Élection fédérale canadienne de 2015

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Précédent 2011 Drapeau du Canada
Élection fédérale
canadienne de 2015
Type d’élection  Élection législative fédérale
Postes à élire  338 sièges de la Chambre des communes
Mandat  4 ans
Stephen Harper by Remy Steinegger - grey.jpg
Parti conservateur – Stephen Harper
Sièges sortants 159
Tom-Mulcair-Cropped-2014-05-08.jpg
NPD – Thomas Mulcair
Sièges sortants 95
Justin Trudeau 2014-1.jpg
Parti libéral – Justin Trudeau
Sièges sortants 36
Gilles Duceppe2.jpg
Bloc québécois – Gilles Duceppe
Sièges sortants 2
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Parti vert – Elizabeth May
Sièges sortants 3
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Forces et Démocratie – Jean-François Fortin
Sièges sortants 3
Premier ministre
Sortant

L'élection fédérale canadienne de 2015 aura lieu le afin d'élire la 42e législature du Parlement canadien.

Cette élection voit notamment s'affronter le Parti conservateur du Premier ministre Stephen Harper, qui tente de remporter un quatrième mandat, au Nouveau Parti démocratique de Thomas Mulcair, qui forme l'Opposition officielle depuis 2011, et au Parti libéral de Justin Trudeau.

Contexte[modifier | modifier le code]

Parlement sortant[modifier | modifier le code]

Parti Chef Sièges
2011 Actuel
Parti conservateur Stephen Harper 166 159
Nouveau Parti démocratique Thomas Mulcair 103 95
Parti libéral Justin Trudeau 34 36
Indépendant 0 7
Bloc québécois Gilles Duceppe 4 2
Parti vert Elizabeth May 1 3
Forces et Démocratie Jean-François Fortin 3
Vacants 3
Total 308 308

Calendrier électoral[modifier | modifier le code]

En 2006, le Parlement a adopté un amendement à la Loi électorale qui oblige les élections à avoir lieu le troisième lundi d'octobre dans la quatrième année civile qui suit les précédentes élections[1]. En vertu de cette disposition, les élections sont normalement prévues le . Toutefois, la loi prévoit deux exceptions :

  • si la date prévue entre en conflit avec une élection provinciale, territoriale ou municipale ou bien une fête culturelle ou religieuse, le directeur général des élections peut recommander au gouverneur général de reporter la date d'un jour ou d'une semaine ; dans ce cas, le gouverneur général en conseil doit le faire au plus tard le
  • la loi ne restreint pas le pouvoir du gouverneur général de dissoudre la Chambre lorsqu'il le juge opportun[2] ; ainsi, des élections anticipées peuvent donc toujours être déclenchées à la demande du premier ministre, soit de sa seul volonté (par exemple pour les élections de 2008) soit parce qu'il a perdu la confiance de la Chambre (par exemple pour les élections de 2011).

Ainsi, en 2014, des rumeurs circulent disant que le premier ministre s'apprêterait à déclencher des élections anticipées au printemps 2015[3]. Finalement, Stephen Harper convoque bien des élections pour le mais choisit de demander au gouverneur général David Johnston de dissoudre le Parlement dès le , provoquant une campagne électorale de 78 jours, soit la plus longue jamais organisée[4].

La date limite pour le dépôt des candidatures est le [5].

Le vote par anticipation aura lieu du 9 au . Le jour du vote est le et les bureaux de vote seront ouverts :

  • de h 30 à 20 h 30 dans les fuseaux horaires de Terre-Neuve, de l’Atlantique ou du Centre ;
  • de h 30 à 21 h 30 dans le fuseau horaire de l’Est ;
  • de h 30 à 19 h 30 dans le fuseau horaire des Rocheuses ;
  • de h à 19 h dans le fuseau horaire du Pacifique.

Redécoupage électoral[modifier | modifier le code]

La Loi sur la représentation équitable adoptée en 2011 a augmenté le nombre de sièges de la Chambre des communes à 338 (30 sièges de plus que précédemment)[6].

