Bataille de Montreuil-Bellay

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Bataille de Montreuil-Bellay
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Vue de Montreuil-Bellay, gravure de Thomas Drake, vers 1850.
Informations générales
Date -
Lieu Montreuil-Bellay
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
Drapeau de la France République françaiseDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
François de Salomon
Jean-Antoine Rossignol
Jacques Cathelineau
Jacques-Nicolas de Fleuriot de La Freulière
Henri de La Rochejaquelein
Guy Joseph de Donnissan
Forces en présence
3 600 à 5 000 hommes[1],[2]
4 à 6 canons[1],[2]
20 000 à 30 000 hommes[3],[4]
Pertes
102 morts[2],[5]
900 prisonniers[5],[6]
2 canons capturés[5]
Inconnues

Guerre de Vendée

Batailles

Coordonnées 47° 07′ 56″ nord, 0° 09′ 08″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Bataille de Montreuil-Bellay
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
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(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Montreuil-Bellay

La bataille de Montreuil-Bellay a lieu dans la nuit du au lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des Vendéens qui tendent une embuscade à Montreuil-Bellay à des troupes républicaines parties renforcer Saumur.

Prélude[modifier | modifier le code]

Après la prise de Doué par les Vendéens le 7 juin, les républicains de Saumur s'attendent à être attaqués[1]. Le conseil de guerre expédie l'ordre au général Salomon, à Thouars, de se porter immédiatement à Saumur avec ses troupes pour renforcer sa garnison[1]. Ce dernier reçoit la dépêche le 8 juin, à 3 heures de l'après-midi, et met ses troupes en marche[1]. Cependant les chefs vendéens sont informés de ce mouvement et tendent une embuscade à Montreuil-Bellay[2]. Selon Victoire de Donnissan de La Rochejaquelein, c'est son père, Guy Joseph de Donnissan, qui devine l'arrivée de renforts républicains du côté de Thouars[7],[8]. Pour le chef vendéen Bertrand Poirier de Beauvais, la rencontre est le fait du hasard[7].

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Selon Savary, la colonne de Salomon compte 3 600 hommes avec quatre canons[1]. Pour Émile Gabory, les républicains sont 5 000, dont 500 cavaliers, avec six canons[2]. Pour Simone Loidreau et Yves Gras, ils sont 3 500[9],[10]. La cavalerie est constituée d'éléments de la 35e division de gendarmerie à cheval[1],[2].

Les forces vendéennes qui font mouvement sur Saumur sont fortes de 20 000 à 30 000 hommes[3],[4]. Cependant seule une partie est détachée pour être envoyée à Monteuil[2]. Le nom du commandant placé à la tête de ce détachement varie selon les sources : pour Bertrand Poirier de Beauvais il s'agit de Fleuriot, qui commande l'armée de Bonchamps, blessé, et pour Boutillier de Saint-André c'est Henri de La Rochejaquelein[2],[10]. Selon Jean Tabeur, les forces vendéennes présentes à Montreuil sont commandés par Cathelineau, Beauvollier et des Essarts[6].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Vue en 2011 de la porte Saint-Jean du mur d'enceinte de Montreuil-Bellay, derrière laquelle est positionnée l'artillerie vendéenne pendant la bataille.

La bataille s'engage vers 8 heures du soir[7] ou à la tombée de la nuit[10],[1]. Les Vendéens occupent une bonne position sur un plateau bordé par des gorges, du côté de l'adversaire[2]. Ils révèlent l'embuscade par une décharge de mitraille près de la grande porte de la ville[10],[8]. À minuit passé, après plus de quatre heures de combat, les insurgés achèvent un mouvement tournant et assaillent les patriotes sur leurs flancs[2],[10]. Les charretiers coupent les traits des chevaux et s'enfuient en abandonnant plusieurs canons et voitures[2]. Salomon donne l'ordre de la retraite et les républicains se replient sur Thouars[2],[6], où ils arrivent à 4 heures du matin[2]. Ils ne s'y arrêtent pas et se portent ensuite sur Parthenay et Niort[1],[10].

Pertes[modifier | modifier le code]

Salomon estime avoir perdu environ 200 hommes, tués ou blessés[5]. Rossignol donne pour sa part un bilan de 102 tués pour les patriotes contre 4 000 morts chez les insurgés[2],[5]. Les républicains laissent également deux canons, 900 prisonniers et 600 déserteurs[5]. Le chef vendéen Bertrand Poirier de Beauvais affirme quant à lui que 4 000 républicains ont été tués[2]. Pour la marquise La Rochejaquelein, les pertes des républicains sont lourdes, mais les Vendéens perdent « aussi du monde à cette affaire parce que, se battant de nuit, on tirait les uns sur les autres »[8]. Selon Savary, les patriotes laissent deux canons, mais la perte en hommes n'est pas considérable[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i et j Savary, t. I, 1824, p. 255-257.
  2. a b c d e f g h i j k l m n et o Gabory 2009, p. 170-172.
  3. a et b Loidreau 2010, p. 254.
  4. a et b Gras 1994, p. 47.
  5. a b c d e et f Chassin t. II 1893-1895, p. 44-48.
  6. a b et c Tabeur 2008, p. 93.
  7. a b et c Loidreau 2010, p. 255-256.
  8. a b et c La Rochejaquelein 1994, p. 173-174.
  9. Loidreau 2010, p. 253.
  10. a b c d e et f Gras 1994, p. 48.

Bibliographie[modifier | modifier le code]