Bataille de Saint-Colombin (1794)

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Ne doit pas être confondu avec Bataille de Saint-Colombin (1793).
Bataille de Saint-Colombin
Informations générales
Date 10 février 1794
Lieu Saint-Colombin
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Florent Duquesnoy François-Athanase Charette de La Contrie
Charles Sapinaud de La Rairie
Forces en présence
4 000 hommes ~ 1 000 à 4 000 hommes
Pertes
? morts
100 blessés
inconnues

Guerre de Vendée

Coordonnées 47° 00′ 35″ nord, 1° 34′ 55″ ouest

La bataille de Saint-Colombin ou bataille de Pont-James a lieu lors de la guerre de Vendée. Le , deux armées républicaine et vendéennes se rencontrent près de Saint-Colombin, les Républicains remportent la victoire.

Prélude[modifier | modifier le code]

Après s'être emparés de Legé, les Vendéens commandés par Charette et Sapinaud gagnent Saint-Philbert-de-Grand-Lieu avec l'intention d'attaquer Machecoul pour le lendemain. Cependant au matin, le 10 février, ils sont informés que les Républicains ravagent le bourg de La Limouzinière et ses environs[1].

Les Vendéens se portent à la rencontre de la colonne républicaine, celle-ci est commandée par le général Florent Duquesnoy[2]. Dans son rapport, le général Duquesnoy estime à 4 000 le nombre des combattants vendéens[2].

La bataille[modifier | modifier le code]

Le combat s'engage à 2 heures après-midi, à un quart de lieues du Pont-des-Noyers, près de la grande route de Nantes[2], non loin de Saint-Colombin[1]. Il commence par un accrochage entre les tirailleurs républicains et l'avant-garde vendéenne[2], les deux camps se fusillent mais sont séparés par une rivière[1], Duquesnoy se porte sur les lieux du combat avec sept bataillons qu'il met en bataille[2].

Cependant les Vendéens attaquent trop précipitamment, sans attendre que l'armée ait entièrement traversé la rivière, ils donnent la charge. Selon Lucas de La Championnière, ils enfoncent à trois reprises les lignes républicaines, et à trois reprises ils sont repoussés par une contre-attaque[1]. Dans son rapport Duquenoy reconnait que « d'abord les brigands ont résisté et même avancé[2]. » Mais après une heure de combat[2], un détachement républicain prend à revers et met en fuite les Vendéens[1].

Dans leur retraite, les Vendéens traversent La Limouzinière où selon Lucas de La Championnière, ils découvrent les corps des habitants massacrés par les Républicains, dont une centaine de femmes et d'enfants tués dans le bourg, d'autres habitants se joignent à leur fuite[1].

La tombée de la nuit arrête la poursuite des Républicains, Duquesnoy fait rallier sa troupe et la fait camper sur la grande route, non loin du champ de bataille[2].

Dans la soirée, les Vendéens gagnent le bourg de La Grolle, en Rocheservière où ils passent la nuit, le lendemain ils gagnent Saligny mais Charette, Sapinaud et leur officiers respectifs, en mésentente, se séparent[1].

Les pertes[modifier | modifier le code]

Les pertes du combat ne sont pas connues, dans son rapport Duquesnoy estime que 800 Vendéens « ont mordu la poussière[2]. » Cependant cette estimation est probablement exagérée.

Le 2e bataillon de Paris perd 4 hommes tués, 3 disparus et 1 blessé[3].

Cependant Duquesnoy ne profita pas de sa victoire car, sur ordre du général en chef Turreau, il fut envoyé à Nantes afin de partir combattre contre les Chouans.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]