Ces 30 nouveaux sièges ont été attribués afin de tenir compte des changements de population. Ainsi, 15 nouveaux sièges ont été attribués à l'Ontario (principalement autour de Toronto, 6 à l'Alberta, 6 à la Colombie-Britannique et 3 au Québec (dans la grande région de Montréal)[7].

En plus des sièges créés, les limites de 87 % des circonscriptions ont été modifiées, y compris dans les provinces qui n'ont pas de nouveaux sièges. Ainsi, l'ensemble des 14 circonscriptions de la Saskatchewan ont été modifiées[7].

Financement électoral[modifier | modifier le code]

Article connexe : Loi électorale du Canada.

La Loi électorale du Canada impose des limites aux sommes que peuvent dépenser un parti politique et ses candidats lors des campagnes électorales. Ce plafond ne s'impose qu'à partir du moment où la campagne est ouverte (dissolution du Parlement) et est calculé par circonscription proportionnellement à la population et à la durée de la campagne. Ainsi, pour l'élection de 2015 un parti politique qui présente des candidats dans les 338 circonscriptions ne peut dépenser plus de 54 475 840 dollars et l'ensemble de ses candidats pas plus de 73 611 590 dollars[8],[9]. Les dépenses des candidats qui obtiennent au moins 10 % dans leur circonscription sont remboursées à 60 % et les dépenses des partis qui obtiennent au moins 2 % des voix nationalement (ou 5 % des voix dans les seules circonscriptions où ils se présentent) sont remboursées à 50 %[10].

La durée particulièrement longue de la campagne laisse présager que l'élection de 2015 sera une des plus chères de l'histoire du Canada[11].

Dans le trimestre précédent le déclenchement de l'élection, le Parti conservateur a reçu 7,4 millions de dollars de dons, le NPD 4,5 millions de dollars et le Parti libéral 4,0 millions de dollars[12].

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Parti conservateur[modifier | modifier le code]

Parti conservateur du Canada
Chef Stephen Harper
Députés en 2011 166
Candidats 320
Slogans « Un leadership qui a fait ses preuves pour une économie plus forte »
« A proven leadership for a strong Canada »[13]
Site conservateur.ca

Le Parti conservateur est au pouvoir depuis neuf ans sous la conduite du Premier ministre Stephen Harper : il a remporté un mandat minoritaire en 2006 et 2008 puis majoritaire en 2011.

Toutefois, les conservateurs ont été confrontés à plusieurs scandales au cours de leur dernier mandat alors que l'économie canadienne ralentit et sont moins populaires dans les sondages d'opinion[14].

Nouveau Parti démocratique[modifier | modifier le code]

Nouveau Parti démocratique
Chef Thomas Mulcair
Députés en 2011 96
Candidats 328
Slogans « Ensemble pour le changement »
« Ready for change »[13]
Site npd.ca

Face aux conservateurs, le Nouveau Parti démocratique (NPD) forme l'Opposition officielle depuis l'élection de 2011. C'est la première fois que le NPD occupe cette position à la Chambre des communes, après avoir été constamment troisième ou quatrième parti depuis sa création.

Le chef néo-démocrate, Thomas (Tom) Mulcair, a été élu à la tête du parti en 2012 à la suite de la mort de Jack Layton.

Après la victoire surprise du NPD l'élection provinciale albertaine de , le NPD est régulièrement en tête des sondages au niveau fédéral ce qui fait de l'élection de 2015 la première où le parti — le plus à gauche des trois grands partis nationaux — pourrait remporter la victoire. L'enjeu majeur pour le NPD dans la campagne est de démontrer qu'il est crédible pour former un gouvernement fédéral[15].

Parti libéral[modifier | modifier le code]

Parti libéral du Canada
Chef Justin Trudeau
Députés en 2011 36
Candidats 330
Slogans « Il est temps de changer ensemble »
« It's time for a real change »[13]
Site liberal.ca

Depuis la défaite de Paul Martin en 2006, le score du Parti libéral a constamment baissé aux élections fédérales, jusqu'à terminer pour la première fois troisième derrière le NPD en 2011.

