Bataille de Jallais

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Bataille de Jallais
Description de cette image, également commentée ci-après

Prise du château de Jallais, gravure de Tom Drake

Informations générales
Date 13 mars 1793
Lieu Jallais
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
• capitaine Bernard Jacques Cathelineau
Jean Perdriau
Forces en présence
150 hommes
1 canon
300 à 500 hommes
Pertes
inconnues
1 canon capturé
inconnues

Guerre de Vendée

Coordonnées 47° 11′ 52″ nord, 0° 52′ 03″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire

(Voir situation sur carte : Maine-et-Loire)
Bataille de Jallais

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de Jallais

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Jallais

La bataille de Jallais se déroula lors de la guerre de Vendée. Elle marqua le début du soulèvement des paysans de l'Anjou.

La bataille[modifier | modifier le code]

Après avoir touché le Pays de Retz, la révolte éclata en Anjou le 12 mars 1793. Décidés à s'opposer à l'application de la loi des 300 000 hommes, 600 paysans se réunirent à Saint-Florent-le-Vieil armés de faux. Alertés, les autorités patriotes envoyèrent un contingent de 150 gendarmes et gardes nationaux accompagnés d'un canon afin de disperser les insurgés. Mais l'opération dégénéra. Face aux révoltés, les gardes nationaux ouvrirent le feu, tuant et blessant des dizaines de personnes. Mais les effectifs des patriotes étaient trop dérisoires, les paysans leurs tuèrent quatre hommes et en capturèrent plusieurs autres, tandis que le reste prenait la fuite.

Le lendemain 300 à 400 paysans qui entretemps avaient mis un homme populaire du pays à leur tête, Jacques Cathelineau, se mirent en marche sur Jallais. Arrivés devant la ville, ils se lancèrent à l'attaque du château, précédés de leurs prisonniers placés sur les premiers rangs afin de dissuader les soldats d'ouvrir le feu. Les défenseurs tirèrent néanmoins avec leur canon, le "Missionnaire" mais les artilleurs, en trop faible nombre, n'eurent le temps de tirer qu'un seul boulet. Les paysans passèrent alors à la charge, en dix minutes, la place fut prise, la plupart de ses défenseurs capturés tandis que les insurgés s'emparaient de leur premier canon.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, éditions Economica, 2008, p.69-70.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p.17.