Tchernobyl

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Tchernobyl
Centre administratif
Centre administratif
Administration
Pays Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Subdivision Flag of Kiev Oblast.svg Oblast de Kiev
Maire maire de Kiev
Indicatif tél. +380
Démographie
Population 800 hab. (2016)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 16′ 35″ Nord 30° 13′ 00″ Est / 51.27639, 30.21667
Superficie 600 ha = 6 km2
Divers
Fondation 1193
Statut Ville
Localisation

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Tchernobyl
Liens
Site web www.pripyat.com
Sources
Liste des villes d'Ukraine
Image satellite de la région de Tchernobyl

Tchernobyl (en russe : Чернобыль) ou Tchornobyl (en ukrainien : Чорнобиль ; en biélorusse : Чарнобыль, Tcharnobyl) est une ville de l'oblast de Kiev, en Ukraine. Elle se trouve à 96 km au nord de Kiev.

La ville de Tchernobyl est connue pour la catastrophe à la centrale nucléaire de Tchernobyl, bien que cette centrale se trouve dans la ville de Pripiat (Pripet en français) à 15 km au Nord-Ouest de Tchernobyl, qui a eu lieu le à 1 h 23, provoquée par la fusion du réacteur. La catastrophe a propagé dans l'atmosphère l'équivalent radioactif de 400 fois la bombe d'Hiroshima, ou de 0,5 fois une bombe nucléaire actuelle[réf. à confirmer] et pourrait avoir tué jusqu'à 4 000  personnes selon l'OMS[1]. Pour sa part, Greenpeace estime que 200 000 personnes contracteront un cancer résultant de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl[2].

Tchernobyl est incluse dans la zone de sécurité qui entoure la centrale et qui décrit un cercle d'un rayon de 30 km, censé être inhabité et où seuls les ouvriers de la centrale peuvent se déplacer. Cependant, certaines personnes sont retournées y vivre. Certains bâtiments ont été décontaminés pour y loger les ouvriers de la centrale nucléaire et d'autres ont été construits via des règles de sécurité bien spécifiques. La population de Tchernobyl était de 500 habitants environ en 2010 et a augmenté de 125 habitants en cinq ans pour une population totale de 625 habitants en 2015. En 2016 on recense 800 habitants et la population ne cesse de croître. L'autoroute P56 passe par la ville et relie la ville de Ivankiv à la ville de Chernihiv en passant par la Biélorussie.

Étymologie du nom[modifier | modifier le code]

Tchernobyl est un nom d'origine ukrainien Чорнобиль, qui veut dire : « herbe amère ».[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

La république socialiste soviétique d'Ukraine fut créée en 1921 et le , l'URSS naissait, regroupant la Russie, l'Ukraine, la Biélorussie et la Transcaucasie. En 1932-1933, le village de Tchernobyl comme tout le reste de l'Ukraine fut durement touché par la famine (l'Holodomor), provoquant de 3 à 7 millions de morts dans tout le pays. La communauté polonaise de Tchernobyl fut déportée au Kazakhstan en 1936 durant l'élimination de la frontière.

Article détaillé : Catastrophe de Tchernobyl.

Vingt-cinq ans plus tard, la première centrale nucléaire d'Ukraine voit le jour non loin de Tchernobyl, près de Pripiat, une ville nouvelle en construction entre 1950 et 1970, année de sa fondation.

Contamination nucléaire[modifier | modifier le code]

Depuis la catastrophe, les immeubles récents (années 1970-1980) du centre-ville ont été décontaminés pour permettre le logement des ouvriers de la centrale (environ 5 000). Les maisons particulières de la vieille ville sont laissées à l'abandon. La végétation les recouvre peu à peu et donne une impression de ville fantôme.

La ville de Tchernobyl est encore « habitée » mais d'une manière bien particulière puisque les enfants mineurs et les femmes enceintes ou en âge de procréer n'y sont pas autorisés. Officiellement, un millier d'habitants peuplent le no man's land. Officieusement, elle en compte trois ou quatre fois plus.[réf. nécessaire]

La radioactivité qui s'était déposée sous forme de taches a diminué. Mais, en 2011, elle atteint encore par endroits des niveaux dépassant vingt ou trente fois les seuils autorisés[réf. souhaitée]. Le 27 janvier 2011, le président ukrainien Viktor Ianoukovytch (2010-2014) a déclaré[réf. souhaitée] au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, qu'il souhaitait reprendre l'exploitation des terres agricoles contaminées. Cependant, une disparition, ou une réduction du périmètre de la zone interdite a peu de chances d'aboutir tant que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s'y opposera.

Population[modifier | modifier le code]

Recensements (*) ou estimations de la population[4] :

Évolution démographique
1880 1897* 1923* 1926*
10 700 9 300 8 943 8 071
1959* 1970* 1979* 1986
8 221 10 136 12 458 0
1996 2010 2016 -
50 500 800 -

Selon l'office des statistiques d'Ukraine, la ville est inhabitée depuis la catastrophe du 26 avril 1986[5].

Géographie du site[modifier | modifier le code]

Le site de la catastrophe se situe au nord du plateau ukrainien ; dans cette région (Kiev y compris) la couche supérieure du sol est constituée principalement d'un sable foncé. De vastes forêts de conifères alternent avec de grandes prairies herbeuses. Depuis la catastrophe, de vastes périmètres ont été définis autour du site. Un premier périmètre dont les limites s'étendent à une centaine de kilomètres serait interdit aux habitations mais un nombre non négligeable de personnes y vivent encore.

La zone interdite, qui entoure à trente kilomètres l'ancienne centrale, est gardée par une police armée et aidée de chiens, placée à chaque ancien axe routier ou chemin. La zone est délimitée par une clôture barbelée d'environ 2,2 m de haut, par une fossé, par une autre clôture, et par un glacis d'une vingtaine de mètres de large[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie

Le dessinateur et scénariste français Emmanuel Lepage s'est rendu à Tchernobyl au printemps 2008. Il en a tiré deux ouvrages :

  • Les Fleurs de Tchernobyl, avec Gildas Chasseboeuf, association les Dessin'acteurs, 2008
    Republié en version augmentée chez l'éditeur la Boîte à bulles fin 2012[7].
  • Un printemps à Tchernobyl, BD-Reportage « engagé », éd. Futuropolis, 2012
  • Tchernobyl La Zone, bande dessinée docu fiction de Francisco Sanchez et Natacha Bustos, éd. Des ronds dans l'O, 2011 - Prix Tournesol, Angoulême 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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