L'Âge du Christ

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L'Âge du Christ
Auteur Marc-Édouard Nabe
Pays Drapeau de la France France
Genre essai
Éditeur éditions du Rocher
Date de parution octobre 1992
Couverture Marc-Édouard Nabe
Nombre de pages 133
ISBN 2268013987
Chronologie

L'Âge du Christ est un essai de Marc-Édouard Nabe, publié par les éditions du Rocher, en octobre 1992.

Résumé[modifier | modifier le code]

Les réflexions sur le christianisme et les écrivains chrétiens se mêlent au récit de la première communion de l'écrivain, effectuée à Jérusalem, le 27 décembre 1991, le jour de ses 33 ans.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Avis positifs[modifier | modifier le code]

Dans le Nouvel Observateur, Jean-Louis Ezine salue ce « pèlerinage à Jérusalem avec communion solennelle, apparitions mariales et messes chics au milieu de mamies envisonnées »[1]. Dans Le Figaro magazine, Christian Giudicelli dit l'écrivain qu'il « a le verbe haut, l'adjectif cinglant »[2]. Dans la Tribune de Genève, Jean-Louis Kuffer évoque un « récit d'une conversion au catholicisme dont les aspects théâtraux et littéraires n'excluent ni la profondeur de l'élan ni la vérité de l'expérience, dans un méli-mélo baroque où se greffent incessamment toc et sublime »[3].

Avis négatifs[modifier | modifier le code]

Gérard-Julien Salvy, dans Le Figaro littéraire, compare le livre à un « catéchisme rap à lire dans le noir au cinéma »[4].

Échos[modifier | modifier le code]

  • En novembre 2002, dans Le Figaro Littéraire, Sébastien Lapaque publie un article sur la relation entre les écrivains français et le christianisme dans lequel il évoque L'Âge du Christ[5].
  • En mars 2007, dans un dossier consacré aux liens entre religion et littérature, Le Figaro Littéraire mentionne un court passage du livre[6].
  • En novembre 2014, dans sa chronique du Point, Patrick Besson parle de ce qui est « sans doute son plus beau livre » avant d'en citer un extrait[7].

Prix littéraire[modifier | modifier le code]

Le 19 novembre 1992, le Prix du Roman Bien est remis à L'Âge du Christ. Le jury, composé de journalistes littéraires (dont Frédéric Beigbeder, Marc Lambron, Éric Neuhoff, Frédéric Taddeï), l'a choisi, à sept voix contre trois. Lors de la remise du prix, Marc-Édouard Nabe l'a refusé : « C’est avec un immense plaisir que je refuse le Prix du Roman Bien », laissant la récompense (une caisse de whisky Bushmills dix ans d'âge) aux membres du jury[8].

Liens avec l'œuvre[modifier | modifier le code]

Les pages du journal intime de l'écrivain rédigées lors de son voyage en Israël en 1991 ont été publiées en décembre 2017 dans son magazine Patience.

Édition[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Louis Ezine, « Portrait d'un artiste en Ubu turc - Le cas Nabe », Le Nouvel Observateur,‎
  2. Christian Giudicelli, « Marc-Edouard Nabe : burlesque ou pathétique ? », Le Figaro magazine,‎
  3. Jean-Louis Kuffer, « Marc-Edouard Nabe zigzague entre le pire et le meilleur », La Tribune de Genève,‎
  4. Gérard-Julien Salvy, « Marc-Edouard Nabe Tartarin d'Istanbul », Le Figaro littéraire,‎
  5. Sébastien Lapaque, « Ces écrivains français en quête de croix », Le Figaro Littéraire,‎ , p. 6 :

    « C'est souvent chez les provocateurs, dont les violences effraient les imbéciles, qu'il faut chercher du sens. Depuis L'Âge du Christ, le livre dans lequel il mettait en scène sa conversion de manière plus profonde qu'on ne l'a dit, Marc-Edouard Nabe n'a eu de cesse de titiller ses contemporains du côté de l'âme. »

  6. Sébastien Lapaque, « De drôles de paroissiens », Le Figaro Littéraire,‎ , p. 4-5 :

    « Marc- Édouard Nabe, Doppelgänger maudit vers lequel Dantec ne laisse pas de tourner son regard, en connaît le prix. On se souvient de la stupeur des agents de la circulation idéologique au moment de la publication de L'Âge du Christ, le livre dans lequel raconte sa première communion à Jérusalem, l'année de ses trente-trois ans. “L'hostie, mon héroïne, mon crack, mon LSD...” Il y a eu des méfiants pour l'accuser d'acheter des actions pontificales à la baisse en attendant de les revendre à la hausse ; d'autres pour le traiter de nazifacho. »

  7. Patrick Besson, « La magie d'Alexandra », Le Point,‎ , p. 15 :

    « Marc-Edouard n'y consacre que quelques pages dans “L'Âge du Christ”, sans doute son plus beau livre (Le Rocher, 1992) : “Les Palestiniens sont des Arabes comme les autres. Ils se cachent derrière la fumée que font leurs brochettes. Ils font semblant d'être occupés pour que les soldats ne s'en occupent pas. Ils n'ont pas plus l'air terroristes qu'à Barbès.” »

  8. « Communiqué : Marc-Édouard Nabe refuse le Prix du Roman Bien 1992 », Actuel,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]