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Combat de Chanay

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Combat de Chanay
Informations générales
Date
Lieu Grez-en-Bouère
Issue Victoire orléaniste
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Drapeau des armées catholiques et royales Chouans
Commandants
• Anne-Louis-Antoine Clouet
• Pierre Gaullier
• Jean-René Guitter dit Saint-Martin †
Forces en présence
40 hommes[1] 170 hommes[2]
Pertes
3 morts[3] 8 morts au moins[2]

Guerre de Vendée et Chouannerie de 1832

Batailles

Coordonnées 47° 51′ 51,8″ nord, 0° 33′ 34,6″ ouest
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Combat de Chanay
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Combat de Chanay
Géolocalisation sur la carte : Mayenne
(Voir situation sur carte : Mayenne)
Combat de Chanay

Le combat de Chanay se déroule le lors de la cinquième chouannerie. Le nom de Chanay vient du château de Chasnay.

Circonstances

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Officier royaliste, huile sur toile anonyme, XIXe siècle.

Le soulèvement royaliste est initialement décidé pour le [4], avant d'être reporté à la nuit du 3 au [5]. Cependant le contre-ordre, signé par Bourmont[4] parvenu à Pierre Gaullier[6] avait mis le désarroi dans les troupes déjà réunies.

Déroulement

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Gaullier se rendit, le 25 à midi, au Château de Chasnay où le général Clouet l'attendait. Le , une troupe d'environ 170[2] chouans se réunit au château de Chanay, à Grez-en-Bouère[1]. Ces derniers sont menés par le général Antoine Clouet et par Pierre Gaullier[1].

A la fin du dîner[7], un détachement de 40 hommes du 31e régiment de ligne, venant de Château-Gontier, est signalé par les sentinelles. Le soir[2],[3], les légitimistes sont attaqués par 40 hommes du 31e régiment d'infanterie de ligne[1] venus de Château-Gontier[2].

Louis Buquet, du Buret, et Morin, dit Tanquerel, d'Auvers-le-Hamon, tombent parmi les légitimistes ; ceux-ci avec leurs chefs, Antoine Clouet, Pierre Gaullier, Bernoulli, Leroy, chargent à la baïonnette et la troupe de ligne des orléanistes se retire sur le chemin de Gennes-sur-Glaize. Certain que tous les cantonnements et la garnison allaient le poursuivre, Pierre Gaullier presse ses hommes de se diriger rapidement vers le château du Puy, à Ruillé[8]. Cependant, après avoir parcouru seulement un quart de lieue, il est rapidement attaqué de toutes parts par des renforts venus de Grez[8].

Les Orléanistes se réorganisent[9] et contre-attaquent[2]. Les belligérants s'affrontent en tirailleurs de trois heures à sept heures de l'après-midi[2]. Les quelques paysans qui étaient restés aux côtés de Pierre Gaullier et de Antoine Clouet battirent en retraite, tiraillant derrière les haies. Tandis que Jean-René Guitter dit Saint-Martin assure la couverture de la retraite de l’arrière-garde jusqu’au bout, Pierre Gaullier, accompagné de Antoine Clouet et d’un groupe de partisans, se replie en pleine campagne, se défendant derrière chaque haie pour retarder l’avance de l’ennemi[8]. Après une lutte acharnée, il n’atteint Saint-Charles-la-Forêt qu’à sept heures du soir[2]. À l’entrée du bourg, deux soldats furent tués, marquant la fin des pertes[8]. Dans la pénombre du crépuscule, les trompettes du 31e régiment d'infanterie de ligne sonnèrent le rassemblement. Cette prudence excessive permit aux rebelles de préserver leur sécurité[8]. Le peloton de Pierre Gaullier put se reposer à Bouère durant toute la nuit, puis se cacher, le lendemain, dans le bois des Garennes, où environ deux cents factieux étaient rassemblés[8].

Le soir du , une compagnie du 31e régiment d'infanterie de ligne[10] vint cerner le château de Chanay. La famille Jarret de la Mairie était réunie à la chapelle. On perquisitionna dans toute la maison à la lueur d'un cierge, sans rien trouver de compromettant[11]. À partir du , la garde nationale de Château-Gontier mobilisa cent hommes pour renforcer la défense[8]. Le , Laval envoya cent dix volontaires, sous les ordres personnels du général Jean-Louis Brue. Des fortifications temporaires furent érigées pour bloquer l’entrée du Pont de Château-Gontier, la porte de Tréhut, la Porte-Neuve, ainsi que le bas de la rue d’Olivet. Des réfugiés des métairies environnantes accouraient pour se joindre à eux[8]. Toutefois, en réalité, l’insurrection avait été définitivement annihilée lors du combat de Chanay[8].

Les orléanistes déplorent trois morts : le sergent-major Hero[12], le grenadier Joubain et le voltigeur Louage[3]. Les chouans comptent au moins huit morts, dont un chef : Jean-René Guitter dit Saint-Martin[2].

L'abbé Foucher écrit, avec une exagération manifeste selon l'Abbé Angot, au sujet de l'affaire de Chasnay () : Les fuyards arrivés à Saint-Charles « reçurent le secours des compagnies de M. de Pontfarcy, composées en grande partie des ouvriers des mines, qui soutinrent avec courage l'attaque des Castrogontériens. Mais à la fin, il fallut céder. Le combat dura trois heures et coûta beaucoup de sang. ». Il ajoute que Saint-Martin passa pour mort, mais qu'il se sauva, que sa femme prit le deuil et qu'ainsi le vieux chouan put mourir tranquille. Les mégères de Château-Gontier voulaient insulter les cadavres qu'on rapporta. Un meunier de Gennes qui ramenait ses chevaux fut tué par un individu qu'on avait armé pour recruter la garde nationale.

Références

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  1. 1 2 3 4 Gabory 2009, p. 992-993.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Deniau 1899, p. 659-661.
  3. 1 2 3 Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe, Volumes 52 à 53, 1929, p.452.
  4. 1 2 Gabory 2009, p. 989.
  5. ↑ Gabory 2009, p. 991.
  6. ↑ Qui se trouvait au Château de la Barre, en Bierné, le 23 au soir.
  7. ↑ Pendant que le général Clouet accompagnait sur le piano quelques couplets de sa composition en l'honneur du roi.
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 René Gauchet, « Il y a cent ans, Le combat de Chasnay (26 mai 1832) », Ouest-Éclair,‎
  9. ↑ Appuyée de 25 grenadiers accourus de Grez-en-Bouère.
  10. ↑ Sous les ordres du chef de bataillon Boyer.
  11. ↑ L'officier donne avec autorité et le pistolet à la main l'ordre du départ et les soldats obéirent, malgré le désir qu'ils avaient de venger par le pillage la mort de leur camarade.
  12. ↑ Il est tué au moment où il franchit la barrière.

Bibliographie

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Références de l'abbé Angot

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