Gaétan Frigon

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Gaétan Frigon
Description de l'image Gaétan Frigon 2011.jpg.
Naissance (76 ans)
Saint-Prosper-de-Champlain, QC
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Pays de résidence Drapeau du Canada Canada
Profession
Président exécutif de Publipage Inc.
Formation
Conjoint
Hélène Héroux

Gaétan Frigon, né le à Saint-Prosper-de-Champlain dans la province de Québec au Canada, est une personnalité québécoise du monde des affaires. Il est surtout connu pour son rôle à la tête de la SAQ, de Loto-Québec et pour son passage comme dragon pendant les trois premières années l’émission Dans l'œil du dragon de Radio-Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gaétan Frigon est le deuxième d’une famille de six enfants. Saint-Prosper était alors un petit village de Mauricie comptant 1000 habitants, un village typique du Québec du temps.

Son père, Jean-Baptiste Frigon, était le marchand général et, par voie de conséquence, considéré comme un notable de la place. Il a d’ailleurs été maire de la municipalité pendant plusieurs années. Le magasin général avait été construit à la fin des années 1800 par son grand-père maternel, Prima Cloutier, qui le vendit à son grand-père paternel, William-Xavier Frigon, en 1920. Le magasin prit alors le nom de W.X. Frigon Enrg, nom qui demeura jusque dans les années 1980 alors que Gérald, son frère, l’acheta au décès de son père et l’appela simplement Magasin Frigon. Le magasin est encore là aujourd’hui. Le magasin étant attenant à la maison familiale, il y passait la presque totalité de son temps, étant attiré par les rouages du commerce.

Études[modifier | modifier le code]

Gaétan Frigon fit ses études primaires au couvent de Saint-Prosper avec des religieuses comme enseignantes.

Il fit son cours classique au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières.

Après sa rhétorique en 1959, il décida d’aller à l'Université d'Ottawa terminer son cours classique tout en apprenant l’anglais et la comptabilité. Il gradua de cette université en 1961 avec un baccalauréat ès arts.

Carrière[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, seul Eaton engageait des gradués d’universités. C’est là que Gaétan Frigon commença sa carrière, immédiatement après sa graduation en 1961, en tant que chef de section dans les vêtements pour hommes. Il gravit les échelons pour devenir directeur de département en 1965.

En 1967, il devint alors le plus jeune directeur d’un étage complet, avec la responsabilité du sous-sol, toujours au magasin du centre-ville de Montréal.

Gaétan Frigon quitta Eaton en 1968 et, au cours des 10 années qui suivirent, il travailla pour Auto-centres Western (une filiale de Gulf Canada dans le temps), Red Barn System Canada Ltd, Georges Painchaud Iinc. (une filiale de M Loeb Limited dans le temps) et la fédération des magasins COOP.

Metro-Richelieu[modifier | modifier le code]

Gaétan Frigon accepta, en 1978, le poste de vice-président marketing de Metro-Richelieu[1],[2],[3]. Il a alors notamment contribuer à développer les dépanneurs 7 jours (appartenant aujourd’hui à Couche-Tard) ainsi qu'à la campagne publicitaire On connait not’ monde avec Gaston L’Heureux.

Il quitta Metro-Richelieu en 1982 pour aller chez Steinberg's. Cependant, en 1985, devant l’arrivée massive des super surfaces comme Super Carnaval et Price Club (Costco), Metro-Richelieu, qui connaissait alors des difficultés, offrit à Gaétan Frigon l'occasion d’y retourner. Au cours de cette période, Gaétan Frigon développa, avec Guy Fournier, un concept de visibilité corporative, le Gala MétroStar[2]. Il participa aussi à l’achat des magasins Super Carnaval (aujourd’hui Super C) tout en développant le concept Metro 5 Étoiles qui fut à la base de l’agrandissement de nombreux supermarchés Metro. Finalement, il repositionna les marchés de quartier Richelieu sous l’appellation Marché Richelieu. Durant cette période, les parts de marché de Metro-Richelieu doublèrent au Québec.

Steinberg's[modifier | modifier le code]

En 1982, Gaétan Frigon quitta Metro-Richelieu pour aller développer le concept des dépanneurs La Maisonnée chez Steinberg's[1],[2],[4]. Il s'occupa ensuite de la publicité des supermarchés Steinberg. Il développa alors la campagne publicitaire Le Supermarché de Choix.

Groupe Québecor[modifier | modifier le code]

En 1988, Gaétan Frigon accepta le poste de premier vice-président, distribution, du Groupe Québecor, responsable notamment des divisions de messageries de presse, de distribution de livres et de musique. Il s’agissait de la responsabilité des divisions Messageries Dynamiques, Disques Trans-Canada (aujourd’hui Musicor) et Québec Livres.

Imprimeries Transcontinental[modifier | modifier le code]

En 1989, il devient vice-président chargé du marketing d'Imprimerie Transcontinental, une filiale du Groupe Transcontinental (GTC)[2].

Il mit sur pied une filiale appelée Transcom qui avait pour mission de développer de nouveaux marchés spécialisés.

La chance de devenir entrepreneur se présenta lorsque Guy Cloutier lui demanda de développer un produit dérivé de l’émission de télé Bon Appétit mettant en vedette Claudette et Marie-Josée Taillefer. C’est ainsi qu’il développa le concept des fiches-cuisine Bon Appétit. Il convainquit Rémi Marcoux de financer le projet en retour du contrat d’imprimerie.

