Marc Bellemare

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Marc Bellemare
Fonctions
Ministre de la Justice du Québec
Prédécesseur Normand Jutras
Successeur Jacques P. Dupuis
Député de Vanier
Prédécesseur Diane Barbeau
Successeur Sylvain Légaré
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Saint-Hyacinthe
Parti politique Parti libéral du Québec
Diplômé de Université de Montréal
Profession Avocat

Marc Bellemare, né le à Saint-Hyacinthe, est un homme politique et un avocat québécois. Député libéral de Vanier à l'Assemblée nationale du Québec de 2003 à Québec, il occupe la fonction de ministre de la Justice et de ministre responsable de l'application des lois professionnelles dans le gouvernement Jean Charest. Il se tourne ensuite vers la politique municipale où il est chef du parti Vision Québec de 2005 à 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière d'avocat[modifier | modifier le code]

Natif de Saint-Hyacinthe au Québec, il étudie le droit à l'Université de Montréal, obtenant sa licence en 1978 en entrant au Barreau du Québec en 1979.

S'étant spécialisé en droit social, il s'intéresse au problème des accidents de la route et vient à exiger une modification du système No Fault pour permettre aux victimes de poursuivre les chauffards devant un tribunal civil et réclamer des indemnités non couvertes par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ).

Bellemare est animateur de radio à CKRL et membre de plusieurs conseils d'administration communautaires et gérant dans une équipe de hockey.

Politique[modifier | modifier le code]

Politique provinciale[modifier | modifier le code]

Élu député libéral de Vanier le 14 avril 2003, il tente de réformer les indemnisations, mais échoue.

Bellemare est ministre de la Justice lorsque le juge Jean-Guy Boilard se retire d'un procès des Hells Angels à Montréal. Il porte alors plainte contre le juge au conseil canadien de la magistrature qui blanchit le magistrat.

Quelques mois plus tard, Marc Bellemare, déçu par le Gouvernement Jean Charest qui, malgré la promesse faite avant son engagement en politique (celle de modifier une clause bien précise du No Fault), n'a pas su tenir parole, décide de démissionner le de son poste de ministre, et le lendemain, de son poste de député de Vanier.

En 2010, quelques années après son passage au ministère de la justice, une commission d’enquête publique, connue sous le nom de Commission Bastarache, est créée à la suite d'allégations formulées par Marc Bellemare laissant croire que le processus de nomination des juges de la Cour du Québec a pu faire l’objet d’un trafic d’influence[1],[2].

Politique municipale[modifier | modifier le code]

Élections municipales de 2005 à Québec[modifier | modifier le code]

En 2005, Bellemare annonce sa candidature à la mairie de Québec et termine en troisième place avec 11 % des suffrages exprimés, derrière Andrée P. Boucher (46,3 %) et Claude Larose, chef du Renouveau municipal de Québec.

Marc Bellemare retourne ensuite à la pratique privée et travaille à Québec. Il continue de se porter à la défense des victimes accidentées de la route et du travail. Il devient chef du parti Vision Québec (dont il est le fondateur), et se bat toujours pour modifier une clause du No Fault.

En 2007, il annonce la tenue de conférences portant sur des projets de grandes envergures visant le développement économique de Québec (possibilité de Jeux olympiques, établissement d'une équipe professionnelle de football, etc.). En outre, il lance une pétition en ligne pour encourager la venue du pape Benoît XVI à Québec en juin 2008[3].

Élections municipales partielles de 2007 à Québec[modifier | modifier le code]

Cette même année, il se présente à nouveau à la mairie de Québec à la suite du décès en fonction de la mairesse Boucher. Lors de la campagne, il juge qu'afin de rajeunir la population de Québec, on doit veiller à une meilleure rétention à Québec des étudiants étrangers à l'Université Laval, à attirer des événements et des franchises sportives par des investissements dans de meilleures installations et par une diversification de l'économie vers l'industrie manufacturière[4]. Lors du scrutin du 2 décembre 2007, il obtient 3,8 % des voix, derrière Régis Labeaume, élu maire (59 %) et Ann Bourget (32,7 %)[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marc Bellemare est un amateur d'art visuel, il est l'un des fondateurs du Club des collectionneurs de Québec[6]. Il est marié à l'avocate Lu Chan Khuong, élue bâtonnière du Québec en 2015, et père de cinq enfants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]