Bataille de Mortagne (1795)

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Bataille de Mortagne
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue de Mortagne-sur-Sèvre, lithographie de Thomas Drake, album vendéen, vers 1850.
Informations générales
Date 3 - 4 octobre 1795
Lieu Mortagne-sur-Sèvre
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France RépublicainsDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
• Joseph SuzanCharles Sapinaud de La Rairie
Forces en présence
142 hommes[1]8 000 hommes[2]
(selon les Républicains)
Pertes
inconnuesinconnues

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 59′ 33″ nord, 0° 57′ 09″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de Mortagne

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de Mortagne

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Mortagne

La deuxième bataille de Mortagne se déroule pendant la guerre de Vendée du 3 - 4 octobre 1795, la ville est prise par les Vendéens mais elle est abandonnée quelques jours plus tard.

La bataille[modifier | modifier le code]

Après la rupture du Traité de La Jaunaye, signé en février 1795, Sapinaud hésite assez longtemps avant de reprendre les armes[2].

Finalement le 3 octobre, il attaque la ville de Mortagne-sur-Sèvre défendue par un poste de 142 Républicains, commandés par le chef de bataillon Joseph Suzan[1]. Les Vendéens étaient au nombre de 8 000 selon les rapports républicains, mais ce nombre est peut-être exagéré. L'assaut réussit et les troupes républicaines prennent la fuite presque sans combattre, le chef de brigade Cavailhava est capturé et fusillé pour avoir pris part aux colonnes infernales[2]. Le chef de bataillon Suzan survit mais sera dégradé[3].

Cependant ce petit succès est sans lendemain, une tentative sur Châtillon est repoussée[4] et Sapinaud est bientôt abandonné par ses troupes[5]. Le général Jean-Baptiste Boussard reprend rapidement Mortagne sans rencontrer de résistance, cependant il est tué par un tireur isolé le 15 octobre, entre Mortagne et Les Herbiers[6].

Hoche ordonne donc au général Amédée Willot, posté à Fontenay-le-Comte parcourir le territoire de Sapinaud avec une armée de 1 800 à 2 000 hommes. Willot se met en marche et oblige Sapinaud à se réfugier dans les territoires contrôlés par Stofflet[2].

Dans le territoire reconquis de l'armée de Sapinaud, les Républicains font placarder dans tous les villages : « La République enlève vos grains et vos bestiaux pour vous punir de votre perfidie dans l'affaire de Mortagne : rendez vos armes et vous aurez vos bœufs[7]. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, 1912-1931 (réimpr. 2009), p. 498.
  • Charles-Louis Chassin, Les pacifications de l'Ouest, 1794-1801-1815, Tome II, édition Paul Dupont, 1896-1899, p.84.
  • Jean Julien Michel Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République, t. VI, texte en ligne sur google livres
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée (1793-1796), Economica, , 184 p. 163.
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, Economica, , p. 250.
  • Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! » Regards croisés sur les victimes et destructions de la guerre de Vendée, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques, , p. 58.

Références[modifier | modifier le code]