Bataille des Landes de Béjarry

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bataille des Landes de Béjarry
Informations générales
Date
Lieu Près de Saligny
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Henri-Pierre Delaage Jean-Baptiste de Couëtus
Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière
• Prudent de La Roberie †
Forces en présence
500 hommes[1]
(selon les Vendéens)
inconnues
Pertes
57 morts
32 blessés
(Total des combats de Saint-Denis-la-Chevasse et des Landes de Béjarry)[2]
150 morts[3]
(selon les républicains)

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 48′ 31″ nord, 1° 25′ 26″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille des Landes de Béjarry

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille des Landes de Béjarry

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille des Landes de Béjarry

La bataille des Landes de Béjarry a lieu le lors de la guerre de Vendée.

La bataille[modifier | modifier le code]

Après avoir subi une défaite la veille à Saint-Denis-la-Chevasse, une partie des troupes de l'Armée du Marais sous les ordres de Couëtus attaque une colonne républicaine de 500 hommes aux landes de Béjarry commandées par l'adjudant-général Delaage mais sont repoussées. Le commandant de la cavalerie vendéenne, Prudent de La Roberie est tué d'une balle au ventre lors de ce combat[1],[4].

Selon le général Lazare Hoche, 57 républicains sont tués dans les deux premiers combats contre Charette (le combat de Saint-Denis-la-Chevasse et celui des Landes de Béjarry). Dans sa lettre au général Grouchy, datée du 3 décembre, il écrit : « Nous avons perdu cinquante-sept hommes en deux affaires ; La Robrie y a été tué, ainsi que plusieurs autres chefs[3]. »

Selon le rapport des administrateurs du département de la Loire-Inférieure, daté du 18 frimaire (9 décembre), les Républicains ont eu 57 morts et 32 blessés lors de ces deux combats[2].

Le 25 novembre, dans son rapport au ministre de la guerre, il écrit : « J'ai l'honneur de vous informer que deux canons de bronze et une coulevrine viennent d'être enlevés à Charette par le brave adjudant-général Delaage qui, deux jours auparavant, lui avait tué cent cinquante hommes dont plusieurs émigrés et déserteurs[5]. »

« L'armée n'a point éprouvé de revers, comme les malveillants en avaient répandu le bruit; elle vient, au contraire, de faire une manœuvre qui a pour but de séparer, sans espoir de jonction, Charette de Sapinaud, et de rétablir les communications essentielles. Le mouvement général s'est fuit le 10 du courant, et nous a rendus maîtres des Herbiers. On peut assurer que les derrières de la ligne seront bientôt désarmés, tant les mesures prises sont actives.

Charette a déjà eu deux affaires avec les républicains; une déroute complète a distingué chaque fois l'imprudence des rebelles. Nous avons eu dans les deux actions cinquante-sept hommes tués et trente-deux blessés[2]. »

— Rapport des administrateurs du département de la Loire-Inférieure, le 18 frimaire.

« Depuis cette époque, nous fûmes toujours errans, occupant successivement le bourg de Saligné, de la Latterie, Saint-Denis, Montorgueil, la Chicaillère, etc. ; pendant ce temps, l'ennemi nous cernait de toute part et le cercle se resserrait tous les jours ; nous recommençâmes la marche qui nous avait sauvés autrefois et, nous mettant en bataille tout le jour dans de grandes landes d'où nous pouvions voir de fort loin, nous traversions pendant la nuit entre leurs postes, et c'est par ce moyen que nous vînmes attaquer 500 hommes aux landes de Béjarry ; M. de Couëtus dirigeait cette expédition ; nous fîmes peu de mal à l'ennemi, le pays était trop coupé pour que notre cavalerie pût agir.

Nous y perdîmes Robrie, le plus brave officier de ceux qui nous restaient. Sa mort fut vengée quelques jours après par la destruction totale d'un autre détachement qui était venu près du même endroit remplacer le premier[1]. »

— Mémoires de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière.

« Le récit que l'on a fait de la mort de la Robrie est fort beau, mais point véritable. J'ai vu La Robrie frappé du coup dont il mourut, j'en puis parler savamment. M. Charette n'était point à l'attaque du poste de Saligny. Il avait donné la moitié du commandement de l'armée à M. de Couëtus, et s'était porté vers le Poiré avec l'autre. Robrie qui n'était pas à l'armée, nous rejoignit avec un peloton de cavalerie dans la lande de Béjarry, au moment ou nous apercevions l'ennemi. Le poste des républicains cantonné sur le bord de la lande était peu nombreux et ne fit nulle résistance. La sentinelle tira son coup de fusil à cinquante pas et se sauva. Cavalerie et infanterie se mirent à sa poursuite. Dans un chemin fort étroit, sur le bord de la Boulogne, nous suivions d'assez près cinq à six républicains qui, après avoir gagné une hauteur opposée, firent leur décharge sur notre peloton. Un cavalier fut tué raide et Robrie fut blessé dans le bas-ventre. Il détourna son cheval. Je lui demandai : où vas-tu ? Je suis blessé à mort, me répondit-il. Ce sont, je crois, les dernières paroles qu'il ait prononcées. Il tomba à quelques pas de là. On l'enterra à Saligny[6]. »

— Lettre de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière à l'historien Alphonse de Beauchamp en 1806.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]