Sainte Maison de Lorette

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sainte Maison de Lorette
Image dans Infobox.
Présentation
Type
Partie de
Fondation
Diocèse
Dédicataire
Style
Religion
Patrimonialité
Bien culturel italien (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Localisation
Pays
Division administrative
Subdivision administrative
Commune
Altitude
127 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

La Sainte Maison de Lorette (couramment nommée La Santa Casa en italien) est, selon la tradition catholique, la maison où la Vierge Marie aurait reçu de l’archange Gabriel l’annonce de sa maternité divine et conçu du Saint-Esprit son fils Jésus-Christ[1],[2].

Ce modeste édifice de brique, aujourd’hui contenu dans un grand sarcophage de marbre renaissant, est donc la Relique du plus grand mystère de la foi chrétienne.

Rapportée de Terre sainte à partir d’avril 1291, la Santa Casa est vénérée dans la ville de Lorette en province d'Ancône, dans la région des Marches, en Italie centrale.

C'est le premier sanctuaire marial international consacré à la Vierge Marie. Ce sanctuaire fut durant près de trois siècles le principal lieu de pèlerinage de Lorette en Occident, devant Rome, Canterbury et Saint-Jacques-de-Compostelle.

La Sainte Maison se trouve aujourd’hui au centre de la nef de la basilique de Lorette à l'intérieur d’un revêtement dessiné par l'artiste de la Renaissance Donato Bramante, sous la coupole du successeur de Brunelleschi, le florentin Giuliano da Sangallo.

À la fois lieu et objet du pèlerinage le plus important d’Occident durant près de trois siècles, notamment par la via Lauretana reliant Rome à Lorette, la Sainte Maison présente aujourd’hui en son sein la statue de la Madone, statue de type Vierge noire, et conservait jusqu’aux spoliations napoléoniennes de 1797 où la Sainte Maison fut mise sous scellé, les reliques les plus importantes du culte marial, à savoir le manteau de la Vierge et les saintes écuelles (Vaisselle de la Sainte Famille) dérobées par le futur empereur en personne.

Le , le pape François inscrit dans le Calendrier romain la mémoire liturgique de Notre-Dame de Lorette le [3],[4].

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Fin des Croisades[modifier | modifier le code]

Du royaume de Jérusalem, la ville de Jérusalem fut prise par les musulmans en 1244, et l’antique basilique de la Nativité probablement incendiée par les troupes de Baybars.

Après la chute de Tripoli en 1289, le pape Nicolas IV (premier pape franciscain et originaire d’Ascoli Piceno dans les Marches) proclame une autre croisade.

Le siège du Royaume se trouve alors à Saint-Jean-d'Acre qui est prise à son tour par les mamelouks le . Cela marque la fin des croisades.

Translation[modifier | modifier le code]

Selon la tradition, aux environs du , la Sainte Maison de Marie aurait été transportée (Translation) par des anges de Terre Sainte jusqu'en la Ville de Trsat alors dominée par la Famille Frankopan (aujourd’hui localité du mont Rauniza de la Ville de Rijeka en Croatie). Il pourrait s'agir également de Tržac[5].

Il est rapporté qu’en 1291, Nikola Frankopan envoya une délégation à Nazareth pour mesurer la Sainte Maison après qu'elle eût été sauvée, probablement par les croisés, et transportée à Trsat où les Frankopans avaient un château. C’est à cet endroit qu'elle fut reconstruite.

En 1294, Nikola Frankopan aurait donné ladite Sainte Maison au Pape Boniface VIII pour être placé sur les terres pontificales, à Lorette, près d’Ancône. En 1294, la Sainte Maison aurait été transportée dans la Marche d'Ancône aux environs de Recanati[5].

Selon d’autres sources, c'est un prince byzantin, Nicéphore Ier Doukas Comnène, qui aurait pris en 1290 l'initiative de transférer une maison typique de Palestine depuis Nazareth jusque dans les Marches italiennes (sans doute contre rémunération, puisque cela avait réussi quelques décennies plus tôt avec le roi de France Louis IX).

La Maison aurait été démontée à Nazareth en 1291, débarquée ensuite sur les côtes de Dalmatie, à Trsat (près de Rijeka).

