André Pratte

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André Pratte
Illustration.
Fonctions
Sénateur de De Salaberry
En fonction depuis le
Prédécesseur Pierre Claude Nolin
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Québec (Canada)
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Parti politique Groupe des sénateurs indépendants
Père Yves Pratte
Diplômé de Université de Montréal
Profession Journaliste

André Pratte, né en 1957 à Québec, est un sénateur canadien, représentant le collège électoral De Salaberry, au Québec. Il était l'éditorialiste en chef du journal montréalais La Presse avant d'être nommé sénateur par le premier ministre Justin Trudeau, le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

André Pratte complète des études en science politique à l’Université de Montréal en 1980. Avant même de décrocher son diplôme, il devient employé de la station de radio francophone CKAC, à Montréal, où il occupe, entre 1979 et 1986, les postes de rédacteur, reporter, correspondant parlementaire à Ottawa et directeur adjoint de l’information.

C’est en 1986 qu’André Pratte passe à la presse écrite, pour le quotidien québécois La Presse, à l’emploi duquel il sera jusqu’en 2015. Il y occupera les postes de chroniqueur, directeur des pages politiques et éditorialiste en chef (2001-2015).

En 1994, il est suspendu à la suite de la publication de sa chronique « Tout est pourri », dans la laquelle il critique Power Corporation, alors propriétaire de La Presse. Après des pressions du Syndicat des journalistes du quotidien, André Pratte réintègre ses fonctions[2].

En 2009, il participe à la fondation du réseau québécois l’Idée fédérale, un groupe de réflexion non partisan dont les travaux portent sur le fédéralisme. Il en sera le président du conseil d’administration jusqu’à son départ, annoncé à la fin de l’année 2014[3].

André Pratte est le fils d’Yves Pratte (1925-1988), avocat, président d’Air Canada (1968-1975), juge à la Cour suprême du Canada (1977-1979) et membre des conseils d’administration de Power Corporation et de Financière Power. Son frère est Me Guy Pratte, avocat des barreaux du Québec et de l’Ontario et associé au sein du cabinet Borden Ladner Gervais.

Sénat du Canada[modifier | modifier le code]

André Pratte est nommé sénateur le . Il fait partie de la première vague de sénateurs indépendants désignés par le premier ministre libéral Justin Trudeau, après une réforme du processus de nomination qui visait à rendre le Sénat moins partisan[4].

Le sénateur André Pratte a parrainé quatre projets de loi à la chambre haute :

Il est actuellement le vice-président du Comité sénatorial permanent des finances nationales, en plus d’être membre des comités sénatoriaux des affaires juridiques et constitutionnelles et de la sécurité nationale et de la défense.

Publications[modifier | modifier le code]

Outre ses articles dans La Presse, André Pratte a publié plusieurs livres sur la politique, le journalisme et l'histoire. Son premier livre, Le Syndrome de Pinocchio, dans lequel il se penche sur le mensonge en politique, lui a valu une motion de blâme de l'Assemblée nationale du Québec en 1997[5].

Il est l’un des signataires de Pour un Québec lucide, un manifeste signé en 2005 par une douzaine de personnalités québécoises, dont l’ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard. Le document abordait les défis démographiques et économiques futurs de la Belle Province.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Le Syndrome de Pinocchio
  • 1998 : L'Énigme Charest
  • 2000 : Les Oiseaux de malheur
  • 2006 : Aux pays des merveilles - Essai sur les mythes politiques québécois
  • 2007 : Reconquérir le Canada - Un nouveau projet pour la nation québécoise
  • 2008 : Qui a raison? Lettres sur l'avenir du Québec
  • 2011 : Wilfrid Laurier
  • 2017 : Biographie d’un discours – Wilfrid Laurier à Québec le

Honneurs[modifier | modifier le code]

André Pratte a remporté le Concours canadien de journalisme dans la catégorie « Éditorial » en 2007, 2008 et 2010[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]