Scionzier

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Scionzier
Vue sur la commune de Scionzier.
Vue sur la commune de Scionzier.
Blason de Scionzier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Cluses
Intercommunalité CC Cluses-Arve et Montagnes
Maire
Mandat
Maurice Gradel
2014-2020
Code postal 74950
Code commune 74264
Démographie
Gentilé Chonverots
Population
municipale
8 167 hab. (2014 en augmentation de 14,64 % par rapport à 2009)
Densité 769 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 29″ nord, 6° 33′ 01″ est
Altitude Min. 468 m
Max. 1 969 m
Superficie 10,62 km2
Localisation

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Liens
Site web scionzier.fr

Scionzier est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Scionzier est implantée à mi-chemin entre Genève et Chamonix. L'autoroute A40 dessert cette commune qui est aussi le point de passage pour rejoindre nombre de stations de sports d'hiver réputées, telles que celles du grand massif (Flaine, Les Carroz, Samoëns, Morillon et Sixt), mais aussi Les Gets, Pras de Lys, Morzine-Avoriaz, ou encore Romme sur Cluses, Le Reposoir et Mont-Saxonnex.

Scionzier est également le point de départ de l'ascension du col de la Colombière par son côté le plus difficile, fréquemment emprunté par le Tour de France.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Miosinges ;
  • Neyrolles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Thyez Cluses Rose des vents
Marnaz N
O    Scionzier    E
S
Le Reposoir Nancy-sur-Cluses

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Scionzier : le nom Scionzier actuel vient du patois Schonvy et ses habitants se nomment les Schonverots et Schonverottes. 1793 : Scionsier, 1801 : Scionzier.
  • Miosinges : toponymies anciennes : Miossingen, Miozingen, Miossinge, Miosinge, Myozinge, Miocinge[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Chonvi (graphie de Conflans) ou Scionziér (ORB)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 1], dont 125 pour la commune[5],[6]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Maurice Gradel UMP Conseiller général depuis 2001
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2014, la commune comptait 8 167 habitants[Note 2], en augmentation de 14,64 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : +7,9 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 415 1 713 1 744 1 758 2 051 2 315 2 210 2 217 1 379
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 275 1 362 1 411 1 439 1 511 1 617 1 752 1 890 1 876
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 678 1 602 1 622 1 836 2 098 2 627 3 549 5 046 5 702
1982 1990 1999 2005 2010 2014 - - -
5 463 5 945 6 163 6 389 7 311 8 167 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Elle possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Haute-Savoie.

L'activité industrielle principale est le décolletage qui est très répandu au niveau local.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Scionzier

Les armes de Scionzier se blasonnent ainsi :

Parti de sinople et de gueules à une roue dentée d'argent brochant sur la partition.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[3],[4].
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Revue savoisienne - Volumes 58 à 60 (1917)
  2. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 15
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  3. Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p. 98
  4. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 163.
  5. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152 p. (lire en ligne), p. 57-59.
  6. Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Le Messager-Horvath, , 354 p. (ISBN 2-858-82536-X), p. 167.
  7. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399 p. (lire en ligne), p. 18.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. « Château de la Croix », notice no PA00118442, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Ansgar Wildermann, « Marcossey, Guillaume de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .