Michaël Prazan

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Michaël Prazan
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Fratrie
Franck Prazan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Directeur de thèse

Michaël Prazan, né le à Paris, est un écrivain et réalisateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Petit-fils d'un ressortissant imigré polonais Avram Prazan, dans les années 1920, arrêté le lors de la rafle des Juifs étrangers de l'est parisien dite « rafle du billet vert » et mort, ainsi que sa femme Estera, à Auschwitz, son père caché échappe au réseau gestapiste de Pierre Lussac grâce à l'héroïsme d'une résistante, Thérèse Léopold, une des quarante-neuf survivantes du convoi des 31 000[1]. Après-guerre, son père travaille dans la confection avant d'ouvrir une galerie de peinture au quartier latin. Il a un frère aîné Franck Prazan[2].

Formation[modifier | modifier le code]

Il étudie les lettres modernes à la Sorbonne, enseigne le français, en 1994 au Japon, à l’Alliance française de Nagoya pendant deux ans, puis, en France en 1996, titulaire d’un CAPES de lettres, la littérature dans différents lycées de l’académie de Créteil et obtient un doctorat en stylistique à la Sorbonne.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il s’intéresse aux mouvements radicaux des années 1960: nationalisme, terrorisme d’extrême gauche, antisémitisme, islamisme radical[3], négationnisme puis écrit un livre sur l’Armée rouge japonaise (Les fanatiques, Seuil 2002) et réalise un film documentaire pour Arte (Japon, les Années rouges)[4]

Il anime sur RCJ une émission de débat hebdomadaire avec Tristan Mendès France[5] et publie sa thèse au mois de aux éditions Calmann-Lévy sous le titre L’Écriture génocidaire : l’antisémitisme en style et en discours. Dans la foulée d’un documentaire et d’un ouvrage consacrés à Pierre Goldman (Pierre Goldman, le frère de l’ombre (Seuil 2005), L’assassinat de Pierre Goldman (France 3 – Kuiv productions, 2005), il cesse d’enseigner pour se consacrer à l’écriture et à la réalisation, puis sur le massacre de Nankin de 1937, Roger Garaudy et Ariel Sharon.

Il publie en 2007 un premier roman, La Maîtresse de Charles Baudelaire chez Plon, écrit et réalise Einsatzgruppen, les commandos de la mort, un documentaire sur le génocide des Juifs de l'Est par les commandos mobiles de tueries et leurs supplétifs[6], au cours de l'opération Barbarossa de , diffusé en deux parties sur France 2 au mois d'. Il a reçu le prix du meilleur documentaire du Jewish Motifs International Film festival de Varsovie en 2010 et bénéficie du soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah[7].

Il a été président du jury de la sélection documentaire du 25e festival international du film d'histoire de Pessac en 2014.

Prises de position[modifier | modifier le code]

En , Michaël Prazan soutient l'interdiction des spectacles de Dieudonné[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Une tradition de la haine. Figures autour de l’extrême droite, éditions Paris-Méditerranée, essai, 1999.
  • La Maladie no 9, Berg International éditions, récit historique, 2001[9].
  • Les Fanatiques. Histoire de l'Armée rouge japonaise, éditions du Seuil, document, 2002.
  • L’Écriture génocidaire : l’antisémitisme en style et en discours, Calmann-Lévy, essai, 2005.
  • Pierre Goldman, le Frère de l’ombre, Seuil, biographie, 2005.
  • Roger Garaudy : itinéraire d’une négation, coécrit avec Adrien Minard, Calmann-Lévy, essai, 2007.
  • La Maîtresse de Charles Baudelaire, Plon, roman, 2007.
  • Le Massacre de Nankin, entre mémoire et oubli, Denoël, enquête historique, 2007.
  • Einsatzgruppen, Seuil, enquête historique, 2010.
  • Une histoire du terrorisme (avec la collaboration de Christiane Ratiney), Flammarion, 2012.
  • Frères Musulmans : enquête sur la dernière idéologie totalitaire, Grasset, 2014.
  • La Passeuse, Grasset, 2017.
  • Souvenirs du rivage des morts, roman, Rivages, 2021.

Films documentaires[modifier | modifier le code]

