Étant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

L'étant est un concept philosophique désignant ce qui est[1]. Ce concept permet de distinguer, l'expérience phénoménologique vécue par tout humain en contact avec le monde dans lequel il est immergé, du concept métaphysique du philosophe qui s'interroge sur l'essence de cette présence. Cette distinction met en évidence la différence entre le concept de l'étant comme ce qui se montre et le concept d'être comme ce qui est la vérité de l'étant, ce qui le fonde et permet sa présence même.

L'étant chez Heidegger[modifier | modifier le code]

Pour Martin Heidegger[2], l'être en tant qu'il est ce qui est demandé, réclame une ontologie originale qui se distingue essentiellement de tout mode de découvrement de l'étant. Il rompt avec la définition traditionnelle de l'essence de l'homme, ainsi qu'avec toute problématique d'une nature humaine. L'étant est alors tout ce dont nous parlons, tout ce à quoi nous pensons, tout ce à l'égard de quoi nous nous comportons, mais aussi bien ce que nous sommes nous-mêmes et la manière dont nous le sommes.

L'étant chez Levinas[modifier | modifier le code]

Pour Emmanuel Levinas[3], comme conscience de soi, à travers l'activité de représentation, l'étant passe par le désir de l'autre. Selon lui, au lieu de penser l'être (le fait d'être), la pensée occidentale a pensé l'étant (le substantif de l'être) et elle explique les étants par Dieu considéré comme l'étant suprême.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]