Jean-Pierre Pernaut

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Jean-Pierre Pernaut
Jean-Pierre Pernaut Nathalie Marquay.jpg
Jean-Pierre Pernaut et Nathalie Marquay, sa compagne, en 2002.
Biographie
Naissance
(70 ans)
Amiens (Somme)
Nom de naissance
Jean-Pierre Alfred Xavier Pernaut
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Dominique Bonnet (divorcé)
Nathalie Marquay
Autres informations
A travaillé pour

Jean-Pierre Pernaut Écouter, né le à Amiens (Somme), est un journaliste et présentateur de télévision français.

Il est présentateur sur TF1 depuis 1975, notamment du Journal de 13 heures depuis 1988, en remplacement d’Yves Mourousi et Marie-Laure Augry. Il lance en 1991 l'émission Combien ça coûte ?, qu’il présente jusqu'en 2010.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Pernaut passe son enfance près d'Amiens à Quevauvillers, où sa mère Françoise Pillot (1915-2016[1]) était pharmacienne, et son père, Jean-Paul (1913-1995), centralien, était directeur d'une usine de machines-outils à Amiens.

Le , sa mère Françoise, décède à 101 ans[2]. Son frère aîné, Jean-François, 74 ans, médecin, décède d'une longue maladie peu après[3].

Études[modifier | modifier le code]

Il fait ses études à la Cité Scolaire et à l'école privée Saint-Martin d'Amiens.

Vie privée et familiale[modifier | modifier le code]

Il se marie le à Nathalie Marquay, Miss France 1987, comédienne et animatrice de télévision, qu’il a rencontrée le soir de l'élection de Miss France 2002. Ils ont ensemble deux enfants[4]. Il est également le père de deux enfants qu'il a eus avec sa précédente épouse, Dominique Bonnet[5].

Il vit à Louveciennes (Yvelines)[6].

En , il annonce être atteint d’un cancer de la prostate, qui le contraint à s’absenter du JT de TF1[7].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ) en 1975, il fait son premier stage en journalisme dans le quotidien régional Le Courrier picard[8]. Il débute ensuite à la rédaction régionale Picardie de l'ORTF où il présente le journal régional. Entré à TF1 le , jour de la création de la chaîne, il présente le journal de 23 h jusqu'en 1978.

Coprésentateur du journal de 13 heures de TF1 aux côtés d'Yves Mourousi de 1978 à 1980, il est nommé grand reporter au service économique de 1980 à 1982, ensuite à la présentation du journal de 13 h et 20 h pendant l'été 1987. Le , il remplace Yves Mourousi et Marie-Laure Augry au journal de 13 heures. Il en est le responsable depuis cette date.

Il a également été chef adjoint du service reportages de TF1 et rédacteur en chef de plusieurs émissions comme Le rendez-vous d'Annick ou le présentateur du journal des vacances durant les étés 1982 et 1983, et Transcontinental de 1985 jusqu'en 1986, puis présentateur et rédacteur en chef de Combien ça coûte ? pendant 19 ans de 1991 à 2010 et du Monde à l'envers de 2007 à 2009 toujours sur TF1. Il est directeur adjoint de l'information du groupe TF1 et a été pendant 25 ans administrateur de TF1 SA.

Il siégeait au conseil d'administration de TF1 en tant que représentant CFTC des cadres et des journalistes[9]. Il est réélu en pour une période de deux ans, avec 64 % des voix. En , il ne demande pas le renouvellement de ce mandat pour se consacrer exclusivement à ses fonctions à l'information de TF1.

Jean-Pierre Pernaut se lance dans l'écriture théâtrale avec son épouse Nathalie avec la pièce Piège à Matignon, donnée en France depuis 2012. Il est également pilote automobile amateur et participe à plusieurs compétitions notamment le trophée Andros de course sur glace depuis 2004.

Journal de 13 heures[modifier | modifier le code]

Réorientation du programme[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Pernaut à Munich lors de la coupe du monde de football 2006.

