Marie Pierre Adrien Francastel

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Marie Pierre Adrien Francastel
Fonctions
Député de l'Eure
Groupe politique Montagne
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Formerie
Date de décès
Lieu de décès Paris
Nationalité Français

Marie Pierre Adrien Francastel, né à Formerie le et mort à Paris le , est un homme politique français. Sous la Révolution française, pendant la période dite de la Terreur, il fut un représentant en mission dans les départements de l'Ouest de la France.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Fils de Pierre Francastel, lieutenant de justice et de Marie-Louise Broutel, il est pourvu d'une charge au grenier à sel de Grandvilliers. Licencié ès lois, il fut secrétaire du duc François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld-Liancourt sous l'Ancien Régime[1].

Il épouse en 1785 Marie-Madeleine Fromant.

Révolution[modifier | modifier le code]

Nommé administrateur du district d'Évreux dès le début de la Révolution, il fut, en 1792, élu député suppléant à la Convention par le département de l'Eure ; le , il y remplaça François Buzot.

Prenant place dans les rangs de la Montagne, en juillet il est adjoint au Comité de salut public « pour aider par sa connaissance du pays » à la répression des Girondins en Normandie, mais à la demande du député Barère, on l'envoie à Angers. Représentant zélé, il eut à cœur d'agir comme il le disait : « révolutionnairement » ; sous son influence, la guillotine fut dressée en permanence sur la place du Ralliement[1].

En octobre 1793, on le retrouve en mission dans les départements de l'Ouest. Il réprima avec beaucoup de rigueur l'insurrection en Vendée, ordonnant notamment au général Grignon : « Tu feras trembler les brigands, auxquels il ne faut faire aucun quartier; nos prisons regorgent des prisonniers en Vendée!...: Il faut achever la transformation de ce pays en désert. Point de mollesse ni de grâce... Ce sont les vue de la Convention... Je le jure: la Vendée sera dépeuplée »[2].

Après la chute de Maximilien de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), la Société populaire « régénérée » d'Angers le dénonça à la Convention comme terroriste et complice de Carrier[1]. Le Comité de législation étudia sa conduite et prit la décision de ne pas le sanctionner.

Le régime de Francastel à Angers prend fin en avril 1794.

Directoire[modifier | modifier le code]

Sous le Directoire, il fut chargé de contrôler sur la frontière l'introduction en France de béliers de race espagnole, puis il entre au ministère de la Guerre où il remplit de modestes fonctions, il en sort le 15 septembre 1799.

Consulat et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Sous le Consulat, il devint le jardinier de Joséphine de Beauharnais. De 1805 a 1809, il est proviseur du Lycée de Versailles, pendant les Cents-Jours, il sollicite à Carnot, à titre d'ancien conventionnel, une place dans un bibliothèque ou dans un ministère[1].

Sous l'Empire et sous la Restauration française, il vécut très modestement.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Mémoires, cinquieme série Tome XVII, (lire en ligne), p. 18 a 23
  2. Camille Boursier, La Terreur en Anjou
  3. « Marie, Pierre, Adrien Francastel », sur assemblee-nationale.fr