Dominique Martin (homme politique, 1961)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Dominique Martin
Illustration.
Dominique Martin en 2014.
Fonctions
Député européen

(5 ans)
Élection 25 mai 2014
Circonscription Sud-Est (France)
Législature 8e
Groupe politique NI (2014-2015)
ENL (2015-2019)
Conseiller régional de Rhône-Alpes
Conseiller municipal de Cluses
En fonction depuis
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Scionzier (Haute-Savoie, France)
Nationalité Française
Parti politique FN (1983-2018)
RN (depuis 2018)

Dominique Martin, né le à Scionzier, est un homme politique français, membre du Front national (FN). Il est député européen de 2014 à 2019 et conseiller municipal d'opposition à Cluses depuis 1989.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière[modifier | modifier le code]

Originaire de La Côte-d'Arbroz en Haute-Savoie, il commence des études de commerces à Paris, une fois l'examen du baccalauréat réussi, mais fait le choix de retourner en Haute-Savoie pour rejoindre l'entreprise familiale. En ce qui concerne sa carrière militaire, en 1982, après avoir fait ses classes à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Cöetquidan, il incorpore le 6e régiment parachutiste d’infanterie de marine comme officier du contingent. Il devient par la suite capitaine de réserve (officier de réserve service état major — diplômé de l’École de guerre). Dominique Martin est décoré de la médaille de la Défense nationale, de la médaille des services militaires volontaires et de la médaille de bronze de la Fédération nationale des amicales de chasseurs à pied, alpins et mécanisés (Amicale des 27e, 67e et 107e BCA).

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Dominique Martin adhère au FN en 1983 ; il devient alors secrétaire du parti dans le canton de Cluses (Haute-Savoie). Il est ensuite membre du conseil national, du comité central et du bureau politique.

Il se présente à de nombreuses élections locales qui se tiennent à Cluses depuis 1986. Il a ainsi été candidat aux élections municipales de 1989, 1995, 2001, 2008 et 2014, aux élections cantonales de 1988, 1992, 1998, 2004 et 2011, aux élections régionales de 1986, 1992, 98, 2004, 2010 et 2015, aux élections législatives de 1993, 1997, 2002, 2007 et 2012, aux élections européennes de 1999, 2004 et 2014, et aux élections sénatoriales de 2004.

Il est élu conseiller régional de Rhône-Alpes en 1992 et réélu en 1998, 2004 et 2010. Dans la commune de Cluses, il est élu conseiller municipal en 1989, puis réélu en 1995, en 2001, en 2008 et en 2014. Le 18 mars 2001, il perd les élections municipales à Cluses pour 276 voix derrière le maire sortant, et pour 222 voix face à une coalition de droite le 30 mars 2014.

Il dirige les campagnes régionales de Bruno Gollnisch en 2004 et 2010, et européenne de Jean-Marie Le Pen en 2009[1]. Il conduit également celle de Marine Le Pen dans le cadre de l'élection à la présidence du FN de 2011[2].

En 2014, il occupe la cinquième place sur la liste FN menée par Jean-Marie Le Pen dans la circonscription Sud-Est lors des élections européennes. Élu député français au Parlement européen le 25 mai 2014, il démissionne de son mandat de conseiller régional peu après. Au Parlement européen, il est membre de la commission de l'emploi et des affaires sociales et membre suppléant de la commission spéciale sur le terrorisme. Il quitte le Parlement européen après avoir figuré en position non-éligible sur la liste RN (ex-FN) aux élections européennes de 2019[3].

Positionnement[modifier | modifier le code]

En janvier 2016, Dominique Martin affirme qu'il faut laisser « la liberté aux femmes de s'occuper de leur foyer, notamment par un salaire parental d'éducation ». Cette mesure permettrait, selon lui, de « libérer des emplois », « donner une meilleure éducation à nos enfants » et donc « sécuriser nos rues »[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Au Front national, la méthode «bien bien démago» pour les «clients-électeurs» », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 février 2018).
  2. « Front National : Marine Le Pen dévoile sa "machine de guerre" », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 février 2018).
  3. Arrêté du 3 mai 2019 fixant les listes candidates à l'élection des représentants au Parlement européen des 25 et 26 mai 2019.
  4. Marine Turchi, « Droits des femmes: les contradictions de Marine Le Pen », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 14 janvier 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]