En 1987, Francis Bouygues, après son acquisition, devient président de la première chaîne française. Un de ses projets est de transformer le journal de 13 heures, alors tenu par Yves Mourousi, hostile à la privatisation de la chaîne. Ce dernier est remplacé par la direction et Jean-Pierre Pernaut prend sa suite le . Ce changement de présentation a été perçu comme un moyen de réaffirmer le pouvoir de la direction sur sa propre rédaction[10],[11]. Il s'accompagne d'un recentrage sur les régions, pour concurrencer FR3 qui profite alors très bien de ses décrochages en région. Depuis 2018, il présente Votre plus beau marché dans le journal de 13 heures.

Dans son livre Pour tout vous dire, Jean-Pierre Pernaut explique les changements qu'il a opérés pour rendre le journal de 13 heures plus populaire, notamment à l'aide de correspondants dans les régions, une première à l'époque dans les journaux télévisés en France. Aujourd'hui, ce réseau de correspondants en régions est composé de 19 bureaux, la plupart en partenariat avec les grands titres de la presse quotidienne régionale.

Audiences et popularité du journal[modifier | modifier le code]

Cette orientation se révèle fructueuse, puisque les scores d'audience du journal sont meilleurs que ceux des autres chaînes, et contribue à la popularité du journaliste : celui-ci devient même un personnage important de roman dans La Carte et le Territoire de Michel Houellebecq[12], il fait l'objet d'une chanson du groupe Sexy Sushi[13], et est cité (en rapport à l’orientation régionale et rurale de son JT : voir plus bas) dans le titre Marly-Gomont. Jean-Pierre Pernaut est régulièrement sur le podium du sondage mensuel TV Magazine depuis sa création, figure parmi les « 50 personnalités françaises qui comptent » dans le sondage bi-annuel du Journal du dimanche[14].

Son journal est suivi chaque jour par six à sept millions de personnes. C'est un record européen à la mi-journée, avec une part d'audience d'environ 45 % (Médiamétrie). Jean-Pierre Pernaut présente le journal de 13H depuis 30 ans, ce qui représente un record en Europe. TF1 lui rend hommage pour les 25 ans le , en diffusant un reportage qui retrace ce quart de siècle au JT, ainsi que le pour ces 30 de 13H où un JT entier lui est consacré avec des invités et l'équipe TF1. Il a, à ce jour, effectué 32 ans de présentation de JT au cours de sa carrière, soit plus de 8 000 journaux télévisés.

Selon une étude Médiamétrie de 2005, le téléspectateur type du 13 h de TF1 est une femme (57 % de l’audience contre 43 % pour un homme), de 65 ans et plus (41,5 % de l’audience), inactive (58,8 % de l’audience), vivant dans une commune rurale (33,8 % de l’audience), de l’Ouest de la France (17,1 % de l’audience)[15]. Un record datant de a été battu le avec 8,1 millions de téléspectateurs (44,6 % de part d'audience - 4 ans+ Médiamétrie). Un nouveau record de part d'audience a été battu en 2014, le , avec 47,6 % (médiamétrie individus 4 ans et +).

Journal tourné vers l'actualité nationale et régionale[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Pernaut a donc fait le choix, payant en termes d'audience, d'orienter le journal de 13h de TF1 vers un portrait de la France « en région », ou vers ce que Catherine Clément (auteur d'un rapport sur la place de la culture à la télévision) appelle « l'exploration systématique du matériel français »[16]. Pour les journalistes Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts : « À la base, ce journal était inspiré de ceux de New York One, la chaîne locale new-yorkaise, mais appliqué aux régions françaises : des reportages et peu de présentation. Même s'il ne reçoit que très peu d'invités, le fait que le 13 heures de Pernaut soit anti-élite, anti-administration, est un formidable moyen (au sens quantitatif, pas qualitatif) de faire passer n'importe quelle campagne (hausse du carburant, sécurité routière, insécurité) au sens où il est supposé porter la vraie parole du peuple. Même si c'est totalement faux, puisque la soi-disant parole du peuple passe par des micro-trottoirs auxquels on peut faire dire n'importe quoi[17]. »

Ce choix dicte le conducteur du journal, qui ne commence que très rarement par une information d'ordre international sauf circonstances exceptionnelles. Comme il le déclare à l'hebdomadaire Télérama : « Le journal de 13 h est le journal des Français, qui s'adresse en priorité aux Français et qui donne de l'information en priorité française. Vous voulez des nouvelles sur le Venezuela ? Regardez la chaîne vénézuelienne. Sur le Soudan ? Regardez les chaînes africaines[18]. »

Sauf événement grave et/ou exceptionnel, comme un attentat ou décès d'une célébrité, la météo fait donc tous les jours le premier titre du journal[19]. L'ouverture peut être également consacrée à des événements « anodins », communément appelés des marronniers (comme la floraison des amandiers sur la Côte d'Azur, en [20]).

