Aller au contenu

Soraya Martinez Ferrada

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Soraya Martinez Ferrada
Illustration.
Soraya Martinez Ferrada en 2025.
Fonctions
Mairesse de Montréal
En fonction depuis le
(5 mois et 9 jours)
Élection 2 novembre 2025
Prédécesseur Valérie Plante
Députée à la Chambre des communes

(5 ans, 6 mois et 7 jours)
Élection 21 octobre 2019
Réélection 20 septembre 2021
Circonscription Hochelaga
Législature 43e et 44e
Groupe politique Libéral
Prédécesseur Marjolaine Boutin-Sweet
Successeur Marie-Gabrielle Ménard
Ministre du Tourisme
Ministre responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec

(1 an, 6 mois et 10 jours)
Premier ministre Justin Trudeau
Gouvernement Trudeau
Prédécesseur Randy Boissonnault (Tourisme)
Successeur Pascale St-Onge
Conseillère municipale à Montréal
district Saint-Michel
Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

(3 ans, 11 mois et 26 jours)
Élection 6 novembre 2005
Groupe politique Union Montréal (2005-2007)
Indépendante (2007)
Vision Montréal (2007-2009)
Prédécesseur Paolo Tamburello
Successeur Frantz Benjamin
Biographie
Nom de naissance Soraya Marisel Martínez Ferrada
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Santiago (Chili)
Nationalité Chilienne
Canadienne
Parti politique Union Montréal (2005-2007)
Vision Montréal (2007-2013)
Coalition Montréal (2013)
Parti libéral (2019-2025)
Ensemble Montréal (depuis 2025)
Profession Organisatrice communautaire
Conseillère politique
Résidence Montréal

Soraya Martinez Ferrada, née le à Santiago, est une femme politique québécoise d'origine chilienne[1]. Depuis , elle est cheffe d'Ensemble Montréal, un parti politique municipal et est élue mairesse de Montréal le .

Députée du Parti libéral du Canada dans la circonscription d'Hochelaga à la Chambre des communes du Canada d' à , elle exerce la fonction de secrétaire parlementaire du ministre des Transports Omar Alghabra jusqu'au . À partir de cette date, elle occupe la fonction de ministre du Tourisme et ministre responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec dans le gouvernement Trudeau jusqu'au .

Sur la scène municipale, elle siège de 2005 à 2009 en tant que conseillère municipale du district de Saint-Michel d’abord sous la bannière Union Montréal, puis de Vision Montréal.

Entre ses engagements municipaux et fédéraux, elle travaille également comme organisatrice communautaire et conseillère politique.

Premières années

[modifier | modifier le code]

Soraya Marisel Martínez Ferrada est née le [2] au Chili, fille d'Omar Martínez Prieto et Maritza Inés Ferrada Videla, des militants socialistes qui ont dû fuir leur pays durant la dictature militaire d'Augusto Pinochet[3]. Alors qu'elle a huit ans, sa famille s'installe dans l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, près de la station Joliette, en 1980[4]. Au début de la vingtaine, elle étudie, travaille et voyage en alternance[3].

Au cours d'une première grossesse difficile, elle commence à faire du bénévolat au sein de l'Éco-quartier Saint-Michel, et découvre qu'elle se plaît dans ce milieu dans lequel elle s'implique durant quatre ans[3]. Elle fait partie de l'équipe fondatrice du programme d’insertion culturelle et socioprofessionnelle à la TOHU, un organisme à but non-lucratif qui réunit les arts du cirque, les préoccupations environnementales et l'engagement envers la communauté, où elle est responsable de la programmation culturelle, environnementale et communautaire[5],[6].

Carrière politique

[modifier | modifier le code]

Politique municipale

[modifier | modifier le code]

En 2005, Soraya Martinez Ferrada se présente au poste de conseillère municipale pour le district électoral de Saint-Michel, sous la bannière de l'Union des citoyens et citoyennes de l'île de Montréal du maire Gérald Tremblay, et est élue[7]. Élue sous le nom de Soraya Martinez, son patronyme est omis tout au long de son mandat. Elle porte alors avec succès le projet de la reconversion de la carrière Miron, utilisé comme dépotoir, en parc municipal[8]. Elle quitte cependant le parti du maire Tremblay en , disant que celui-ci négligeait le contact avec la population[9].

