Mélanie Joly

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Mélanie Joly
Mélanie Joly en 2014
Mélanie Joly en 2014
Fonctions
Ministre du Patrimoine canadien
En fonction depuis le
(8 mois et 15 jours)
Gouvernement 29e conseil des ministres du Canada
Prédécesseur Shelly Glover
Députée fédérale de Ahuntsic-Cartierville
En fonction depuis le
Législature 42e
Groupe politique Parti libéral
Prédécesseur nouvelle circonscription
Biographie
Date de naissance (37 ans)
Lieu de naissance Montréal (Québec, Canada)
Parti politique Parti libéral du Canada
Diplômée de Université de Montréal, université d'Oxford
Profession Avocate

Mélanie Joly, née le à Montréal, est une avocate et femme politique canadienne. Depuis l'élection fédérale canadienne de 2015, elle est députée de la circonscription fédérale d'Ahuntsic-Cartierville pour le Parti libéral du Canada. Elle est également ministre du Patrimoine canadien depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Mélanie Joly est la fille du comptable Clément Joly, qui fut président de la Commission des finances du Parti libéral du Canada au Québec et administrateur à l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien de 2002 à 2007, et de Laurette Racine, directrice à la Commission-Scolaire-des-Mille-Îles.

Elle fait ses études en droit à l'Université de Montréal où elle devient présidente de l'Association des étudiantes et étudiants en droit de l'Université de Montréal. Elle devient membre du Barreau du Québec en 2002 puis magister juris en droit européen et comparé à l'université d'Oxford.

Carrière en droit et en communication[modifier | modifier le code]

Au début de sa carrière, elle pratique le droit chez Stikeman Elliott (en) et Davies Ward Phillips et Vineberg (en), deux grands cabinets d'avocats de Montréal. Elle œuvre principalement dans les domaines du litige civil et commercial et du droit de la faillite et de l’insolvabilité. Elle agit aussi à titre de procureure pour le Groupe Polygone devant la Commission d’enquête Gomery[1].

Elle se joint en 2009 à la firme de relations publiques Cohn & Wolfe dont elle devient associée directrice du bureau de Montréal jusqu'en 2013[2],[3]. Alors qu’elle dirige encore le cabinet, elle est nommée à la tête du comité conseil pour le Québec de la campagne de Justin Trudeau à la chefferie du Parti libéral du Canada de 2013.

Mélanie Joly a fondé en 2009, avec des collègues, le collectif Génération d'idées, un groupe de réflexion politique destiné aux 25 à 35 ans[3]. Elle a quitté ce collectif en 2010[4]. Elle est aussi membre du collectif Sortie 13, fondé en 2011[5], où elle signe sa contribution intitulée : « Les villes au pouvoir ou comment relancer le monde municipal québécois »[6]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Le 17 juin 2013, alors qu'elle est encore inconnue du grand public, Mélanie Joly annonce sa candidature à la mairie de Montréal, à l'occasion des élections municipales du 3 novembre. Elle obtient 26,50 % des votes, se plaçant en deuxième position derrière Denis Coderre[7].

En 2015, elle quitte la politique municipale et annonce sa candidature à l'investiture du Parti libéral du Canada dans la nouvelle circonscription fédérale d'Ahuntsic-Cartierville[1], ce qui n'est pas sans alimenter le cynisme à son égard étant donné que, sur quantité de tribunes, elle avait certifié d'une part vouloir présenter sa candidature à la mairie de Montréal à l'élection municipale de 2017 et d'autre part avoir renoncé à soumettre sa candidature à l'élection fédérale de 2015[8],[9]

Le 19 octobre 2015, elle remporte l'élection dans Ahuntsic-Cartierville avec 47% des voix. Le 4 novembre suivant, elle est nommée ministre du Patrimoine canadien dans le gouvernement libéral, parvenant à capitaliser non seulement sur la notoriété acquise dans la foulée de sa candidature à l'élection municipale de 2013[9], mais également sur le fait que, nouvellement élu Premier ministre, Justin Trudeau s'était engagé à composer un Conseil des ministres paritaire[10].

Implications[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses activités professionnelles, Mélanie Joly s'implique activement dans le secteur philanthropique. Elle a siégé au sein de plusieurs comités et conseils d'administration (ci-dessous).

Le 15 octobre 2014, elle publie son premier livre intitulé « Changer les règles du jeu »[11]. Dans son ouvrage, elle traite du déséquilibre de pouvoir existant entre les différents paliers de gouvernements, du fossé entre les pouvoirs politiques et la population, et d'autres enjeux, dont les changements climatiques, le transport en commun et la croissance des inégalités sociales.

Implication sociale et culturelle[modifier | modifier le code]

  • 2006-2007 — Membre du Conseil d’administration et présidente-fondatrice du comité Jeunesse de la Fondation du Musée d’art contemporain de Montréal
  • 2006-2008 — Membre du Conseil consultatif du doyen de la Faculté de droit de l'Université de Montréal
  • 2007-2011 — Cofondatrice et membre du conseil d’administration de Génération d'idées
  • 2007-2011 — Membre du Comité d’honneur des Ballets Jazz de Montréal
  • 2007-2008 — Présidente-fondatrice de l’initiative Les Printemps du MAC du Musée d’art contemporain de Montréal
  • 2008-2013 — Membre du conseil d’administration et présidente du comité de gouvernance du Musée d’art contemporain de Montréal
  • 2008-2013 — Membre du conseil, Conseil supérieur de la langue française
  • 2009-2012 — Membre du conseil d’administration et présidente-fondatrice du comité relève, Orchestre symphonique de Laval
  • 2009-2011 — Membre fondatrice du comité Jeunes Canadiens en Finance (division Femmes d’affaires)
  • 2009-2010 — Membre du conseil d’administration du Festival Bach de Montréal,
  • 2010-2013 — Membre du conseil d’administration du Cercle canadien de Montréal
  • 2011-2012 — Membre du comité national organisateur du Prix du gouverneur général des arts de la scène
  • 2011-2013 — Membre du forum 8 de Entrepreneur organization (EO)
  • 2011 — Membre du groupe de réflexion Sortie 13
  • 2011-2013 — Membre du conseil d’administration de la Régie des rentes du Québec
  • 2012-2013 — Membre du conseil d’administration de la Fondation du Centre hospitalier de l'Université de Montréal
  • Porte-parole du Logis Rose-Virginie
  • Ambassadrice pour La rue des Femmes.

Prix, bourses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2008: Le magazine Elle Québec l'a choisie Femme de l'année 2008 - catégorie Relève[12].
  • Juillet 2008 — Prix Coup de cœur, Concours québécois en entrepreneuriat, pour le projet Génération d’idées
  • Octobre 2009 — Sélectionnée parmi les 15 femmes qui feront bouger le Québec par le journal Les Affaires[13]
  • Juillet 2010 — Sélectionnée parmi les 100 femmes « Leaders de l’avenir », Magazine Entreprendre
  • Octobre 2010 — Récipiendaire, Prix Arnold Ediborough[14], première personnalité québécoise à obtenir cette récompense visant à reconnaître l’implication d’une personnalité du monde des affaires au sein du milieu culturel
  • Octobre 2011 — Finaliste, Prix des Femmes d’affaires du Québec[15], Réseau des femmes d’affaires du Québec
  • Automne 2011 — Sélectionnée parmi les 100 personnalités du Québec, Magazine Entreprendre
  • Automne 2013 — Sélectionnée Personnalité municipale de l’année, émission C'est pas trop tôt, ICI Radio-Canada Première
  • Février 2014 — Sélectionnée parmi les Femmes de l’année, Elle Québec

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]