Deuxième bataille de Luçon

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Deuxième bataille de Luçon
Description de cette image, également commentée ci-après

Le Bataillon carré, fantassins et artilleurs républicains au combat, par Felician Myrbach

Informations générales
Date 30 juillet 1793
Lieu Luçon
Issue Victoire républicaine
Belligérants
Flag of France.svg Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Augustin Tuncq Maurice d'Elbée
Charles de Royrand
Louis de Lescure
Henri de La Rochejaquelein
Prince de Talmont
Forces en présence
2 400 hommes 15 000 hommes
Pertes
~ 10 morts
~ 20 blessés
inconnues
160 prisonniers

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 27′ 20″ nord, 1° 09′ 53″ ouest

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Deuxième bataille de Luçon

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Deuxième bataille de Luçon

La deuxième bataille de Luçon a lieu lors de la guerre de Vendée. Le , les Républicains repoussent une nouvelle attaque vendéenne contre la ville.

Prélude[modifier | modifier le code]

Le 25 juillet 1793, le général Augustin Tuncq, remplaçant du général Sandoz à Luçon, lança avec 1 500 hommes une attaque de nuit sur Saint-Philbert-du-Pont-Charrault. L'expédition réussit et les Vendéens refluèrent tandis que Charles Sapinaud de La Verrie était tué. Les Républicains s'emparèrent ensuite de Chantonnay. Cependant Tuncq, contrairement à son prédécesseur, s'opposa aux pillages, une mesure qui le rendit impopulaire auprès de beaucoup de ses hommes.

Charles de Royrand, chef des Vendéens de l'armée du Centre, se replia alors sur Montaigu avec 1 500 hommes, puis écrivit à d'Elbée pour lui demander des renforts. Le général en chef des Vendéens, secondé par Lescure, La Rochejaquelein et Talmont, rejoignit lui-même l'armée de Royrand à la tête de 15 000 hommes.

Prévenu de l'arrivée imminente de la grande armée catholique et royale, Tuncq évacua Chantonnay après l'avoir incendiée. De son côté d'Elbée, résolu à prendre Luçon, se lança à sa poursuite et le rejoignit devant la ville le 30 juillet.

La bataille[modifier | modifier le code]

À midi la bataille s'engagea sur la plaine par des tirs de l'artillerie vendéenne qui fit fléchir les premières lignes républicaines. Craignant que ses troupes ne prennent la fuite, Tuncq déploya sa propre artillerie en réponse et ordonna aux troupes du flanc gauche d'effectuer un mouvement de retraite tandis que les hussards républicains engageaient la cavalerie vendéenne du prince de Talmont dans un combat indécis.

Cependant à la vue de la retraite des Républicains, les Vendéens crurent que ceux-ci se redéployaient pour les prendre à revers et prirent la fuite. Inexplicablement la panique se propagea dans leurs rangs, et bientôt l'armée vendéenne tout entière finit par prendre la fuite.

Tuncq lança alors une contre-charge générale avec presque toutes ses troupes. Cependant Talmont, avec ses cavaliers, parvint à contenir l'attaque des hussards et à protéger la retraite de l'armée.

Les pertes républicaines furent d'environ 10 morts et 20 blessés, les Républicains portèrent à 2 000 les pertes vendéennes. Ce nombre est cependant contredit par les rapports vendéens qui, s'ils ne précisent pas le nombre de tués, indiquent n'avoir perdu que peu de monde.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Charles-Louis Chassin, La Vendée Patriote (1793-1800), Tome II, édition Paul Dupont, 1893-1895, p.421-426.
  • Jean Tabeur, Paris contre la Province, les guerres de l'Ouest, éditions Economica, 2008, p.115-116.
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée, éditions Economica, 1994, p.56-57.