Elle siège d'abord comme conseillère indépendante, puis passe au parti Vision Montréal dirigé par Benoit Labonté[10]. En , elle devient leader adjointe de l'opposition à l'hôtel de ville de Montréal[11]. Elle est défaite lors des élections municipales de 2009, alors que Vision Montréal est dirigé par Louise Harel[3]. Elle poursuit cependant son engagement politique dans Vision Montréal, devenant la directrice générale du parti[12]. Plus tard, en 2011, elle devient aussi cheffe de cabinet de Louise Harel[3]. Pour les élections municipales de 2013, elle est candidate au poste de maire de l'arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension pour Vision Montréal[13], mais à la suite du retrait de Louise Harel de l'élection, elle devient candidate pour le nouveau parti Coalition Montréal de Marcel Côté[3]. Elle termine au troisième rang.

Après cette campagne électorale, Soraya Martinez retourne travailler à la TOHU à titre de directrice partenariats et philanthropie[14], puis en 2015, Mélanie Joly, ancienne candidate à la mairie de Montréal, lui demande de l'aider pour sa campagne d'investiture pour le Parti libéral du Canada dans Ahuntsic-Cartierville[3]. Une fois celle-ci obtenue, elle dirige la campagne électorale de Joly, puis accompagne celle-ci à Ottawa en tant que conseillère principale de la ministre du Patrimoine canadien[15].

Politique fédérale

[modifier | modifier le code]

En , elle décide de revenir à Montréal pour tenter d'obtenir l'investiture libérale dans Hochelaga pour l'élection fédérale du [16]. Elle est choisie par acclamation, le parti ayant rejeté d'autres candidatures[17]. Le jour du scrutin, elle est élue députée à la Chambre des communes avec une majorité de 328 voix.

Le , elle est nommée secrétaire parlementaire du ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino[18]. Elle occupe ce poste jusqu'au , puis est nommée secrétaire parlementaire du ministre des Transports, Omar Alghabra[19].

Martinez Ferrada est réélue lors des élections anticipées du . Elle obtient une majorité de plus de 3 000 voix.

Lors du remaniement du conseil des ministres du gouvernement Trudeau du , elle est nommée ministre du Tourisme et ministre responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec[20].

Le , la ministre Martinez Ferrada fait une déclaration à la Chambre des communes du Canada dans laquelle elle fait part de son histoire personnelle sur son avortement et l'importance de protéger le droit de choisir des femmes. Quelques semaines après, elle publie une lettre ouverte dans Le Devoir[21] dans laquelle elle explique sa décision et l'importance de briser le silence face au sujet de l'avortement.

Retour en politique municipale

[modifier | modifier le code]

Le , Soraya Martinez Ferrada démissionne de ses postes de ministre du Tourisme et ministre responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec pour briguer la direction du parti Ensemble Montréal, afin de se présenter comme candidate à la mairie de Montréal lors des élections municipales de 2025[22],[23].

Le , Ensemble Montréal l'élit comme cheffe du parti. Étant la seule candidate à annoncer officiellement ses intentions de briguer la direction, son élection se fait par acclamation[24]. Elle devient du même coup candidate à la mairie de Montréal en vue des élections municipales[25]. Le suivant, elle est élue mairesse de la ville, devenant la première néo-québécoise à obtenir le poste[1],[26].

Vie familiale

[modifier | modifier le code]

Elle est mariée à Pascal Delinois et vit dans le quartier Saint-Michel de l'arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension à Montréal[27].