Les libéraux ont largement élu Justin Trudeau (le fils de l'ancien premier ministre Pierre Eliott Trudeau) à leur tête en 2013. Après son élection, le Parti libéral a connu un regain de popularité, arrivant régulièrement en tête des sondages mais, à partir du printemps 2015 il est surpassé de nouveau par les conservateurs et le NPD.

Autres partis[modifier | modifier le code]

Après avoir dominé le Québec lors de chaque élection fédérale de 1993 à 2008, le parti souverainiste du Bloc québécois a été balayé par le NPD en 2011, ne remportant que 4 sièges. Depuis, le Bloc québécois a perdu 2 députés et connu deux chefs différents (Daniel Paillé et Mario Beaulieu) avant que, face aux mauvais sondages, Gilles Duceppe qui avait démissionné en 2011 ne reprenne la tête du parti en . Le Bloc québécois espère ainsi durant la campagne reprendre le terrain perdu face au NPD en se positionnant comme seul capable de « défendre les intérêts des Québécois et des Québécoises » et jugeant la possible défaite du gouvernement conservateur comme « un faux débat »[16].

Le Parti vert avait remporté son premier siège lors d'une élection générale en 2011 : celui de sa chef Elizabeth May à Saanich—Gulf Islands. Le parti a gagné un second député en 2013, lorsqu'il a été rejoint par Bruce Hyer, précédemment élu sous la bannière du NPD en 2011.

Enfin, Forces et Démocratie dispose au moment de la dissolution de la chambre de deux sièges, ceux de Jean-François Fortin et de Jean-François Larose, respectivement élus sous la bannière du Bloc québécois et du NPD et qui ont fondé un nouveau parti en 2014.

Bloc québécois Parti vert du Canada Forces et Démocratie
Chef Gilles Duceppe Elizabeth May Jean-François Fortin
Députés en 2011 4 1 0
Candidats 74 232 14
Slogans « Qui prend pays prend parti » « Un Canada qui travaille. Ensemble »
« A Canada that works. Together »
« Allier les forces de nos régions »
Site blocquebecois.org partivert.ca forcesetdemocratie.ca

En tout, 18 partis sont enregistrés auprès d'Élections Canada[17].

Candidats[modifier | modifier le code]

Députés qui ne se représentent pas[modifier | modifier le code]

Environ un cinquième des députés sortant ne se représentant pas, soit plus que dans toutes les élections fédérales depuis 2004. Des députés conservateurs particulièrement connus, comme James Moore, John Baird ou Peter MacKay, ont notamment choisi de ne pas être de nouveau candidats[18].

Conservateurs
Néo-démocrates
Libéraux
Bloquistes
Indépendants

Campagne[modifier | modifier le code]

Enjeux[modifier | modifier le code]

Durée de la campagne[modifier | modifier le code]

En demandant la dissolution du Parlement dès le , Stephen Harper ouvre une campagne de 78 jours, soit la plus longue de l'histoire du Canada. Le premier ministre justifie ce choix par le fait que la date des élections est connue et que les autres partis sont déjà en campagne. Il dit souhaiter que les partis mènent l'élection avec leurs propres fonds et « pas des fonds gouvernementaux, pas des fonds parlementaires »[4].

Ce choix est critiqué par les chefs de l'opposition qui y voient du cynisme et de la partisanerie. Les conservateurs sont notamment accusés de vouloir une campagne plus longue afin de profiter du fait qu'ils ont plus d'argent à dépenser que les autres partis[74]. La justification donnée par Harper pour cette campagne est également contestée car la moitié des dépenses électorales des partis sont remboursés et qu'une campagne plus longue coutera donc plus cher aux contribuables : les 41 jours de campagne supplémentaires pourraient coûter 114 millions de dollars supplémentaires en remboursement de frais de campagne, auxquels s'ajoutent les frais supplémentaires d'organisation des élections par Élections Canada[75].

