Thérèse Sclafert

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Thérèse Sclafert
Naissance
La Bachellerie
Décès
Fontenay-aux-Roses
Nationalité française
Domaines géographie, histoire
Diplôme Docteur ès lettres (1926)
Renommé pour travaux de recherche en géographie historique

Thérèse Sclafert, née en 1876 en Dordogne et morte en 1959, est une historienne et géographe française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Institutrice à Bordeaux puis à Grenoble, où elle est nommée directrice de l’École d’application, Thérèse Sclafert entreprend en parallèle des études universitaires. L'un de ses professeurs d'alors est Raoul Blanchard, géographe, qui l'a « préparée à la licence avant 1914 »[1]. Elle se spécialise dans la géographie historique, où elle rassemble ses deux spécialités : la philologie et la géographie. Thérèse Sclafert devient répétitrice de grammaire et de latin à l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses et s'inscrit en doctorat d'histoire à Paris, sous la direction de Ferdinand Lot (1866-1952)[2]. Elle soutient sa thèse de doctorat, Le Haut Dauphiné au Moyen Âge, en 1926 à Paris, après 15 années de recherches, et obtient la mention très honorable[3]. Dans l'introduction de sa thèse, elle remercie notamment « des maîtres et amis qui nous ont éclairé de leur science et soutenu de leur sympathie »[4], parmi lesquels on peut noter plusieurs historiens et géographes : Paul Fournier, professeur à la faculté de droit de Paris, Raoul Blanchard, professeur à l'université de Grenoble, Robert Caillemer, professeur à la faculté de droit de Paris, Lucien Gallois, professeur à l'université de Paris, élève et successeur de Paul Vidal de La Blache, Ferdinand Lot, professeur à la faculté de lettres de Paris, Georges de Manteyer, archiviste des Hautes-Alpes et historien français, monsieur Letonnelier, archiviste de l'Isère, et Paul Thomé de Maisonneuve, archiviste bénévole de Briançon[4].

Les historiennes professionnelles sont encore rares à cette époque et Thérèse Sclafert devient l'une d'elles. Elle et Lucie Varga sont les deux seules femmes à avoir publié chacune un article (« Les routes du Dauphiné et de la Provence sous l’influence du séjour des papes à Avignon », pour Thérèse Sclafert) dans la Revue des annales entre 1929 et 1944[5]. Elle est également l'une des rares à avoir reçu une reconnaissance académique avant 1945. Cependant, il semble que le fait que Thérèse Sclafert ait été une femme à cette époque ait empêché qu'elle puisse réellement se professionnaliser dans le métier de géographe universitaire[2]. Vers 1935, elle quitte Paris et s'installe à Manosque, où elle poursuit ses travaux de recherche sur les Alpes méridionales.

Thérèse Sclafert a publié de nombreux articles dans des revues telles que la Revue de géographie alpine, les Annales d'histoire économique et sociale, les Annales de géographie.

Bibliographie partielle[modifier | modifier le code]

Thèses de doctorat (éditées)[modifier | modifier le code]

La soutenance de thèse pour le doctorat ès lettres de Thérèse Sclafert a eu lieu en 1926 à Paris.

  • Le Haut Dauphiné au Moyen Âge[4],[6], Paris, Société anonyme du Recueil Sirey, 1926, XIX-765 pages (thèse principale).
  • L'Industrie du fer dans la région d'Allevard au Moyen Âge, Grenoble, Impr. Allier père et fils, 1926, 120 pages (thèse complémentaire).

Livres[modifier | modifier le code]

  • Cultures en Haute Provence. Déboisements et pâturages au Moyen-Age, Paris, S.E.V.P.E.N., 1959 (livre posthume).

Articles[modifier | modifier le code]

  • « L'Industrie du fer dans la région d'Allevard au Moyen-Âge », Revue de géographie alpine, 1926, vol. 14, n°2, pp. 239-355[7].
  • « Problèmes d'histoire routière. II. - Les Routes du Dauphiné et de la Provence sous l'influence du séjour des papes à Avignon », Annales d'histoire économique et sociale, 1929, vol. 1, pp. 183-192.
  • « Sisteron au début du XVIe siècle [D'après un cadastre] », note critique, Annales de géographie, 1928, vol. 37, n°206, pp. 167-173.
  • « Comptes de péages de Montmélian de 1294 à 1585. Le Passage des draps de France en Savoie et en Piémont. L'Itinéraire des grandes voitures entre Lyon et Milan », Revue de géographie alpine, 1933, vol. 21, n°3, pp. 591-605.
  • « À propos du déboisement des Alpes du Sud (premier article) », Annales de géographie, 1933, vol. 42, n°237, pp. 266-277.
  • « À propos du déboisement des Alpes du Sud (deuxième article) », Annales de géographie, 1933, vol. 42, n°238, pp. 350-360.
  • « À propos du déboisement des Alpes du sud - Le rôle des troupeaux », Annales de géographie, 1934, vol. 43, n°242, pp. 126-145.
  • « Un aspect de la vie économique dans les hautes vallées des Alpes du Sud : La Surcharge pastorale », Bulletin de l'Association de géographes français, 1939, vol. 16, n°120, pp. 58-66.
  • « Usages agraires dans les régions provençales avant le XVIIIe siècle. Les Assolements », Revue de géographie alpine, 1941, vol. 29, n°3, pp. 471-492.
  • « Les Haches en pierre polie et leurs sites d'accumulation dans le sud-est de la France », Annales de géographie, 1946, vol. 55, n°298, pp. 130-131.
  • « Les Monts de Vaucluse. L'Exploitation des bois du XIIIe à la fin du XVIIIe siècle », Revue de géographie alpine, 1951, vol. 39, n°4, pp. 673-707.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]