Il lui est également reproché par quelques-uns de toujours traiter les mêmes sujets, et de respecter le même fil conducteur depuis des années. Le journal Libération évoque ainsi des « obsessions déclinées à longueur de 13 heures : le prix du fioul (qui augmente), les grèves (qui déclenchent des « galères pour des millions d’usagers »), la grippe (et son évolution suivie jour après jour), la météo (qui ouvre systématiquement le journal)[21]. ». Jean-Pierre Pernaut assume cette orientation du journal en déclarant :

« Il faut savoir à qui l’on s’adresse. Nous, nous visons les habitants des petites villes et des villages. Pour cette raison, nous éloignons le journal de l’institutionnel. Quand un gouvernement annonce une augmentation du minimum vieillesse, nous n’allons pas interviewer le ministre, mais les personnes âgées. Notre ambition : la proximité[22]. »

Cette orientation fait l'objet de nombreux commentaires. Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts dans Libération moquent ce « JT en sabots crottés révérant les belles régions, les métiers oubliés et la maouche ardéchoise cuisinée comme grand-maman »[21]. Pour le journaliste Jean-Luc Porquet, Pernaut « offre aux téléspectateurs une France de rêve [...]. Il rassure, il endort, il calme les inquiétudes » et le fait selon lui consciemment : « il n'est pas le pur benêt de service qu'on croit : il participe sciemment à l'enfumage généralisé »[23]. En 2006, l'ancien ministre de la Recherche Roger-Gérard Schwartzenberg, dans son livre 1788 : essai sur la maldémocratie, voit en Pernaut la manifestation d'une dérive démagogique et dangereuse des médias français[24]. Serge Halimi, dans Le Monde diplomatique, critique son « racolage sécuritaire et son dédain de l’actualité internationale »[25]. Jean-François Lauwens du quotidien Le Soir considère que Jean-Pierre Pernaut débite des « cornichonneries[26] ».

Le journal de Jean-Pierre Pernaut a également inspiré l'émission humoristique Bienvenue au Groland[27], diffusée sur Canal+ : le programme y reprend, par la caricature, le principe des reportages de proximité, et se moque des relents poujadistes[réf. nécessaire] vers lesquels peut tendre ce genre de traitement de l'actualité. Le présentateur de l'émission Bienvenue au Groland ne se prive pas, lors de la présentation des reportages décalés de l'émission, d'énoncer le nom de Jean-Pierre Pernaut, ce qui souligne bien la caricature. Ces critiques sont perçues par Jean-Pierre Pernaut comme la manifestation d'une fracture, culturelle et sociale, voire idéologique, entre Paris et la province : « À Paris, on ne se rend pas compte de l’attachement des gens aux cultures régionales, que l’on assimile à du folklore alors que c’est profond », déclare-t-il en 2008 au quotidien Le Parisien[28].

Dans son livre Pour tout vous dire (Éditions Michel Lafon), Jean-Pierre Pernaut dénonce sa caricature en évoquant les nombreuses éditions spéciales du 13 heures consacrées à tous les grands événements internationaux qui ont marqué ces 25 dernières années, de la chute du mur de Berlin à l'élection de Barack Obama en passant par les attentats du 11 septembre 2001, la mort de Yasser Arafat, les guerres en Irak, au Kosovo, les révolutions arabes de 2011, etc. Il a, par ailleurs, été le premier journaliste de télévision française à pouvoir pénétrer dans la zone interdite de Tchernobyl 3 ans après la catastrophe pour une édition spéciale du JT en 1989.

Personnalisation de l'information[modifier | modifier le code]

Séance de dédicace au Courrier picard (Amiens, 2011).