Économie et déficit public[modifier | modifier le code]

Selon Stephen Harper, le ralentissement économique est due à la chute du prix du pétrole.

La situation économique est un des principaux enjeux de la campagne : après la crise de 2008, l'économie canadienne a renoué temporairement avec la croissance mais est en contraction depuis le début de l'année 2015, notamment sous l'effet de la chute du prix du pétrole[76].

En lançant la campagne le , Stephen Harper déclare que « La gestion de l'économie reste la priorité première » des conservateurs[4]. Il souligne le bon bilan de son gouvernement et notamment que, depuis le creux de la crise économique de 2008, l'économie canadienne a créé 1,3 million d'emplois et qu'« il n'y a jamais eu plus de Canadiens et de Canadiennes au travail qu'aujourd'hui »[77]. Selon Harper, les difficultés économiques depuis le début de l'année sont sans lien avec la politique conservatrice et sont à imputer à « l'instabilité politique dans le monde » et au « ralentissement en Chine, aux États-Unis ». Il propose de « continue[r] avec un programme discipliné […] qui comprend des baisses de taxes et des impôts »[76].

Ce bilan est toutefois contesté par l'opposition. Thomas Mulcair, qui fait de l'économie un des axes principaux de sa campagne[78], insiste sur le fait que le Canada compte 200 000 chômeurs de plus qu'avant la crise[77]. Selon lui, Harper « a le pire bilan de croissance économique de tout premier ministre depuis les années 1960 ». Le NPD propose de « relancer l’économie et aider les Canadiens à retrouver du travail » notamment dans le secteur manufacturier, d'augmenter les retraites et de porter le salaire minimum fédéral à 15 dollars l'heure[78].

Les libéraux soutiennent quant à eux que le projet du NPD n'est pas crédible. Ils promettent de réduire les impôts de la classe moyenne et d'augmenter ceux des plus aisés tout en réduisant les allocations pour enfants pour les familles riches[78].

Le Parti libéral souhaite par ailleurs investir 65 à 125 milliards de dollars en infrastructures et annonce pour cela un déficit public de 10 milliards de dollars à résorber en trois ans[79]. Cette proposition est critiquée par le NPD, qui accuse Justin Trudeau d'avoir changé d'avis sur le déficit. Tom Mulcair propose lui d'équilibrer le budget dès l'année prochaine. Quant à Stephen Harper, il juge que Justin Trudeau « ne sait pas de quoi il parle » quand il parle de finances publiques[80].

Sécurité[modifier | modifier le code]

Après la fusillade du à Ottawa, le gouvernement conservateur a fait adopté la loi antiterroriste (C-51) qui renforce notamment les pouvoirs des services de renseignement. Dans sa campagne, Harper souligne que « des gens et des groupes violents veulent tuer des Canadiens », se référent notamment aux actions de l'État islamique. Pour lui, la loi C-51 donne « aux agences de sécurité les moyens et les outils dont elles ont besoin pour contrer cette menace » et il critique l'opposition qui voudrait « affaiblir nos services de sécurité » et « retirer nos troupes [d'Irak] »[81].

Le Parti libéral a soutenu la loi C-51, malgré quelques critiques et la promesse de l'amender s'ils sont élus. Pour Justin Trudeau, la loi met en péril certaines libertés mais comporte plus d'aspects positifs que négatifs[82],[83].

À l'inverse, le NPD s'oppose à cette loi et promet de l'abroger. Selon les néo-démocrates, le texte n'est pas équilibré entre le besoin de protéger les Canadiens et la nécessité de préserver les libertés civiles. Ils jugent également que les mécanismes de surveillance des services de sécurité sont insuffisants[84],[83].

Le Parti vert est également opposé à la loi C-51 alors que le Bloc québécois a voté pour[85].

Relations entre le gouvernement fédéral et les provinces[modifier | modifier le code]

La première ministre libérale de l'Ontario fait activement campagne contre les conservateurs.