Résultats électoraux

[modifier | modifier le code]


Références

[modifier | modifier le code]
  1. a et b « SORAYA MARTINEZ FERRADA ÉLUE MAIRESSE DE MONTREAL », sur Institut Neo Québec, (consulté le )
  2. Certificat de naissance sur la version anglaise de Wikipédia
  3. a b c d e f et g André Bérubé, « Un café avec... Soraya Martinez Ferrada », sur Est Média Montréal, (consulté le )
  4. « Soraya Martinez Ferrada - Secrétaire parlementaire du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté », sur Justin Trudeau, premier ministre du Canada (consulté le )
  5. Sandrine Vieira, « Voici les recrues du cabinet Trudeau », sur Le Devoir, (consulté le )
  6. (fr-CA) « Entrevue exclusive avec Soraya Martinez Ferrada. Les 100 premiers jours de la ministre responsable du DEC pour le Québec et ministre du Tourisme du Canada, par Pierre Bellerose », sur tourismexpress.com, (consulté le )
  7. Le Devoir, « Victoire de Soraya Martinez », sur Le Devoir, (consulté le ), A7
  8. « Le parc Frédéric-Back, ou la reconquête écologique d’un dépotoir », sur Le Devoir (consulté le )
  9. Sébastien Rodrigue, « Benoit Labonté largue Gérald Tremblay - Il devient un nouvel adversaire du maire et entraîne deux autres élus avec lui », sur La Presse, (consulté le )
  10. Alexandre Shields, « Benoit Labonté passe du côté de Vision Montréal », sur Le Devoir, (consulté le )
  11. « En bref - Nominations au parti Vision Montréal », sur Le Devoir, (consulté le )
  12. Jeanne Corriveau, « Financement - Harel et son parti ont enfreint la loi électorale », sur Le Devoir, (consulté le )
  13. Jeanne Corriveau, « Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension – Soraya Martinez fera la lutte à Anie Samson », sur Le Devoir, (consulté le )
  14. « Un événement réseautage pour les étudiants en communication », sur Isarta Infos | Actualités Marketing, Communication et Numérique, (consulté le )
  15. « Biographie - Soraya Martinez », sur Parti libéral du Canada (consulté le )
  16. Suzanne Colpron, « Du sang neuf à Ottawa », sur La Presse, (consulté le )
  17. Jean Numa Goudou, « PLC : « pas de course à l’investiture » dans Hochelaga », sur Intexto, jounal nou, (consulté le )
  18. « Soraya Martinez Ferrada — Fiche de parlementaire », Parlement du Canada
  19. « Profil », sur bdp.parl.ca (consulté le )
  20. (fr-CA) Mélanie Marquis, « Remaniement ministériel: Trudeau y va d’un important jeu de chaises musicales », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  21. Soraya Martinez Ferrada, « Ma vie aurait été différente si je n’avais pas eu le libre choix », sur Le Devoir, (consulté le )
  22. (fr-CA) Maxime Bergeron, « Entrevue avec Soraya Martinez Ferrada: Une candidate « anti-chicane » à la mairie de Montréal », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  23. (fr-CA) Anne Marie Lecomte, « Soraya Martinez Ferrada aspire à devenir mairesse de Montréal », sur Radio-Canada, (consulté le )
  24. Jean-François Thériault, « Soraya Martinez Ferrada couronnée cheffe d’Ensemble Montréal », sur Radio-Canada, (consulté le )
  25. Ensemble Montréal, « Soraya Martinez Ferrada élue cheffe d’Ensemble Montréal », sur ensemblemtl.org, (consulté le )
  26. Olivier Faucher, « Soraya Martinez Ferrada succède à Valérie Plante », Le Journal de Montréal, .
  27. (en-CA) Jason Magder, « How Montreal's mayoral candidates spend their downtime », sur Montreal Gazette, (consulté le )
  28. Élections Canada, « Résultats Élection fédérale canadienne de 2021 », sur enr.elections.ca (consulté le ).
  29. Élections Canada, « Résultats officiels du scrutin – Hochelaga », sur elections.ca (consulté le ).

Liens externes

[modifier | modifier le code]