La présentation du journal par Jean-Pierre Pernaut s'inscrit selon certains analystes dans une personnalisation et une « théâtralisation » de l'information. Françoise-Marie Morel, rédactrice en chef de l'information de TF1, indique que Jean-Pierre Pernaut est le seul présentateur en France à ne pas utiliser de téléprompteur[29]. Les reportages sont souvent commentés par Jean-Pierre Pernaut, soit par une rapide remarque admirative ou agacée, soit par des expressions d'ordre corporel, ce qui a fait dire à Virginie Spies et à François Jost, sociologues des médias, que « les mimiques [du journaliste] semblent vouloir faire vivre le récit tout autant que le récit lui-même »[30]. Le journaliste n'hésite d'ailleurs pas à conclure certains sujets par quelques réflexions personnelles. Ses prises de position, en cours de journal, sur plusieurs sujets de société (grèves, hausse d'impôts, travail des députés ou comportement de l'équipe de France de football) sont ainsi remarquées par la presse[31],[32],[33],[34].

Cette personnalisation de l'information ne va pas sans créer quelques controverses. En , sa présentation d'un mouvement de grève déclenche le courroux des grévistes. Son nom est scandé et déformé par des manifestants qui le transforment en « Pernod » – allusion à la marque de pastis et au cliché de la « France profonde »[35]. Le journaliste Bruce Toussaint s'en prend également à lui en ces termes : « Le 13 heures est devenu une sorte de reflet de la France assoupie, idéal pour commencer la sieste. Que Pernaut soit de droite, conservateur et réac', ça ne me pose pas de problème. Le souci, c'est qu'il exprime ses opinions dans le JT »[36][source insuffisante]. Il lui est régulièrement reproché de passer sous silence des évènements politiques significatifs, comme la vidéo du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à l'origine d'une polémique en 2009[37].

Le , après la diffusion d'un reportage sur les maraudes de la Croix-Rouge, Jean-Pierre Pernaut fait une transition controversée avant une information sur l'ouverture de centres pour migrants en déclarant à l'antenne « Voilà, plus de place pour les sans-abri, mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France. Ouverture aujourd'hui d'un centre humanitaire pour héberger 400 hommes porte de la Chapelle à Paris, la mairie prévoit 50 à 80 arrivées par jour. Centre très provisoire pour les héberger quelques jours avant de les orienter ailleurs ! »[38]. Ces propos provoquent une réaction de la Licra et un rappel à l'ordre du CSA[39].

Pendant la période de confinement national en raison de la pandémie de maladie à coronavirus de 2020, Jean-Pierre Pernaut est remplacé à la présentation du JT de 13 heures de TF1 par son remplaçant habituel, Jacques Legros[40]. La raison avancée est le risque qu'il encourt alors par le cancer de la prostate, dont il a été victime peu auparavant[41], où il avait déjà été remplacé par Jacques Legros. Il présente tout de même une partie du journal, intitulée Le 13 Heures à la maison, depuis un studio aménagé à son domicile[42]. Pendant cette période, il critique en plein direct la gestion du confinement par le gouvernement[43],[44].

Émission Combien ça coûte ?[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Pernaut présente du au l'émission Combien ça coûte ?, un programme consacré à l'argent et aux gaspillages économiques, créé en remplacement estival de Ciel, mon mardi ![45],[46],[47]. Présentée en seconde partie de soirée de 1991 à 1995, puis en première partie de soirée de 1995 à 2008, et enfin en journée durant le week-end de 2008 à 2010. Il a eu comme coprésentatrice Isabelle Quenin, Laurence Ferrari, Sophie Thalmann, Évelyne Thomas (prime-time), puis Justine Fraioli en 2008-2009 (lors des hebdomadaires).

L'émission recevra en 1997 le 7 d'or du meilleur magazine de société[48]. Frôlant à plusieurs reprises les 10 millions de téléspectateurs, Combien ça coûte restera pendant 19 ans l'une des émissions emblématiques du succès de TF1 à cette période et Jean-Pierre Pernaut restera le présentateur de télévision qui a présenté le plus d'émissions en direct et en prime time.

