'une balle ;
Et M. Hervieu, jeune, de Vannes, si connu par la fermeté et la noblesse de son caractère[3] »

Le 5 juin, les Chouans évacuent la ville et gagne le bourg de Peillac.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Guillemot, Lettres à mes neveux sur la Chouannerie, (lire en ligne), p. 230-231
  • Charles-Louis Chassin, Les pacifications de l'Ouest, 1794-1801-1815, t. III, 1896-1899, p. 779.
  • Aurélien Lignereux, Chouans et Vendéens contre l'Empire, 1815. L'autre Guerre des Cent-Jours, Paris, Éditions Vendémiaire, , 384 p. (ISBN 2363581873).

Notes[modifier | modifier le code]