Bataille de La Bruffière

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Bataille de La Bruffière
Informations générales
Date 15 janvier 1796
Lieu La Bruffière
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Jean-Pierre Travot François-Athanase Charette
Forces en présence
inconnues inconnues
Pertes
1 mort au moins[1] 14 morts
75 prisonniers[1]

Guerre de Vendée

Coordonnées 47° 00′ 50″ nord, 1° 11′ 47″ ouest

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La bataille de La Bruffière a lieu le 15 janvier 1796 de la guerre de Vendée.

La bataille[modifier | modifier le code]

En janvier 1796, François-Athanase de Charette tente de se porter avec son armée dans le pays de Stofflet afin de pousser ce dernier à reprendre la guerre[2]. Cependant arrivés à La Bruffière, les Vendéens sont attaqués de nuit par trois colonnes républicaines[3], commandées par l'adjudant-général Travot[2].

Surpris par la première colonne, les Vendéens parviennent à s'échapper mais sont mis en déroute, l'armée se disperse et la plupart des combattants abandonnent définitivement Charette[2]. Selon Hoche, 20 cavaliers vendéens ont été tués, dont un chef et deux amazones ont été faits prisonniers[3].

L'armateur sablais André Collinet, évoque le combat dans son journal le 12 mars 1796. Selon lui, les Vendéens de Charette étaient au nombre de 300 fantassins et 200 cavaliers et leurs pertes lors du combat sont de 14 hommes de tués et 75 prisonniers, dont deux amazones ; Mesdemoiselles de Couëtus et de La Rochette[1].

« Travot a battu Charette d'une rude manière, avant-hier; il lui a tué 20 cavaliers, dont un chef; il lui a enlevé deux femmes, dont l'une est sa maîtresse. Si ces deux amazones vous sont amenées, veuillez bien les faire conduire au château de Saumur.

Il nous reste une mesure à employer pour prendre Charette, c'est de former trois colonnes mobiles de cavalerie, fortes chacune de 5o à 6o hommes; en les faisant marcher de nuit, elles pourraient terminer promptement la guerre. La troisième division a principalement beaucoup de cavalerie ; je vous engage à ordonner cette mesure[3]. »

— Lettre du général en chef Hoche, le 17 janvier à Fontenay-le-Comte, au général Dessain.

« M. Charette crut que le moyen de l'engager (Stofflet) dans la guerre était de passer dans son pays ; il n'était plus possible de tenir dans le nôtre ; en allant chez lui, l'ennemi ne manquerait pas de nous y suivre et pour éviter les ravages de leurs terres, les habitans seraient obligés de se défendre. On se mit en marche et l'on arriva à la Brufière, après avoir essayé un petit combat près de Montaigu où nous eûmes du désavantage. Cet échec ne nous rendit pas plus prudents ; nous trouvâmes à la Brufière des maisons non incediées, des ménages rétablis et des denrées de toutes espèces dont nous manquions absolument ; nous crûmes être sur une terre paisible et nous nous livrâmes avec la plus grande sécurité aux douceurs du repos ; cependant les républicains ne nous perdaient pas de vue ; pendant la nuit ils vinrent cerner le bourg. Heureusement pour nous, une colonne avança plus vite que les autres, et nous nous sauvâmes du côté opposé, mais nous retombâmes bientôt dans l'embuscade des deux autres. Jamais déroute n'avais été plus complète ; la cavalerie se sauva en franchissant les fossés et nous marchâmes toute la journée et une partie de la nuit dans un pays qui nous était inconnu avant de pouvoir nous réunir.

Le découragement occasionné par tant de défaites, les divisions qui s'élevèrent entre le chef et les officiers, et entre ceux-ci et les émigrés, les soupçons formés sur ceux dont les intentions étaient les plus pures, les proscriptions dont ils furent menacés, la paix individuelle offerte par les républicains à bon marché, hâtèrent encore la destruction totale de l'armée.

Toutes les paroisses avaient fait leur soumission, un petit nombre d'officiers, de cavaliers et de déserteurs suivaient encore le Général[2]. »

— Mémoires de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière.

« Le Dimanche 21 février, l'aide de camp général Travot surprit les brigands commandés par Charette, au nombre de trois cents fantassins et deux cents cavaliers, entre La Roche et La Chaize-le-Vicomte, les Brigands furent battus et mis en pleine déroute, on leur a pris 60 chevaux, fait 75 prisonniers, et 14 de tués, nous avons perdu fort peu de monde, au nombre de ces derniers était un bel homme qui portait une barbe très longue qui s'est battu vaillamment contre sept cavaliers jusqu'à la mort, un jeune homme nommé Blaye des Sables âgé de 18 ans, s'est battu comme le chasseur de Vendée avec le frère du général Charette, a terrassé ce chevalier l'a tué, et a profité de sa dépouille, dans le nombre des prisonniers il s'est trouvé deux héroïnes qui ont été obligées de se rendre couvertes de blessures, elles combattirent à côté de Charette leur général, ces deux filles travesties en homme sont jeunes et très jolies, l'une est Mademoiselle de Couëtus, des environs de Machecoul et l'autre Mademoiselle de La Rochette, de Luçon, qui a eu sa sœur tuée dans l'action, ces deux filles ci-devant nobles ont été conduites couvertes de coups de sabres à l'hôpital de cette ville et mises en une chambre pour être traitées avec soin[1]. »

— Journal d'André Collinet, 12 mars 1796.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]