Bataille de Châteauneuf-du-Faou

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Bataille de Châteauneuf-du-Faou
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Informations générales
Date
Lieu Châteauneuf-du-Faou
Issue Victoire des impériaux
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire françaisDrapeau des armées catholiques et royales Chouans
Commandants
Julien Guillemot
• Michel Armand de Cornouaille
• Jonathas-Jean Coroller de Kervescontou
• Jean-Baptiste Colonozet
Forces en présence
~ 100 hommes1 000 à 1 500 hommes
Pertes
Aucune ou faiblesInconnues

Chouannerie de 1815

Batailles

Coordonnées 48° 11′ 15″ nord, 3° 48′ 47″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Finistère
(Voir situation sur carte : Finistère)
Bataille de Châteauneuf-du-Faou
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
(Voir situation sur carte : Bretagne)
Bataille de Châteauneuf-du-Faou
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Châteauneuf-du-Faou

La bataille de Châteauneuf-du-Faou se déroule le lors de la chouannerie de 1815. Elle s'achève par la victoire des impériaux, qui repoussent une attaque des chouans contre la ville de Châteauneuf-du-Faou.

Prélude[modifier | modifier le code]

Malgré sa défaite à Auray, le général Sol de Grisolles, commandant des chouans du Morbihan, refuse de capituler. Le , il autorise Julien Guillemot, colonel de la légion de Melrand, à intégrer à ses troupes le 2e bataillon de la légion de Bignan afin de lancer une expédition dans le Finistère pour y propager l'insurrection. Les forces de Guillemot sont réunies le même jour à Bieuzy[1].

Dans les jours qui suivent, les Chouans traversent les villes de Melrand, Guémené-sur-Scorff, puis gagnent Gourin le 27, où ils sont rejoints par les chefs finistériens Coroller et Colozonet. Ceux-ci parviennent à lever deux jours plus tard respectivement 400 et 100 hommes. Ces forces sont bientôt renforcées par les hommes du comte de Cornouaille. Les Chouans traversent ensuite les Montagnes Noires, puis gagnent Carhaix. La place dispose d'une garnison et les Chouans se déploient pour attaquer mais les autorités préfèrent ne pas résister et laissent entrer les Chouans contre la promesse de respecter les personnes et les propriétés. Les Royalistes se contentent de faire hisser le drapeau blanc, puis gagnent la commune de Saint-Hernin, où ils passent la nuit, avec l'intention de se porter le lendemain sur Châteauneuf-du-Faou[2].

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Du côté des chouans, les forces levées en Cornouaille par Coroller et Colonozet sont portées à 3 000 hommes par Jérôme Delandine de Saint-Esprit[3], mais elles ne sont que de 500 hommes selon Julien Guillemot[4], nombre qui est retenu par l'historien Aurélien Lignereux[3]. Julien Guillemot, le commandant de la légion de Pontivy[5], est également présent avec ses troupes[4].

La ville de Châteauneuf-du-Faou est quant à elle défendue par une compagnie de marine[6].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le , les troupes de Guillemot, Coroller, Colonozet et Cornouaille marchent sur la ville de Châteauneuf-du-Faou[6].

Selon le récit laissé par Julien Guillemot dans ses mémoires[A 1], les chouans essuient plusieurs décharges et reculent[7]. Coroller arrivent ensuite en renfort avec ses hommes et les royalistes se rangent en bataille non loin de la ville pour provoquer une sortie des impériaux[7]. Cependant, ces derniers restent derrière leurs murs et aucun des deux camps n'ose réengager le combat[7].

Les chouans battent alors en retraite[7]. Guillemot laisse les munitions aux troupes finistériennes de Cornouaille et Coroller, puis regagne le Morbihan[7].

Pertes[modifier | modifier le code]

Les pertes ne sont pas connues de manière précise. Dans ses mémoires, Julien Guillemot écrit que les chouans perdent « plusieurs » hommes, dont « le jeune séminariste Nicolas, frère du capitaine des écoliers de Vannes », tué à la bataille de Muzillac[7].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Le 1er juillet, sur la demande de M. le comte de Cornouailles, nous fûmes attaquer Châteauneuf-du-Faou. Mais trouvant cette ville trop bien gardée, nous dûmes nous retirer après avoir essuyé quelques décharges, qui firent tomber plusieurs de nos hommes, entre autres le jeune séminariste Nicolas, frère du capitaine des écoliers de Vannes, tué à Musillac, le 9 juin précédent. Nous fîmes une halte à portée de fusil de la ville, dans l'espoir de faire sortir la garnison, et comme M. Coroller arriva avec quelques centaines d'hommes, nous nous trouvions assez forts pour la combattre ; mais elle ne sortit pas[7]. »

    — Mémoires de Julien Guillemot

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Guillemot, Lettres à mes neveux sur la Chouannerie, Imprimerie Félix Masseaux, , 299 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Aurélien Lignereux, Chouans et Vendéens contre l'Empire, 1815. L'autre Guerre des Cent-Jours, Paris, Éditions Vendémiaire, , 384 p. (ISBN 978-2363581877). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.