Josyane Savigneau

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Josyane Savigneau
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Josyane Savigneau, en 2010.
Naissance (67 ans)
Châtellerault, Drapeau de la France
Activité principale

Josyane Savigneau, née le à Châtellerault, est une biographe et journaliste française, longtemps au sein de la rédaction du Monde.

Parcours[modifier | modifier le code]

Journaliste[modifier | modifier le code]

Josyane Savigneau entre au journal Le Monde en 1977. Elle est chroniqueuse judiciaire puis rejoint le Monde des livres en 1983.

Elle est responsable du Monde des Livres, supplément hebdomadaire du Monde, de 1991 à 2005, rédactrice en chef culture de 1995 à 2002, chroniqueuse de 2005 à 2012 puis responsable de M, le magazine du Monde de 2012 à 2014.

Chargée d'écrire sur le romancier américain Philip Roth, elle finit par nouer une amitié avec lui[1].

Elle prend sa retraite et quitte le journal Le Monde en août 2017.

Biographe[modifier | modifier le code]

Elle est l'auteur de plusieurs livres, dont deux biographies, de Marguerite Yourcenar et de Carson McCullers, et d'un livre autobiographique, Point de côté, où elle évoque sa vie, son parcours et ce qu'elle appelle sa « destitution de la direction du Monde des livres ».

Jury du prix Femina[modifier | modifier le code]

Le 17 janvier 2014, elle est élue membre du jury du prix Femina, en remplacement de Viviane Forrester, morte le 30 avril 2013[2].

Critiques[modifier | modifier le code]

Dans La Face cachée du Monde, Pierre Péan et Philippe Cohen dénoncent un système de « renvoi d'ascenseurs » dans les pages du Monde des livres dont Josyane Savigneau était la rédactrice en chef. Ce système aurait systématiquement mis en avant et encensé les ouvrages d'un cercle restreint d'auteurs français[3],[4].

D’autres, Jean-Edern Hallier[5], Pierre Jourde[6], Jacques Bouveresse[7] ou le journal satirique Pour lire pas lu[8] s’en sont pris, pour des motifs similaires, à la directrice du Monde des Livres. Revenant sur ces accusations, Josyane Savineau a uniquement reconnu « avoir trop parlé de Fayard »[9].

Le Monde a intenté un procès en diffamation en 1993 contre Jean-Edern Hallier, qu'il a gagné.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Josyane Savigneau, « Roth, le trombone et moi », Vanity Fair no 53, décembre 2017, pages 128-135.
  2. lemonde.fr et AFP, « Deux nouvelles jurées Femina : Josyane Savigneau et Anne-Marie Garat », lemonde.fr,‎ (lire en ligne).
  3. Josyane Savigneau en pleine crise de déontologie, Henri Maler, Acrimed, .
  4. Plenel et la police, L'Express, 20 février 2003.
  5. Hallier reprochait, notamment, à Josyane Savigneau de défendre exclusivement les ouvrages des éditions Gallimard.
  6. Jourde évoque une « critique de complaisance », l’existence d’un « clan Sollers-Savigneau ». Voir « Les misères du Monde », Jean Guiloineau, Radio France internationale, 20 mars 2003.
  7. Bouveresse critique « un exemple tout à fait déplorable en matière de corruption », voir « la Laisse d’Or », Pour lire pas lu, octobre 2001 ou sur le site Acrimed, « Médias et critique littéraire ».
  8. Le journal a décerné à Josyane Savigneau le prix de la « Laisse d’Or » censé récompenser le journaliste le plus « servile ».
  9. Frédérique Roussel, « Du côté de chez Josyane », Libération, .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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