Entrepreneuriat[modifier | modifier le code]

Gaétan Frigon quitta ensuite Transcontinental pour devenir entrepreneur à plein temps. Dans un premier temps, il acheta, avec sa conjointe Hélène Héroux, 40 % des actions de Scriptum Communications, une entreprise qui éditait alors les fiches-cuisine Bon Appétit.

Publipage inc.[modifier | modifier le code]

En 1996, Hélène Héroux et Gaétan Frigon vendirent leurs actions dans Scriptum Communications pour lancer Publipage inc[2], une agence représentant tous les éditeurs de Pages jaunes en Amérique du Nord. Ils firent plus acquisitions dont celle, en 2000, de Bell Actimedia Solutions, une agence appartenant alors à Bell Canada.

Sociétés d'état[modifier | modifier le code]

SAQ[modifier | modifier le code]

En 1998, il prend la présidence de la SAQ[2]. Il quitta donc son poste de président-directeur général de Publipage qu’il confie à sa conjointe Hélène Héroux et accepte un mandat d’une durée maximale de 5 ans comme président-directeur général de la SAQ.

Pendant son mandat, la SAQ fait son entrée dans la liste des 150 entreprises les plus admirées des Québécois, tel que rapporté annuellement par la revue Commerce. Quatre ans plus tard, elle était en 3e place sur 150. En 2001, il fonde le Grand bal des Vins Cœurs, au profit de la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal.

Au cours de son mandat, Frigon décide de louer une voiture de marque Jaguar avec l'allocation de déplacement prévue pour ses fonctions. Le choix de cette voiture de luxe pour un président de société d'État fera les manchettes des journaux, et Pauline Marois sera interpellée à l'Assemblée nationale sur cette question[5].

Loto-Québec[modifier | modifier le code]

En 2002, Bernard Landry impose Frigon comme président du conseil, président et chef de la direction de Loto-Québec[5]. Il occupe ce poste pendant moins d'un an et démissionne suite à des allégations de conflit d'intérêts envers l'entreprise Publipage, entreprise toujours dirigée par sa conjointe, alors qu'il était président de la SAQ, ainsi que pour l'acquisition par Loto-Québec d'œuvres d'art à un fraudeur notoire, pour plus de vingt fois leur valeur marchande[6].

Golfotron inc.[modifier | modifier le code]

En 2005, Gaétan Frigon lança une nouvelle entreprise, Golfotron inc. Cette entreprise développa alors un concept de simulateurs de golf basé sur des tapis-capteurs fabriqués en Allemagne. Par la suite, Golfotron fit un partenariat avec une entreprise australienne, Optigolf, pour avoir les droits exclusifs d’un système de captation original.

Après des investissements considérables accompagnés d’essais et d’erreurs, Gaétan Frigon confia à une entreprise de Québec le mandat de développer un nouveau système de captation basé cette fois sur des caméras haute vitesse. Ce système inédit fait maintenant partie intégrante du simulateur de golf Golfotron.

Divers[modifier | modifier le code]

Gaétan Frigon a été choisi pour être un des 5 dragons[7] de l’émission Dans l'œil du dragon de Radio-Canada.

Controverse[modifier | modifier le code]

Le , Gaétan Frigon publie dans La Presse un article intitulé  La tragédie grecque en 10 actes, où il fait état de ses recherches sur les raisons fondamentales de la crise de la dette publique grecque. Il donne 10 exemples de comportements qui font « frémir d'horreur » et « dépasse[nt] l’entendement », en concluant que « les Grecs se doivent de mettre de l’ordre dans leur maison avant de continuer à quêter ».

Le lendemain, dans un geste inédit[réf. nécessaire], la direction de La Presse retire l'article du site web du journal, en publiant avec un mot d'excuse de la directrice principale de la section Débats[8] qui indique que « la plupart des éléments du texte [de Gaétan Frigon] circulent depuis plusieurs jours sur l’internet sans qu’on en connaisse l’origine ou l’auteur. Cela étant, ce texte n’aurait pas dû être publié ». Ce retrait est suivi de plusieurs commentaires sur les réseaux sociaux où l'on se moque de son auteur[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://virtuel.24hmontreal.canoe.ca/doc/24hrsmontreal/24h-montreal-08-19-2009_OPT2/2009081801/16.html#16
  2. a, b, c, d, e et f http://www.world-lotteries.org/cms/index2.php?option=com_content&task=view&id=984&pop=1&page=0&Itemid=30
  3. http://www.canoe.com/cgi-bin/imprimer.cgi?id=524210
  4. The Montreal Gazette - Dec 10, 1981 http://news.google.com/newspapers?nid=1946&dat=19811210&id=9o0kAAAAIBAJ&sjid=drkFAAAAIBAJ&pg=4956,5101238
  5. a et b Hugo Roy, « Le cas Frigon, Note de recherche », sur École nationale d'administration publique (ENAP) du Québec,‎ (consulté le 10 juillet 2015).
  6. Stéphane Baillargeon, Tommy Chouinard, « Départ-surprise de Frigon », sur Le Devoir,‎ (consulté le 10 juillet 2015).
  7. http://www.radio-canada.ca/emissions/dans_l_oeil_du_dragon/2011-2012/collaborateur.asp?idDoc=186332
  8. Pascale Breton, directrice principale de la section Débats, « Texte de Gaétan Frigon », sur La Presse Plus,‎ (consulté le 9 juillet 2015).
  9. Le Huffington Post Québec, « Ça chauffe sur Twitter pour l'ex-Dragon Gaétan Frigon à la suite d'un texte retiré par La Presse », sur Huffington Post Québec,‎ (consulté le 9 juillet 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]