Effondrement du tunnel de Vierzy

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Effondrement
du tunnel de Vierzy
Monument en souvenir des victimes de l'effondrement du tunnel au-dessus de son entrée sud-ouest.
Monument en souvenir des victimes de l'effondrement du tunnel au-dessus de son entrée sud-ouest.
Caractéristiques de l'accident
Date
TypeCollision
CausesEffondrement de la voute du tunnel
SiteTunnel de Vierzy
Coordonnées 49° 17′ 57″ nord, 3° 17′ 38″ est
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareilEAD Caravelle
(X 4347, X 4385 et X 4562)
CompagnieSNCF
Lieu d'origineParis
Lieu de destinationLaon
Morts108
Blessés111

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Effondrement du tunnel de Vierzy

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Effondrement du tunnel de Vierzy

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Effondrement du tunnel de Vierzy

L’effondrement du tunnel de Vierzy est un accident ferroviaire survenu le en France. Lors du passage de deux autorails, la voûte du tunnel de Vierzy (Aisne) s'est effondrée, coinçant les deux trains dans le tunnel[1]. Le bilan fut extrêmement lourd : 108 morts et 111 blessés, soit l'accident ferroviaire le plus meurtrier en France depuis 1933 et le troisième le plus meurtrier dans l'histoire ferroviaire française[2].

Origine de l'accident[modifier | modifier le code]

Le tunnel ferroviaire de Vierzy, qui souffrait de défauts dus aux matériaux médiocres utilisés lors de sa construction, et de dégâts provoqués par les deux guerres mondiales faisait l'objet de travaux importants de reprise de la voute en 1972.

Un début d'effondrement, lié aux travaux de réfection en cours, aurait causé le déraillement d'un premier autorail, lui-même causant un accident avec un deuxième train arrivant en sens inverse[3].

D'autres causes ont été avancées, notamment que l'effondrement aurait été provoqué par les vibrations dues au passage simultané des deux trains, mais cette information est démentie par le rapport d'enquête.

Lors de sa séance du , l'Assemblée nationale a évoqué cette affaire, à la suite d'une question d'un parlementaire de l'Aisne, M. André Rossi[4].

M. Yves Guéna, ministre des transports lui a répondu :

« Le vendredi 16 juin 1972, la voûte du tunnel de Vierzy s'effondra, entraînant un éboulis rocheux sur la voie Paris-Laon. Deux trains automoteurs, le 2841 de Paris à Laon et le 7844 de Laon à Paris, s'écrasèrent contre cet éboulis, le premier à 20 h 55, le second une minute plus tard. Cette effroyable catastrophe causa la mort de 108 personnes tandis que 87 autres étaient blessées.

Nous nous inclinons, monsieur Rossi, devant ces malheureuses victimes en exprimant à nouveau aux familles les condoléances du Gouvernement.

Immédiatement, le ministre des transports de l'époque, M. Jean Chamant, constituait une commission d'enquête présidée par l'ingénieur général Rerolle. Cette commission avait la double mission de rechercher les causes de tous ordres qui avaient pu provoquer cette catastrophe et de faire toutes recommandations en vue d'éviter le renouvellement de tels accidents. Cette même décision précisait qu'un premier rapport serait déposé [...]

Le texte de ce rapport a été publié intégralement au Journal officiel du , édition des Documents administratifs. [...]
Au printemps de 1972, la S.N.C.F. décida de procéder à une réfection importante du tunnel et de remplacer les rouleaux de briques, qui parfois s'effritaient et tombaient, par du béton projeté sur une épaisseur moyenne de sept centimètres. Les opérations étaient menées dans l'ordre suivant : démolition du revêtement de briques, curetage de la voûte, pose des armatures et projection du béton.

Les travaux ont commencé par la démolition et la purge de la partie la plus dégradée, soit un anneau d'environ six mètres cinquante situé — il faut le noter — à cinq mètres de la limite sud de l'éboulis du . Le chantier a été ensuite ouvert à une quarantaine de mètres plus au nord, en revenant vers la partie dégarnie. Le déroulement des opérations a fait que la bande de six mètres cinquante est restée en l'état pendant deux mois, sans d'ailleurs qu'aucun signe précurseur de désordre fût perçu.

La succession des phases du chantier où la démolition allait plus vite que les suivantes s'est traduite, le , par une longueur dégarnie et purgée légèrement supérieure à la partie effondrée. La commission d'enquête conclut que la cause dernière de la rupture de la voûte parait bien être le dégarnissage des briques sur une grande longueur ; [...]
Une information judiciaire a été ouverte, [...] »

Suites[modifier | modifier le code]

Le plan Orsec fut déclenché par le préfet de l'Aisne[5].

La voûte du tunnel a été reconstruite et un autre tunnel de la ligne, construit selon les mêmes normes, a été aussi mis en voie unique pour éviter aux trains de se croiser[6].

Un monument a été érigé à Vierzy, au-dessus de l'entrée du tunnel, avec une haute stèle qui commémore la tragédie et une phrase de l'écrivain Romain Rolland « la fatalité, c'est l'excuse des âmes sans volonté »[5]. Sur cette stèle, du côté de la voie ferrée, et sur un autre monument près de l'église (désaffectée) Saint-Léger à Soissons, où tous les corps avaient été réunis, figurent les noms des 108 victimes de la catastrophe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir un exposé condensé de l'accident dans la notice descriptive du tunnel de Vierzy sur le site Inventaire des Tunnels Ferroviaires de France http://www.tunnels-ferroviaires.org/tu02/02799.1.pdf
  2. Après le déraillement de Saint-Michel de Maurienne en 1917 et la catastrophe ferroviaire de Lagny-Pomponne en 1933.
  3. Source : Les accidents de chemin de fer en France, lefigaro.fr du 15 octobre 2007, consulté le 13 septembre 2010.
  4. Journal officiel, Assemblée nationale, Débats parlementaires, du jeudi 3 mai 1973, page 970.
  5. a et b Le Courrier picard du - article : Il y a 40 ans, 108 tués dans la nuit noire - page 5
  6. Le Courrier picard, « Il y a 37 ans, le tunnel s'effondrait », (consulté le 23 juin 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]