Bataille de Croix-Bataille

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Bataille de Croix-Bataille

Informations générales
Date 24 - 25 octobre 1793
Lieu Près de Laval
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France RépublicainsDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Royal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
François-Joseph Westermann
Michel de Beaupuy
Henri de La Rochejaquelein
Aimé Picquet du Boisguy
Forces en présence
4 000 hommes25 000 hommes
Pertes
? morts
600 blessés

Guerre de Vendée

La bataille de Croix-Bataille se déroula lors de la Virée de Galerne pendant la guerre de Vendée.

Prélude[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Virée de Galerne.

L'armée catholique et royale venait de prendre Laval. Dans la nuit du 25 octobre, les troupes de François-Joseph Westermann et de Michel de Beaupuy firent leur jonction à Château-Gontier, ils précédaient le gros de l'armée républicaine commandée par Jean-Baptiste Kléber et François Séverin Marceau. Malgré l'épuisement de ses soldats et les objections de Beaupuy qui préconisait d'attendre le gros des troupes, Westermann voulut immédiatement passer à l'attaque.

La bataille[modifier | modifier le code]

Arrivé pendant la nuit devant Laval, Westermann envoya le capitaine Hauteville effectuer une mission de reconnaissance. Mais ce mouvement donna l'éveil aux Vendéens qui battirent la générale et sortirent de la ville à la rencontre des Bleus.

Westermann eut à peine le temps de faire déployer ses troupes sur la lande de Croix-Bataille que les Vendéens passaient déjà à l'attaque. Rapidement la cavalerie prit la fuite et jeta le désordre dans les rangs républicains. Un détachement de Vendéens et de Chouans menés par Aimé Picquet du Boisguy prit les républicains à revers, cela acheva de mettre ces derniers en déroute. Totalement submergés par le nombre ils se replièrent jusqu'à Château-Gontier.

Le lendemain de la bataille le gros de l'armée républicaine rejoignit Westermann à Château-Gontier. L'action de Westermann provoqua la colère de Kléber, celui-ci décida par la suite de suspendre la poursuite afin de donner deux jours de repos à la troupe qui était harassée.

Les pertes vendéennes sont inconnues et celles des Républicains ne sont pas connues avec précision. Selon Yves Gras, ils laissèrent 1 600 hommes sur le terrain[1]. Charles-Jacques Lauron, lieutenant de l'armée de Mayence rapporte dans une lettre à sa femme :

« Nous avons eu plus de 600 à 700 blessés à cette affaire ; nous ne savons pas le nombre des morts, ayant perdu le champ de bataille[2]. »

Sources[modifier | modifier le code]

  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, édition de 2009, p.288-289.
  • Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), Tome III, édition Paul Dupont, 1893-1895, p.238.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée (1793-1796), Economica, , 184 p. p.99.
  • Jacques Hussenet (dir.), « Détruisez la Vendée ! » Regards croisés sur les victimes et destructions de la guerre de Vendée, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques, , 634 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]