Le début de campagne est marqué par les relations tendues entre le premier ministre fédéral conservateur Stephen Harper et la première ministre libérale ontarienne Kathleen Wynne. Celle-ci s'offusque notamment que le gouvernement fédéral refuse de l'aider à mettre en place un de retraite provincial comme il en existe un au Québec, parlant d'une « relation dysfonctionnelle » avec le gouvernement Harper. Kathleen Wynne s'engage en apportant un soutein actif à al campagne du chef libéral fédéral Justin Trudeau[86],[87].

Harper réplique en sous-entendant que Wynne fait un mauvais travail et déclare que son plan de régime de retraite est une hausse d'impôt[86],[87]. Il s'attaque par ailleurs au gouvernement NPD de l'Alberta, qualifiant sa politique de hausse des impôts sur les sociétés de « désastre ». La première ministre Rachel Notley défend son choix en rappelant que les Albertains ont voté à peine quelque mois plus tôt contre le gouvernement conservateur sortant et en qualifiant les attaques du premier ministre fédéral contre un gouvernement provincial d'« unusuelles ». Elle indique qu'elle participera à quelques rassemblement du NPD mais que, toutefois, elle ne s'impliquera pas dans la campagne fédérale[88].

Autochtones[modifier | modifier le code]

Manifestants d’Idle No More.

Selon l'Assemblée des Premières Nations, le vote des Autochtones pourrait faire basculer le résultat dans 51 circonscriptions alors que les partis d'opposition espèrent une participation accrue des électeurs autochtones pour défaire le Parti conservateur[89].

En effet, le gouvernement de Stephen Harper a eu des relations particulièrement difficiles avec les Premières Nations au cours de son mandat[90]. En 2012/2013, il a notamment été confronté au mouvement Idle No More qui l'accusait notamment de violer les traités ancestraux.

Le gouvernement Harper a par ailleurs refusé la création d'une une commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, malgré les demandes des représentants autochtones[91],[92], préférant donner des moyens aux enquêtes policières[93].

À l'inverse, Thomas Mulcair dénonce une « attitude de racisme rampant » et promet d'être « un premier ministre qui se soucie vraiment » des femmes autochtones et qu'un gouvernement NPD mettrait en place une telle commission dans ses 100 premier jours[93]. Le NPD souhaite également créer un comité au sein du cabinet pour le respect des traités avec les Premières Nations et engager des dépenses d'infrastructure et d'éducation[90].

Les promesses du Parti libéral incluent également des fonds pour l'éducation des Premières Nations et les autochtones qui font des études supérieures et la création d'une commission sur les femmes autochtones disparues[90].

Procès de Mike Duffy[modifier | modifier le code]

Le procès de Mike Duffy s'ouvre au mois d', en pleine campagne électorale. Duffy est accusé de fraude, abus de pouvoir et corruption pour avoir notamment facturé au Sénat des dépenses liées à la campagne de Stephen Harper de 2011 et d'avoir ensuite remboursé le Sénat grâce à un chèque de 90 172 $ que lui a fait le chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright.

Durant le procès, les différents témoignages et la diffusion par la GRC des courriels des membres du cabinet du Premier ministre laissent apparaitre que des proches conseillers de Stephen Harper étaient informés de ces agissements et ont tenté, après qu'ils ont été rendus public, de les présenter sous un jour positif[94],[95].

Stephen Harper maintient que, malgré l'implication de son entourage direct, il n'a pas été informé du remboursement des frais par un chèque de Nigel Wright[96]. En campagne, le premier ministre refuse de répondre aux questions sur le procès de Mike Duffy[97].

Débats[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, les chefs des principaux participent à deux débats lors d'une campagne fédérale — un en anglais et l'autre en français. Ces débats sont organisés par un consortium de radio-télédiffuseurs comprenant la CBC, Radio-Canada, CTV et Global[98]. Toutefois, en , les conservateurs ont annoncé ne pas vouloir participer à ces débats pour prendre part à jusqu'à cinq débats organisés de manière indépendante[98]. Le NPD a indiqué que Thomas Mulcair participerait à tous les débats où le premier ministre serait présent[99]. Le chef libéral Justin Trudeau a été invité aux quatre débats confirmés mais n'a garanti sa participation qu'à ceux organisés par Maclean's et The Globe and Mail[100],[101],[102][103]. Le Bloc québécois a confirmé sa participation au débat en français organisé par TVA et les verts à celui organisé par Maclean's[102],[104]. Forces et Démocratie n'a été invité à aucun débat.

