Bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais

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Bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais
Description de cette image, également commentée ci-après
L'église de Saint-Cyr-en-Talmondais
Informations générales
Date 25 septembre 1795
Lieu Saint-Cyr-en-Talmondais, La Bretonnière-la-Claye
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Flag of Royalist France.svg Émigrés
Commandants
Henri-Pierre DelaageFrançois-Athanase de Charette
Louis Guérin
Forces en présence
1 100 hommes[1],[2]9 000 hommes[1]
Pertes
4 morts[2]
11 blessés[2]
140 morts[2]
200 à 300 blessés[2]

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 27′ 41″ nord, 1° 20′ 08″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

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Bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais

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Bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais

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Bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais

La bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais se déroula lors de la guerre de Vendée. Le , les Vendéens attaquent le bourg de Saint-Cyr-en-Talmondais, mais ils sont repoussés par les Républicains.

Prélude[modifier | modifier le code]

En septembre 1795, Charette apprend qu'une flotte britannique a gagné les côte de la Vendée, avec à son bord des régiments britanniques et émigrés commandés par le comte d'Artois. Charette rassemble son armée, il est bientôt renforcé par des troupes de l'armée du Centre commandées par Béjarry, et décide se rendre maître de la côte afin de favoriser le débarquement du Prince[3].

L'armée se met en marche et s'arrête près du Champ-Saint-Père[3], Charette décide alors d'attaquer Saint-Cyr-en-Talmondais soit pour tenter une diversion du côté de Luçon[4], soit pour ranimer le moral de ses hommes, déçus de ne pas voir arriver le Prince, en prétextant avoir reçu de nouvelles consignes[5],[6].

Les Vendéens campent la nuit à Champ-Saint-Père, mais des soldats provoquent accidentellement un incendie qui jette l'alerte dans tout le pays[6].

Saint-Cyr-en-Talmondais est défendue par 400 soldats républicains selon les mémoires de l'officier vendéen, Lucas de La Championnière mais les rapports républicains les fixent à 200[6]. Les républicains se retranchent dans l'église du bourg, les meilleurs tireurs postés dans le clocher[1].

Les Vendéens, au nombre de 8 000 à 9 000 fantassins et 900 cavaliers selon le rapport du général Grouchy, se divisent en trois corps, le premier marche vers le château du Gîvre où se trouve un bataillon républicain, un autre se porte près de La Bretonnière-la-Claye, sur la route de Luçon, afin de repousser d'éventuels renforts, tandis que le dernier corps attaque directement le bourg de Saint-Cyr[1].

La bataille[modifier | modifier le code]

Les Paydrets menés par Louis Guérin entrent dans le bourg qu'ils trouvent désert, tous les habitants ayant fui ou s'étant retranchés dans l'église. Les républicains ouvrent le feu, les Vendéens tentent en vain d'approcher l'église, plusieurs sont tués, les hommes vêtus d'uniformes rouges britanniques subissent de pertes particulièrement importantes. Finalement les Vendéens se réfugient dans les maisons tirant inutilement pendant une demi-heure. Par la suite ils tentent d'incendier quelques maisons afin de pouvoir être dissimulés par la fumée mais la tentative échoue à cause du désordre[6].

Charette gagne à son tour le bourg de Saint-Cyr mais ses hommes ouvrent le feu par erreur sur ceux de Guérin avant de s'apercevoir de leur erreur. L'armée vendéenne étant dépourvue de canons, Charette ne voit aucun moyen de prendre l'église et ses soldats commencent à prendre la fuite[6].

D'après Grouchy, 52 Vendéens sont tués devant l'église, parmi lesquels le chef de division Louis Guérin abattu alors qu'il s'était avancé pour sommer la garnison de se rendre. Un second parlementaire a son cheval tué sous lui et quatre hommes sont tués en tentant de le dégager[1]. En réalité Gérin est tué sur le coup, touché par deux balles à la poitrine, alors qu'il tente de rejoindre Charette[6]. Pendant deux heures, les défenseurs résistent[3].

Informé de l'attaque, le général Henri-Pierre Delaage rassemble 900 soldats à Luçon et se porte à la rencontre des Vendéens qu'il trouve à La Bretonnière-la-Claye. Les fantassins républicains se dissimulent derrière les broussailles, au niveau du village des Baraudières tandis que l'artillerie légère et la cavalerie sont déployées sur la route. Les Vendéens tentent alors de contourner les Républicains sur leur franc droit en passant par le vallon des Béraudières mais ils sont repoussés par les réserves républicaines. Malmenés par l'artillerie républicaine, les Vendéens finissent par battre en retraite sur Saint-Cyr à la suite d'une charge à la baïonnette des Républicains[1].

À leur tour les défenseurs de l'église profitent du désordre pour faire une sortie et provoquer la retraite générale des Vendéens[1].

Les pertes vendéennes sont d'après les Républicains de 140 tués, voire 200, ce qui semble confirmé par Béjarry qui écrivit que plusieurs centaines d'hommes étaient restés sur le terrain, attribuant ces lourdes pertes à la trop grande obstination de Charette. Selon les rapports républicains les pertes de leurs troupes sont d'un grenadier tué et 14 blessés, dont trois mortellement[2],[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]