Combien ça coûte a essuyé diverses critiques, assez proches de celles adressées au journal de 13 h. Le chercheur François Jost y voit la continuité du journal de Pernaut, c'est-à-dire la mise en valeur du « point de vue du contribuable » et un « certain discours de droite »[49]. Le journaliste Pierre Marcelle abonde dans ce sens : « son JT et son souci populiste de l'argent public, c'est du pareil au même. Dans son premier, il [fait] la retape pour son second, et il n'y avait nulle raison d'en être choqué : tout ça se marie au petit poil dans une insignifiance très signifiante »[50]. Virginie Spies, dans son essai Télévision, presse people: les marchands de bonheur, y décèle une « démonstration de force » de TF1, à l'instar d'autres programmes comme Sans aucun doute ou Pascal, le grand frère, au travers desquels la chaîne dénoncerait « les injustices qui arrivent à cause de l'État, puis le remplace pour réparer et faire mieux que lui »[51].

Synthèse des émissions[modifier | modifier le code]

Présentateur du journal télévisé[modifier | modifier le code]

  • 1975-1978 : Le Journal de 23h (TF1) ; il annonce le premier tirage du Loto dans le journal télévisé du [52].
  • 1978-1980 et depuis 1988 : Le Journal de 13 heures (TF1)
  • Été 1987 : Le Journal de 13 heures et Le Journal de 20 heures (TF1)

Autres programmes[modifier | modifier le code]

Présentation d'émissions[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

  • Il a participé, le , à l'émission Le Bal des 12 Coups !, présentée par Jean-Luc Reichmann.
  • Membre du jury de l'élection de Miss France 2014, le , en direct sur TF1.

Filmographie[modifier | modifier le code]

En 2013, il apparaît dans le prime-time Nos chers voisins fêtent l'été sur TF1, dans le rôle de Jeannot, un ancien collègue cheminot de M. Lambert, alias Martin Lamotte.

En 2016, il fait une petite apparition dans le film Joséphine s'arrondit.

En 2018, il fait une apparition dans Les Tuche 3 : Liberté, Égalité, FraterniTuche au cinéma.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1997, 1999, 2001 et 2003 : 7 d'or du meilleur présentateur de journal télévision.
  • 2020 : « personnalité préférée des Français » (TV Magazine)[54],[55].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Il est le coauteur de la pièce de théâtre Piège à Matignon avec Nathalie Marquay-Pernaut et Jean-Claude Islert. Après des difficultés de disponibilité de la salle initialement choisie, le démarrage de la pièce, prévu en , est reporté de quelques mois. C'est au théâtre du Gymnase que ce vaudeville est lancé le . La pièce est reprise au théâtre Daunou jusqu'en . Piège à Matignon, écrit mi-2010, raconte de manière humoristique l'impact des rumeurs propagées par internet sur la vie privée et publique d'un homme politique. Mise en scène par Éric Civanyan, la pièce est interprétée par Nathalie Marquay-Pernaut, Stéphane Slima, Eric Le Roch, Philippe Bardy et Gladys Cohen puis Marie-Laure Descoureaux. Après le décès de Stéphane Slima en , Piège à Matignon entame une tournée dans les régions en (jusqu'en ) avec Nathalie Marquay-Pernaut, Michel Scotto di Carlo, Olivier Pagès, Marie-Laure Descoureaux et Sébastien Chartier. Une autre tournée, mise en scène par Alain Cerrer, a été lancée en avec Philippe Risoli. La pièce, constamment actualisée, a entamé une troisième tournée pour les saisons 2014-2015-2016 sur une nouvelle mise en scène de Nathalie Marquay-Pernaut avec elle-même, Philippe Risoli, Marie-Laure Descoureaux, Cyril Aubin et Jean Lenoir.

En 2016, il coécrit avec son épouse Nathalie et l'auteur et comédien Éric Le Roch, Régime présidentiel, la suite de Piège à Matignon, dans laquelle jouent notamment Philippe Risoli, Nathalie Marquay-Pernaut, Andy Coq et Marie-Laure Descoureaux. La tournée a débuté en et s'est achevée en .

Sport[modifier | modifier le code]

Il pratiqua le hockey sur gazon pendant quinze ans[56]. Avec son club de l’Amiens Sporting Club[Quoi ?], il est sacré trois fois champion de France dans les années 1965-70.

