Bataille des Mathes

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Bataille des Mathes

Informations générales
Date 5 juin 1815
Lieu Saint-Hilaire-de-Riez
Issue Indécise
Belligérants
Flag of France.svg ImpériauxDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Étienne EstèveLouis de La Rochejaquelein
Auguste de La Rochejaquelein
Simon Canuel
Forces en présence
500 à 600 hommes1 300 hommes
Pertes
15 morts
58 blessés[1]
21 morts
25 blessés au moins[1]

Guerre de Vendée de 1815

Batailles

Campagne de Belgique de 1815
Ligny · Quatre-Bras · Waterloo · Wavre


Campagne de France de 1815
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Guerre napolitaine
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Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815
Les Échaubrognes · L'Aiguillon · Aizenay · Sainte-Anne-d'Auray · Cossé · Saint-Gilles-sur-Vie · Redon · Les Mathes · Muzillac · Rocheservière · Thouars · Auray · Châteauneuf-du-Faou · Guérande · Fort-la-Latte

Coordonnées 46° 43′ 19″ nord, 1° 56′ 39″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille des Mathes

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille des Mathes

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille des Mathes

La bataille des Mathes se déroula lors de la guerre de Vendée de 1815.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 4 juin, Louis de La Rochejaquelein apprit que les troupes impériales commandées par le général Estève suivi de Jean-Pierre Travot marchaient sur lui. La Rochejaquelein décida donc de se replier dans les marais, terrain à l'avantage des Vendéens, et gagna la ferme des Mathes, située dans la commune de Saint-Hilaire-de-Riez.

Le 5 juin les troupes du général Estève entrèrent en contact avec les forces vendéennes. Cependant Estève, repoussé trois fois et constatant le désavantage du terrain, donna l'ordre à ses hommes de se replier. Les Vendéens se lancèrent à leur poursuite, mais une fois arrivés en dehors des marais, les Impériaux prirent l'avantage, ils repoussèrent trois attaques vendéennes puis lancèrent une contre-charge qui mit en fuite les Vendéens malgré les tentatives de Louis de La Rochejaquelein pour rallier ses hommes. Mais à ce moment des habitants du marais arrivèrent en renfort. Louis de La Rochejaquelein monta alors sur un tertre afin juger la situation, mais ainsi à découvert il fut repéré par des soldats impériaux, ceux-ci ouvrirent le feu sur le général en chef qui s'effondra. Les Vendéens se replièrent en bon ordre, neuf d'entre eux étaient morts et plusieurs autres blessés, dont Auguste de La Rochejaquelein touché d'une balle au jarret. Les Vendéens ne s'aperçurent d'abord pas de l'absence de leur général, il n'apprirent sa mort que le 15 juin, ce qui porta un rude coup à leur moral.

Les pertes[modifier | modifier le code]

Les Vendéens déclarèrent avoir perdu 9 hommes, selon Simon Canuel les pertes des Impériaux furent de 480 hommes tués ou blessés, ce que Gabory juge invraisemblable[2]. Dans une lettre au maréchal Davout, le général Lamarque écrivit que les pertes des troupes impériales s'élevaient à 15 morts et 58 blessés, les Impériaux estimèrent les pertes vendéennes à environ 200 morts et 300 blessés[3].

Dressé après la fin de la guerre en vue du versement d'aides aux familles des victimes, l'état des pertes du 4e corps — celui commandé par Auguste de La Rochejaquelein — fait état de 21 soldats vendéens tués lors du combat des Échaubrognes[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Aurélien Lignereux, Chouans et Vendéens contre l'Empire, p. 171-172.
  2. Gabory, p.824
  3. Hervé Coutau-Bégarie et Charles Doré-Graslin, p.579-580.

Bibliographie[modifier | modifier le code]