Marc Garneau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Marc Garneau
Marc Garneau en 2013
Marc Garneau en 2013
Fonctions
31e Ministre des Transports du Canada
En fonction depuis le
(7 mois et 22 jours)
Prédécesseur Lisa Raitt
Biographie
Nom de naissance Joseph Jean-Pierre Marc Garneau
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Québec (Québec)
Marc Garneau
Marc Garneau en juin 2000
Marc Garneau en juin 2000

Nationalité Drapeau du Canada Canadien
Naissance (67 ans)
Québec, Québec, Canada
Occupation précédente Ingénieur naval
Occupation actuelle Homme politique, ministre
Durée cumulée des missions 29 j 2 h 2 min
Sélection 1er groupe PCA, 1983
Mission(s) Challenger STS-41-G
Endeavour (STS-77)
Endeavour (STS-97)
Insigne STS-41-G patch.png Sts-77-patch.png Sts-97-patch.png

Marc Garneau, né le à Québec, est un officier de la marine, astronaute, administrateur et homme politique canadien. Il a été le premier astronaute canadien. Depuis 2008 il est député libéral à la Chambre des communes du Canada, représentant actuellement la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce—Westmount, au Québec, et depuis novembre 2015 il est ministre des Transports du Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a reçu son éducation à Québec, à Saint-Jean-sur-Richelieu ainsi qu'à Londres. Il a obtenu un diplôme en génie physique au Collège militaire royal du Canada en 1970, puis il a reçu son Ph.D. à l'Imperial College de Londres en 1973.

Il s'est joint à la marine canadienne en 1974 en tant qu'ingénieur. Il a d'abord servi en tant qu'ingénieur système à bord du NCSM Algonquin jusqu'en 1976. Par la suite, il est devenu instructeur à l'École navale des Forces canadiennes de Halifax. Il travailla dans l'unité de génie naval et en 1982 il fut promu au grade de capitaine de frégate.

Parcours en tant qu'astronaute[modifier | modifier le code]

En 1984, il fut choisi pour le nouveau Programme canadien des astronautes (PCA), l'un des six candidats choisis sur 4 000 demandeurs, et a pris part à trois vols de navettes.

Après une première mission sur le vol Challenger STS-41-G du 5 au 13 octobre 1984 en tant que spécialiste de charge utile, il fut promu au rang de capitaine de vaisseau en 1986 et il quitta la marine en 1986 pour devenir le vice-directeur du PCA.

En 1992-1993, il a suivi une formation supplémentaire pour devenir un spécialiste de mission. Il a travaillé comme CAPCOM pour un grand nombre de vols spatiaux qui le firent se qualifier pour deux autres vols : Endeavour STS-77 (du 19 au 29 mai 1996) Endeavour STS-97 vers la station spatiale internationale, du 30 novembre au 11 décembre 2000.

Il a passé plus de 677 heures dans l'espace et il a depuis pris sa retraite en tant qu'astronaute[1].

Président de l'agence spatiale[modifier | modifier le code]

En février 2001, il a été nommé vice-président exécutif de l'Agence spatiale canadienne, et il est devenu son président en novembre de la même année. De 2003 à 2008, il occupe également le poste de chancelier de l'Université Carleton.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Alors qu'il est président de l'Agence spatiale canadienne, Marc Garneau est présenté en décembre 2005 comme candidat vedette par le Parti libéral du Canada en vue de l'élection fédérale de janvier 2006, dans la circonscription de Vaudreuil-Soulanges. C'est l'ancienne circonscription de Nick Discepola, un partisan de longue date de Paul Martin.

Marc Garneau fit les manchettes à quelques reprises en déclarant que la séparation du Québec ne devait pas être envisagée avec la même hâte que l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003, ou encore en disant que s'il pouvait faire un dernier voyage dans l'espace en compagnie de Gilles Duceppe et d'André Boisclair, ceux-ci renonceraient probablement à leurs convictions souverainistes. Garneau ne réussit toutefois pas à remporter l'élection dans une circonscription difficile dans le contexte du scandale des commandites. Celle-ci resta aux mains de la députée sortante Meili Faille du Bloc québécois.

Au cours de 2006 et 2007, Marc Garneau reste impliqué en politique. Il joue un rôle important dans la Commission du renouveau du Parti libéral du Canada en 2006 en se chargeant de son volet Science et Technologie. À titre de coprésident du groupe de travail « Pour une vision libérale renouvelée », il fit aussi adopter des résolutions liées à la mise en application du protocole de Kyoto, la réorientation de la mission en Afghanistan et le règlement du déséquilibre fiscal.

Garneau fut également un des principaux instigateurs, avec Fabrice P. Rivault et Hervé Rivet, de la résolution libérale reconnaissant la nation québécoise au sein du Canada - une idée qui fut finalement reprise par le candidat à la chefferie du parti, Michael Ignatieff[2]. Défendue par deux membres de la Commission politique du parti, William Hogg et Marc Bélanger, cette résolution a reçu plus de 80 % de soutien des militants libéraux lors du Conseil général spécial de l’aile québécoise du parti, le samedi 21 octobre 2006. Un mois plus tard, elle fut reprise, tout d’abord par le Bloc québécois, puis par le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, qui fit adopter une motion à cet effet le 27 novembre 2006[3].

Le 19 octobre 2007, Marc Garneau est choisi candidat du Parti libéral du Canada dans Westmount—Ville-Marie. Malgré les déclarations de la candidate du Nouveau Parti démocratique, Anne Lagacé Dowson, selon laquelle il s'agit d'une course serrée entre le NPD et le Parti libéral du Canada[4], Garneau est élu lors de l'élection générale de 2008 avec une majorité de 9 137 voix - soit 46,5 % des votes exprimés, contre 22,9 % pour Lagacé Dowson. Il a été réélu en 2011, puis en 2015 dans la nouvelle circonscription de Notre-Dame-de-Grâce—Westmount.

Lors de son premier mandat de député, Marc Garneau a été porte-parole de l'opposition officielle en matière d'industrie, de science et des technologies[5]. Lors de son second mandat, alors que son parti était le troisième parti aux Communes, il en a été le leader parlementaire de juin 2011 à novembre 2012, en plus d'être son porte-parole sur plusieurs dossiers[5].

Le 4 novembre 2015, il est nommé ministre des Transports dans le gouvernement libéral dirigé par Justin Trudeau.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Marc Garneau a également reçu des doctorats honorifiques de plusieurs universités[1].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]