Avec son épouse et son fils Olivier, il participe depuis 2003 à des compétitions automobiles : Fun cup[57], et Trophée Andros[58],[59] sur glace aux côtés d'Alain Prost. Il a remporté la super-finale de ce Trophée en 2007-2008, et a terminé 4e de la série « Élite » en 2007-2008. En 2013-2014, il a effectué sa 10e saison avec 9 podiums en catégorie « Indépendants ». Il termine la saison 3e de cette catégorie.

Publications[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Pernaut est l'auteur de plusieurs ouvrages, parfois inspirés de ses activités télévisuelles.

  • 1998 : L'Argent par les fenêtres, TF1 Éditions
  • 2004 : Les Magnifiques Métiers de l'artisanat, tome 1, éditions Michel Lafon
  • 2005 : Les Magnifiques Métiers de l'artisanat, tome 2, éditions Michel Lafon
  • 2006 : Pour tout vous dire…, éditions Michel Lafon
  • 2006 : Au cœur de nos régions, éditions Michel Lafon
  • 2006 : préface de Connaissez-vous la France ?, éditions Marabout Hachette
  • 2007 : La France des saveurs, éditions Michel Lafon
  • 2008 : La France en fêtes, éditions Michel Lafon
  • 2009 : Combien ça coûte, éditions Albin Michel
  • 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 : L’Almanach des régions, éditions Michel Lafon
  • 2013 : préface de Manufrance, éditions Michel Lafon

