Bataille de La Châtaigneraie (1793)

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Ne doit pas être confondu avec Bataille de La Châtaigneraie (juillet 1794).
Bataille de La Châtaigneraie
Informations générales
Date 13 mai 1793
Lieu La Châtaigneraie
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Alexis Chalbos Jacques Cathelineau
Henri de La Rochejaquelein
Louis de Lescure
Maurice d'Elbée
Jean-Nicolas Stofflet
Forces en présence
3 000 hommes[1]
3 canons[2]
12 000 à 15 000 hommes[2]
8 canons[2]
Pertes
~ 500 morts ou blessés[1] inconnues

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 39′ 00″ nord, 0° 44′ 21″ ouest

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Bataille de La Châtaigneraie

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Bataille de La Châtaigneraie

La première bataille de La Châtaigneraie a lieu lors de la guerre de Vendée. Le , la ville est attaquée et prise par les Vendéens qui poursuivent ensuite leur route pour attaquer Fontenay-le-Comte.

Prélude[modifier | modifier le code]

Après la prise de Thouars le , le conseil des officiers vendéens décide d’attaquer Fontenay-le-Comte, afin de détruire la division de Beaufranchet d’Ayat qui menace le Sud. Charles de Bonchamps, qui avait préconisé de s'emparer d'Angers, repart avec sa division pour les Mauges afin de protéger l'Anjou[3]. La crainte que les troupes de Charette ne soient écrasées provoque cette décision du conseil, cependant de l’aveu du général républicain Leigonyer, une attaque sur le Nord-Est et Saumur aurait été impossible à repousser[1].

Cependant, de nombreux Vendéens préfèrent rentrer chez eux et les effectifs diminuent au fur et à mesure que l'armée catholique et royale s'éloigne de l'Anjou. Toutefois le 9 mai, ils s'emparent de Parthenay sans combat, les 2 000[3] à 3 000[1] hommes de l'adjudant-général Sandoz se sont repliés sur Saint-Maixent[3].

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 13 mai, au matin, l’armée vendéenne, qui n’est plus forte de 12 000 à 15 000 hommes[2],[3], attaque La Châtaigneraie défendue par les 3 000[2],[1],[3],[4] hommes du général Chalbos, cependant mis à part les soldats de l’ancien régiment d’Armagnac, la majorité des combattants est composée de gardes nationales peu aguerries[1]. Concernant l'artillerie, les Vendéens ont huit canons et les Républicains trois[2].

Les Vendéens se divisent sur trois colonnes et le combat s’engage aux environs de Moncoutant, mais au bout d’une heure. Le général Chalbos, constate que ses troupes sont sur le point d’être débordées par Saint-Pierre-du-Chemin et Mouilleron, aussi donne-t-il l’ordre de battre en retraite[2],[1]. Elle se fait en bon ordre sur Fontenay-le-Comte[3],[2].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Concernant les pertes, le régiment d’Armagnac, qui s’est particulièrement illustré, aurait perdu 500 hommes[1]. Celles des Vendéens auraient également été assez importantes[4].

La Châtaigneraie est prise, cependant une fois entrés dans la ville, la vue d’une guillotine provoque la fureur des Vendéens[4], ils commencent par la brûler, puis massacrent leurs prisonniers, ainsi que des habitants patriotes. L’intervention des officiers met fin aux tueries. Toutefois le pillage de la ville se poursuit pendant les deux jours durant lesquels les Vendéens occupent la place[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Julien Michel Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République, t. I, . , p. 220. texte en ligne sur google livres.
  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, 1912-1931 (réimpr. 2009). , p. 161.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée (1793-1796), Economica, . , p. 43-44
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, Economica, . , p. 83.

Références[modifier | modifier le code]