Débats confirmés :

Sujet Participants Date Organisateur (lieu) Notes
Général Harper, Mulcair, Trudeau, May [105] Maclean's, Rogers, et Citytv[106] (Toronto) Débat en anglais avec traduction en direct en français, italien, mandarin, cantonais et pendjabi. Diffusé sur City, OMNI.1, OMNI.2 et CPAC ; diffusion en ligne sur Macleans.ca, Citytv.com, CityNews.ca, OMNItv.ca, CPAC.ca, Facebook, YouTube et les stations de radio de Rogers.
Économie Harper, Mulcair, Trudeau[103] The Globe and Mail et Google Canada[107] (Calgary) Débat en anglais. Diffusion en ligne sur le site du Globe and Mail et YouTube avec traduction en direct en français sur CPAC.
Général Harper, Mulcair, Trudeau, Duceppe, May[108] Radio-Canada et La Presse[108] (Montréal) Débat en français. Diffusion avec traduction en direct en anglais sur CBC News, CTV News et Global News.
Politique étrangère Harper, Mulcair, Trudeau, May (à confirmer) [109] Munk School of Global Affairs[109] (Toronto) Débat bilingue.
Général Harper, Mulcair, Trudeau (à confirmer)[102], Duceppe [110] TVA (Montréal) Débat en français[102].

Sondages d'opinion[modifier | modifier le code]

Sondages d'opinion depuis le 2 août 2015.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 2 août 2015 : Proclamation de la dissolution de la 41e législature par le gouverneur général sur demande du premier ministre Stephen Harper : début d'une campagne de 78 jours — la plus longue de l'histoire moderne du Canada.
  • 6 août 2015 : Débat des chefs en anglais organisé par Maclean's, Rogers, et Citytv.
  • 28 septembre 2015 : Date limite pour le dépôt des bulletins de candidature
  • 30 septembre 2015 : Publication de la liste définitive des candidats.
  • 2 octobre 2015 : Débat des chefs en français organisé par TVA.
  • 9 au 12 octobre 2015 : Vote par anticipation.
  • 19 octobre 2015 : Jour d'élection.
  • 9 novembre 2015 : Date limite pour le retour des brefs d’élection.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Loi modifiant la Loi électorale du Canada (C-16) http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?Docid=2475836&file=4
  2. Loi électorale du Canada, Article 56.1(1) http://www.elections.ca/content.aspx?section=res&dir=loi/fel/cea&document=part05&lang=f
  3. « Élections fédérales à date fixe: une très longue campagne à l'horizon », sur La Presse,‎
  4. a, b et c « Les Canadiens en campagne électorale pour 78 jours », sur Radio-Canada,‎
  5. Service d'information à l'électeur, Élections Canada.
  6. « Loi sur la représentation équitable, S.C. 2011, c. 26 », sur laws.justice.gc.ca
  7. a et b « Tout ce que vous devez savoir sur la nouvelle carte électorale », sur Radio-Canada,‎
  8. « Plafonds préliminaires des dépenses électorales des partis politiques enregistrés », sur Élections Canada (consulté le 10 août 2015)
  9. « Plafonds préliminaires des dépenses électorales des candidats », sur Élections Canada (consulté le 10 août 2015)
  10. « Le système électoral du Canada », sur Élections Canada (consulté le 10 août 2015)
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  12. « Rapport financier d'un parti enregistré », sur Électiosn Canada (consulté le 10 août 2015)
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  14. (en) « Federal election sure to be nasty, expensive and long », sur Toronto Star,‎
  15. « Une autre vague orange ? », sur LaPresse.ca,‎
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