Gabriel Ste-Marie

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Gabriel Ste-Marie
Fonctions
Député de Joliette
En fonction depuis le
(3 ans, 10 mois et 24 jours)
Élection Élections fédérales canadiennes de 2015
Législature Chambre des communes du Canada
Prédécesseur Francine Raynault
Biographie
Lieu de naissance Saint-Jean-de-Matha
Parti politique Indépendant
Diplômé de Université du Québec à Montréal
Profession Économiste, enseignant

Gabriel Ste-Marie est un économiste, enseignant et homme politique québécois (Canada), député de Joliette depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Gabriel Ste-Marie a obtenu un baccalauréat ainsi qu'une maîtrise en sciences économiques de l'Université du Québec à Montréal, respectivement en 2002 et en 2005[1]. Il enseigne l’économie au Cégep régional de Lanaudière à Joliette et est chargé de cours à l'UQAM. Il est également chercheur rattaché à l'Institut de recherche en économie contemporaine, où ses travaux portent sur l'économie du Québec.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En janvier 2015, il devient président du Bloc québécois de Joliette et annonce sa candidature à l'investiture pour l'élection fédérale de 2015, avec le soutien de Pierre Paquette[2] Il est officiellement investi en mars de la même année[3]

Dans la campagne du parti, il est notamment chargé du cadre financier, dont il assure la direction et la présentation à la presse[4].

Le il est élu député de Joliette, avec 33,21 % des suffrages et plus de 2500 voix d'avance sur son adversaire le plus proche[5]

Démission du Bloc Québécois[modifier | modifier le code]

À l’ouverture du congrès du Bloc Québécois, en février 2018, Martine Ouellet, dans son discours d’ouverture a lancé des flèches aux membres de son parti, notamment sur «les résistances au changement » de certains députés du bloc[6] et à propos du « coulage » d’information. Dans la semaine précédant le congrès, plusieurs médias québécois avaient dévoilé le salaire d’un peu moins de 100 000 $ par an que demandait Mme Ouellet. « On pourrait être encore plus efficaces si les joueurs/joueuses de notre propre équipe ne scoraient pas dans nos propres buts », a-t-elle mentionné.

Ses propos n’ont pas diminué la grogne à l’intérieur de son parti. Moins de 15 jours après le congrès, 7 des 10 députés du BQ (les députés Michel Boudrias, Rhéal Fortin, Simon Marcil, Monique Pauzé, Louis Plamondon, Luc Thériault et Gabriel Ste-Marie) quittent le parti en siégeant comme un bloc de députés indépendants voulant défendre les intérêts du Québec[7],[8]. Si Mme Ouellet quitte la direction du BQ, les 7 députés démissionnaires, reviendraient au parti[9].

Pour le député démissionnaire Louis Plamondon, « La nouvelle orientation, préconisée par la chef du Bloc québécois, subordonne les intérêts du Québec à la promotion de l’indépendance. Or, nous sommes justement indépendantistes parce que nous sommes convaincus que c’est dans l’intérêt du Québec ! »[10],[11]. Le lendemain, sur les ondes de 98,5 FM, le doyen du BQ, précise son opinion de Martine Ouellet : « Elle est incapable de rassembler; elle ne l’a pas du tout »[9]

« On veut être la voix du Québec à Ottawa, défendre notre monde. On n'a jamais senti un intérêt de Martine Ouellet pour ça. C'est toujours la confrontation, elle voulait une soumission. Elle veut rester chef du Bloc, alors on a agi en conséquence », dit le député Gabriel Ste-Marie. Selon Ste-Marie, les députés démissionnaires vont « continuer de travailler, plus fort que jamais. On continue de faire le même travail, on ne renie pas nos valeurs. Un retour au Bloc, avec Martine Ouellet, ce ne serait pas possible. »[12].

Le député Ste-Marie et les 6 démissionnaires bloquistes ne sont pas les seuls à demander la démission de Martine Ouellet, l'ex-chef du BQ Gilles Duceppe croit que Mme Ouellet devrait admettre sa défaite et de se retirer: « Un chef qui se voit contesté par 70 % du caucus devrait comprendre le message. Moi, être là, je comprendrais que je n’y ai plus ma place» déclare l'ex-chef [13]. Pour le successeur de Gilles Duceppe, Daniel Paillé : «le fondamental du parti [...], est resté à mon avis entre les mains de Plamondon et de Rhéal Fortin, et des autres. »

Publications[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élection fédérale de 2015
Candidat Parti # de voix % des voix
     Soheil Eid Conservateur +05 705, 10,06 %
     Gabriel Ste-Marie Bloc québécois +18 875, 33,3 %
     Michel Bourgeois Libéral +15 995, 28,22 %
     Danielle Landreville NPD +14 566, 25,69 %
     Mathieu Morin Vert +01 335, 2,35 %
     Robert D. Morais Forces et Démocratie +00213, 0,38 %
Total 56 689 100 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Page de Gabriel Ste-Marie sur Linkedin.
  2. « Gabriel Ste-Marie: président du Bloc dans Joliette », L'action, 12 janvier 2015, consulté le 23 octobre 2015.
  3. « Joliette : Gabriel Ste-Marie candidat du Bloc », Journal de Joliette, 29 mars 2015, consulté le 23 octobre 2015.
  4. « Le Bloc Québécois présente son cadre financier », Le Journal de Joliette, 29 septembre 2015, consulté le 23 octobre 2015.
  5. « "C'est maintenant que le vrai travail commence" - Gabriel Ste-Marie », L'Action, 19 octobre 2015, consulté le 23 octobre 2015.
  6. « Martine Ouellet dit sentir de la «résistance» au sein du Bloc québécois », sur Le Devoir (consulté le 28 février 2018).
  7. « Sept députés sur dix claquent la porte du Bloc québécois », Huffington Post Québec,‎ (lire en ligne, consulté le 28 février 2018).
  8. « Nouvelle crise au Bloc québécois », sur Le Devoir (consulté le 28 février 2018).
  9. a et b « «Elle est incapable de rassembler; elle ne l’a pas du tout» -Louis Plamondon », sur 98,5 fm Montréal (consulté le 1er mars 2018).
  10. « Plamondon quitte le Bloc Québécois - Le Courrier Sud », Le Courrier Sud,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2018).
  11. Sympatico, « Louis Plamondon réagit à la crise au Bloc québécois », Sympatico,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2018).
  12. « Gabriel Ste-Marie quitte le Bloc Québécois », L'Action,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2018).
  13. « Crise au Bloc québécois: «Elle devrait partir», dit Gilles Duceppe | Philippe Teisceira-Lessard | Politique canadienne », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2018).
  14. Résumé sur le site de l'Institut de recherche en économie contemporaine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]