  • Auteur du documentaire historique La Maladie no 9 (BFC productions). Diffusé sur La Cinquième.
  • Auteur, réalisateur, chef opérateur du film Japon, les Années Rouges (Kuiv productions). Diffusé dans le cadre des mercredis de l’histoire, Arte, le .
  • Auteur, réalisateur, chef opérateur du film L’assassinat de Pierre Goldman (Kuiv productions – France 3), diffusion le – Sélection officielle FIPA 2006 (Biarritz, ).
  • Auteur, réalisateur du film Nankin : la mémoire et l’oubli (Les Poissons volants ; Rosem films – France 5), diffusion – Sélection officielle FIPA 2007 (Biarritz, ). ; Sélection officielle au Chicago International Documentary Festival (Chicago, ).
  • Auteur, réalisateur du film Le dernier combat d’Ariel Sharon (Kuiv-productions ; Arte). Diffusion .
  • Auteur, réalisateur du film Einsatzgruppen, les commandos de la mort (Kuiv productions - France 2), diffusé en deux parties en .
  • Auteur (avec Annette Wieviorka), réalisateur du film Le Procès d'Adolf Eichmann (Kuiv productions - France 2), diffusion .
  • Auteur, réalisateur de la série documentaire Une histoire du terrorisme (3 × 60 min) (Doc en stock - France 3), diffusion .
  • Auteur, réalisateur du film La Confrérie, enquête sur les frères musulmans (Histoire immédiate - France 3), diffusion .
  • Auteur, réalisateur du film Ellis Island : une histoire du rêve américain (Les Films d'un jour - Arte), diffusion le - Prix FIAT / IFTA 2014 de la meilleure utilisation des archives dans un film documentaire.
  • Auteur (avec Valérie Igounet), réalisateur du film Les Faussaires de l'histoire (Talweg - France 5), diffusion le .
  • Auteur (avec Christiane Ratiney), réalisateur du film « DAS REICH ; Une division SS en France » (90 min Nilaya production – France 3 - Arte), diffusion le .
  • Auteur, réalisateur du film « Le Combattant de la paix ; Benjamin Ferencz » (30 min Kuiv productions – France 3 ), diffusion le - Prix du public, sélection Panorama du Festival du film d'histoire de Pessac, édition 2016.
  • Auteur, réalisateur (avec Christiane Ratiney) de Beatles vs Rolling Stones ; it's not only rock'n roll (52 min, TV-presse - France 5), diffusion le .
  • Auteur, réalisateur de Vichy, la mémoire empoisonnée (90 min, Talweg productions - France 3), diffusion le .
  • Auteur, réalisateur de La passeuse des Aubrais (80 min, INA productions - Arte), prix du meilleur documentaire (jury professionnel), et prix des jeunes journalistes de l'Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine au Festival international du film d'histoire de Pessac. Prix Fondation Auschwitz 2016-2017. Etoile de la SCAM 2017.
  • Auteur, réalisateur de L'exercice de la justice (110 min, TV-presse - France 3), diffusion diffusé en deux parties le 14.06.18[10].
  • Auteur (avec Assia Kovrigina), réalisateur de GOULAG(s), (80 min, TV-presse - France 2), diffusion le 02.04.19[11]
  • Auteur réalisateur de Georges Kiejman ; Autoportrait (60 min, Talweg productions - LCP - Histoire), diffusion 17.12.10[12]
  • Auteur, réalisateur de L'Armée rouge, série documentaire en deux épisodes (2X60 min, Zadig productions - Arte), diffusion le 14 septembre 2021

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ch. Rousseau, « Michaël Prazan au nom du père », Le Monde, p. 25, 13 juin 2017.
  2. M. Prazan, La Passeuse des Aubrais, Arte, 2016, 85 min.
  3. Le Monde,18 octobre 2020, Attentat de Conflans, https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/18/michael-prazan-au-dela-de-la-sideration-c-est-le-basculement-possible-de-notre-societe-qui-doit-nous-alarmer_6056459_3232.html
  4. L'Histoire, décembre 2013, https://www.lhistoire.fr/portrait/micha%C3%ABl-prazan-filmer-les-yeux-ouverts
  5. Sylvie BRIET, « Après la tenue de propos révisionnistes en direct, le 20 mars. Le CSA tance Radio Courtoisie. Extraits des propos négationnistes du «Libre Journal» du 20 mars. », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. « Einsatzgruppen, les commandos de la mort - 1. Les Fosses (juin-décembre 1941) 2. Les Buchers (1942-1945) – Un film de Michaël Prazan », sur film-documentaire.fr (consulté le ).
  7. « Einsatzgruppen, les commandos de la mort. Un film de Michaël Prazan », sur fondationshoah.org, Fondation pour la mémoire de la Shoah (consulté le ).
  8. « Après des semaines d'agitation et d'évidents « troubles à l'ordre public », le Conseil d'État a statué : interdiction des spectacles de Dieudonné. Cris d'orfraie de son public, mais aussi sur les plateaux de télé, dans les tribunes de nos médias, parmi nos plus belles âmes qui n'ont toujours pas compris ou refusent de comprendre que Dieudonné n'est pas un humoriste et que ses meetings ne sont pas des spectacles. […] Reste que les dommages infligés à la société française sont considérables. Car si l'on arrive à faire taire Dieudonné — rien n'est moins sûr —, il aura tout de même, pendant dix ans de prosélytisme actif et souterrain, réussi à embrigader une frange non négligeable de la jeunesse française, une jeunesse qui constitue pour partie la France de demain. »« Le rire et l'outrance : la tradition française de l'antisémitisme », Le Monde, 23 janvier 2014.
  9. Zineb Dryef, « Mai 1920, quand la peste a frappé aux portes de Paris », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. Fiche documentaire L'exercice de la justice, France3, 2017, 110 min. sur site : http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/52985_1.
  11. « « Goulags » : un road-movie en quête de mémoire », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Georges Kiejman : un enfant du siècle et de la République sur LCP », sur tvmag.lefigaro.fr, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]