Bataille de Treize-Septiers

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Bataille de Treize-Septiers
Description de cette image, également commentée ci-après

Habits blancs et habits bleus, l'amalgame, dessin de Édouard Detaille

Informations générales
Date 6 octobre 1793
Lieu Treize-Septiers
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Jean-Baptiste de Canclaux
Jean-Baptiste Kléber
Michel de Beaupuy
Maurice d'Elbée
Charles de Bonchamps
Forces en présence
4 000 hommes 5 000 à 10 000 hommes
Pertes
30 morts[1]
200 blessés[1]
200 morts[1]
900 blessés[1]

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 59′ 07″ nord, 1° 13′ 45″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de Treize-Septiers

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de Treize-Septiers

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Treize-Septiers

La bataille de Treize-Septiers se déroule lors de la guerre de Vendée. Les forces républicaines sorties de Nantes reprennent leur offensive battent les Vendéens à Treize-Septiers.

Prélude[modifier | modifier le code]

L'Armée de Mayence, battue, a dû se replier sur Nantes le 22 septembre, toutefois le 24, le général Jean-Baptiste de Canclaux élabore rapidement un nouveau plan, approuvé par les représentants, qu'il envoie au général Rossignol, général en chef de l'armée des côtes de La Rochelle. Cette fois-ci le plan ne prévoit plus l'encerclement des forces vendéennes mais une offensive menée par deux armées principales, convergeant vers le centre de la zone insurgée, la première étant l'armée de Mayence, la seconde devant être formée à Bressuire à partir de troupes des généraux Chalbos, Santerre et Rey[2],[3],[4].

La bataille[modifier | modifier le code]

Dès le 25 septembre l'Armée de Mayence sort de Nantes et entre de nouveau en campagne. Elle s'empare rapidement et sans rencontrer de réelle opposition de Montaigu, puis de Clisson le 1er octobre, où Canclaux établit son quartier-général. Kléber poursuit sur Saint-Fulgent[2].

Enfin le 6 octobre à Treize-Septiers, l'avant-garde de l'Armée de Mayence, toujours commandée par Kléber, rencontre l'armée catholique et royale de d'Elbée et Bonchamps accourue à la nouvelle de cette incursion. L’avant-garde républicaine commandée par le capitaine Targe repousse dans un premier temps, les avant-postes vendéens, mais le gros des forces vendéennes est bientôt signalé sur une position surélevée aux arrières. Kléber déploie ses troupes, lui-même dirige le centre, Targe commande le flanc gauche et le chef de bataillon Blosse le flanc droit. Les Vendéens quittent les hauteurs en se retranchent dans les bois et les haies[2].

Après deux heures de combats, parfois à la baïonnette, les généraux Canclaux et Beaupuy arrivent en renfort. Les ailes vendéennes sont débordées et la cavalerie les prend à revers, les Vendéens doivent abandonner le champ de bataille[2],[4].

D'après Kléber, les Vendéens ont laissé plus de 200 cadavres sur le champ de bataille et le nombre de leurs blessés est estimé à 900, tandis que les pertes républicaines sont d'environ 30 morts et 200 blessés[1].

Réorganisations des armées républicaines[modifier | modifier le code]

Mais entretemps, la nouvelle de la défaite de Tiffauges était arrivée à Paris où elle avait provoqué un énorme retentissement. À l'initiative de Bertrand Barère de Vieuzac, plusieurs mesures sont ordonnées le 1er octobre où est mise en place la loi d'anéantissement de la Vendée ordonnant d'incendier tout le pays insurgé. La Convention nationale décide de réunir l'armée de Nantes commandée par Canclaux et celle d'Angers dirigée par Rossignol en une seule, l'armée de l'ouest afin de mettre fin aux querelles fréquentes entre l'état-major de ces deux armées. De plus, une épuration des officiers nobles est décidée. Accusés par Charles-Philippe Ronsin ; Canclaux et Aubert du Bayet sont destitués, d’autres généraux, Rey et Grouchy, Gauvilliers, Mieszkowski, Beffroy et Nouvion, sont également frappés[2].

Cependant les responsabilités de Ronsin sont également dénoncées par le représentant Philippeaux, plusieurs officiers hébertistes sont également écartés mais bénéficient de larges compensations. Ronsin est nommé « général en chef de l’armée révolutionnaire », Rossignol en conflit permanent avec les représentants en mission est muté à l'Armée des côtes de Brest, Louis Marie Turreau est nommé commandant de l’Armée des Pyrénées orientales et Santerre reçoit un commandement à Orléans[2]. Cependant un autre général sans-culotte est nommé à la tête de l'armée de l'Ouest, Jean Léchelle, qualifié par Kléber comme étant « le plus lâche des soldats, le plus mauvais des officiers et le plus ignorant des chefs qu'on eût jamais vu[4].».

Canclaux apprend sa destitution le jour même de sa victoire à Treize-Septiers, il repart pour Nantes et remet son commandement à Louis Antoine Vimeux cependant ce dernier décline l'offre et les représentants Antoine Merlin de Thionville et Louis Turreau désignent Kléber pour assurer l'intérim[4],[2]. Le 8 octobre le général Jean Léchelle arriva à Montaigu accompagné du représentant Jean-Baptiste Carrier et du général Jean Dembarrère. Cependant devant l'incapacité notoire de Léchelle, Merlin de Thionville et Turreau s'entendent pour confier officieusement la direction des opérations à Kléber[3].

Le 13 octobre, les Républicains incendient Clisson, ainsi que Tiffauges le 14[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, 1912-1931 (réimpr. 2009), p. 268-270.
  • Jean-Baptiste Kléber, Mémoires politiques et militaires 1793-1794, Tallandier, coll. « In-Texte », , p. 120-124.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée (1793-1796), Economica, , p. 80.
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, Economica, , p. 139-140.

Références[modifier | modifier le code]