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Zapping TV: Jean-Pierre Pernaut souhaite un bon anniversaire à sa maman, 100 ans ! », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 7 avril 2018)
  2. Prisma Média, « Jean-Pierre Pernaut : Sa mère Françoise est décédée à l’âge de 101 ans - Gala », Gala.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2016)
  3. « Le frère de Jean-Pierre Pernaut est décédé », Pars Match,‎ (lire en ligne, consulté le 12 avril 2018)
  4. Floriane Goujon, « Nathalie Marquay se confie sur la difficulté d'être la femme de Jean-Pierre Pernaut », Femme Actuelle,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juillet 2020).
  5. https://www.francedimanche.fr/actualites/jean-pierre-pernaut-c-est-un-sacre-numero
  6. Sébastien Birden, « Louveciennes : la rumeur d’un camp de migrants fait réagir les réseaux et Jean-Pierre Pernaut », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 4 juillet 2020).
  7. https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrites/jean-pierre-pernaut-touch%C3%A9-par-un-cancer-le-pr%C3%A9sentateur-du-jt-de-tf1-a-%C3%A9t%C3%A9-hospitalis%C3%A9/ar-AAAC9WI?li=BBoJIji
  8. Cité dans l'interview pour femina.fr
  9. TF1: Pernaut réélu représentant CFTC
  10. La bonne soupe : Comment le '13 heures' de TF1 a contaminé l'info, Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos, Laurent Lolmède, Les Arènes, 2006, (ISBN 291248569X), 9782912485694
  11. Histoire générale de la radio et de la télévision en France, Christian Brochand, Comité d'histoire de la radiodiffusion (France), La Documentation Française, 2006, (ISBN 2110056134), 9782110056139, p. 219.
  12. Roman où il effectue son coming out (que Houellebecq appelle à tort outing). Le prix Goncourt 2010 écrit (page 234) : « Le trait de génie de Jean-Pierre Pernaut avait été de comprendre qu'après les années 1980 fric et frime, le public avait soif d'écologie, d'authenticité, de vraies valeurs. Même si Martin Bouygues pouvait être crédité de la confiance qu'il lui avait accordé, le journal de 13 heures de TF1 portait entièrement la marque de sa personnalité visionnaire. Partant de l'actualité immédiate - violente, rapide, frénétique, insensée - Jean-Pierre Pernaut accomplissait chaque jour cette tâche messianique consistant à guider le téléspectateur, terrorisé et stressé, vers les régions idylliques d'une campagne préservée... ». (page 235) : « Jean-Pierre Pernaut semblait moins se faire l'apologiste de l'immobilisme que celui d'un progrès lent »... « Jean-Pierre Pernaut s'était toujours montré, dans la conduite quotidienne de son journal, d'une prudence déontologique extrême... », in La Carte et le Territoire, éditions Flammarion, septembre 2010
  13. Julien Bordier, « Sexy Sushi, Cyril et Jean-Pierre Pernaut », L'Express, 21 juin 2010.
  14. A la 11e place, premier représentant de l'audiovisuel, dans le sondage publié en août 2015. (source jdd 15/08/2015)
  15. Étude Médiamétrie-Médiamat, menée sur des téléspectateurs de 15 ans et plus, période du 30 août 2004 au 1er décembre 2005.
  16. La nuit et l'été : rapport sur la culture à la télévision, Catherine Clément, Seuil, 2003, p. 11.
  17. Entretien avec Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts
  18. Télérama, 9 décembre 1998.
  19. Ignacio Ramonet, La tyrannie de la communication, Galilée, 1999, p. 120.
  20. Samuel Gontier, L'amende amère, telerama.fr,
  21. a et b L’Élysée commande un Pernaut, liberation.fr, 25 janvier 2010
  22. « Le 13 h selon Jean-Pierre Pernaut », Le Pelerin Magazine, no 6355, 16 septembre 2004.
  23. Jean-Luc Porquet, « Éloge de Jean-Pierre Pernaut », Le Canard enchaîné, 27 janvier 2010, p. 5.
  24. Roger-Gérard Schwartzenberg, 1788 : essai sur la maldémocratie, Fayard, 2006, p. 261
  25. « Bon anniversaire, TF1 ! », Le Monde diplomatique, 4 avril 2007
  26. « j'ai une question à vous poser » : essai réussi, lesoir.be, 7 février 2007
  27. Groland, l'esprit canaille, telerama.fr, 2 novembre 2007 : « le 20h20, pastiche du journalisme de proximité qui puisait sa ressource dans les fonds de terroir des actus régionales de France 3 et du 13 heures de Jean-Pierre Pernaut. »
  28. Le Parisien, 30 mai 2008.
  29. http://lci.tf1.fr/redaction-lci/redaction-vous-repond/face-camera-6069279.html
  30. Virginie Spies, François Jost, La Télévision dans le miroir, L'Harmattan, 2004, (ISBN 2747563294), 9782747563291, p. 77.
  31. 25 ans de JT de Jean-Pierre Pernaut: Les meilleures séquences par Alice Coffin sur 20minutes.fr du 22 février 2013
  32. Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, Pincez-moi, je grève !, liberation.fr, 13 septembre 2010
  33. Jean-Pierre Pernaut dérape sur le mariage gay en plein JT sur ladepeche.fr du 23 juin 2013
  34. Morandini Zap: Pour Jean-Pierre Pernaut, être député-maire est "un travail harassant" sur jeanmarcmorandini.com du 4 juillet 2013
  35. Raphaëlle Bacqué, « Jean-Pierre Pernaut, tête de turc des grévistes », Le Monde, 25 novembre 2007.
  36. Technikart, septembre 2008
  37. Jean Pierre Pernaut défend son journal de 13 h dans « Médias le Mag » sur France 5., lemediascope.fr,
  38. « Jean-Pierre Pernaut dérape sur les migrants en plein JT », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 novembre 2016)
  39. TF1 : le CSA rappelle à l'ordre Jean-Pierre Pernaut pour des propos sur les migrants, sur leparisien.fr du 22 mars 2017
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  55. https://www.20minutes.fr/arts-stars/television/2802411-20200618-jean-pierre-pernaut-nouvelle-personnalite-tv-preferee-francais
  56. Interview de Jean-Pierre Pernaut par Gaelle Guitard pour le site femina.fr, 2 novembre 2007. À propos de son attachement pour Amiens : « J’ai fait beaucoup de sport là-bas et notamment 15 ans de hockey sur gazon. On a été trois fois champions de France ! »
  57. Intoxication - 45 personnes, dont Jean-Pierre Pernaut, hospitalisées, article de LCI mentionnant la participation de Jean-Pierre Pernaut à la Fun Cup d'avril 2008
  58. Jean-Pierre Pernaut : «La course auto, c'est une affaire de famille», interview par TV Mag concernant la participation de Jean-Pierre Pernaut au Trophée Andros de 2007
  59. Lans-en-Vercors – Jean-Pierre Pernaut au Trophée Andros : « La glace me grise », article du Dauphiné libéré, 9 janvier 2009

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