Que la Maison provienne de Nazareth, voilà qui n’est pas en contradiction avec les affirmations actuelles à savoir que la structure de la Santa Casa serait typique des constructions nabatéennes, et qu’elle aurait été transportée des territoires nabatéens ou de Bethléem ou d’ailleurs encore jusqu’à Nazareth. Puis de Nazareth jusqu’à Saint-Jean-d'Acre, peut-être même, selon certaines xylogravures du XVe siècle jusqu’à Rachana au Liban pour être acheminée par voie maritime jusque dans l’Adriatique.

Autre source, autre interprète : de Angelis serait le nom de famille des personnes à l’origine de la Translation et qui aurait créé la légende du transport par les Anges dans l’écart entre le latin écrit et l’italien vulgaire parlé.

La première source littéraire de cette légende propre à la tradition orale de cette époque ne remonte qu’à la deuxième moitié du XVe siècle, sous la plume de Pier Giorgio Tolomei, dans sa Translatio miraculosa ecclesie beate Marie uirginis de Loreto.[6]

À son arrivée sur les territoires pontificaux, la Sainte Maison aurait connu trois nouvelles translations dans la marche d'Ancône :

  • à Ancône-même (dans la localité de Posatora)
  • dans un bois appartenant à une certaine Loreta, le , trois jours donc avant la renonciation du pape bénédictin Célestin V
  • dans la plaine au-dessous de la ville actuelle de Loreto (dont le nom dériverait précisément de cette dame appelée Loreta);
  • sur le terrain de deux frères sur la colline de Laureto (ou Monte Prodo)
  • enfin sur la route publique, où elle se trouve encore aujourd’hui, c’est-à-dire juste sous le dôme blanc de l’actuelle basilique.

L'année 1294 est l’année où Dante Alighieri écrit sa Vita Nova[7]. La création du sanctuaire aurait eu un effet pacificateur sur le conflit en Guelfes et Gibelins.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Lorette proviendrait plus probablement du terme latin Lauretum signifiant lieu planté de lauriers à l’instar d'une partie du mont Aventin à Rome, l’actuelle Loreto ayant au fil de l’histoire portée les noms de Lauretum, Laureto, Laureta, Loreta et Loreto.

Héritage[modifier | modifier le code]

En 1488, l’évêque de Recanati confia la desserte du sanctuaire à une congrégation de Carmes réformés.

Dans la bulle In sublimia du , Jules II a défini la petite église « ut pie creditur et fama est, camera sive thalamus ubi ipsa beatissima Virgo concepta, ubi educata, ubi ad angelo salutata Salvatorem seculorum verbo concepit » et a placé Lorette sous la tutelle directe du Saint-Siège[8] : la Sainte Maison de Lorette devient Chapelle papale. Les papes Pie II, Paul II, Sixte IV, Clément VII, Léon X et Sixte V furent parmi les premiers souverains pontifes à reconnaître officiellement ce prodige.

Le sanctuaire de Lorette fut élevé en cité mariale et épiscopale et devint l'un des plus importants lieux de pèlerinage d'Europe.

L'histoire de la Sainte Maison intéressa plusieurs figures chrétiennes, en particulier Érasme, René de Bathernay, Louis d’Arpajon et Battista Spagnuoli, Joseph de Cupertino.

René Descartes s'y rendit en pèlerinage en 1623 en action de grâce pour le songe qu'il rapporte dans les Olympiques, et qui est à l'origine de sa mathesis universelle.

La Sainte Maison provoqua l'afflux de pèlerins notamment les jours de fêtes mariales, de nombreux personnages y adressant leurs prières (Anne d'Autriche, Les marins de Christophe Colomb rescapés d'une tempête y déposèrent un ex-voto en 1493), de nombreux Rois et Reines ainsi que de grands Aristocrates y envoyèrent des procureurs (émissaires chargés de faire le pèlerinage à leur place).

Les 1er et , le pape Benoît XVI se rend à Lorette pour vivre une fête de la foi avec les jeunes de la ville[9]. Il y revient le , renouvelant ainsi le pèlerinage que Jean XXIII y avait effectué 50 ans auparavant, à quelques jours de l'ouverture du concile Vatican II[10].

Le , le pape François vient se recueillir dans le sanctuaire[11].

Évolution du Sanctuaire[modifier | modifier le code]

Les origines du Sanctuaire[modifier | modifier le code]

Selon de nombreux critiques et traducteurs, Dante Alighieri fait référence à la Sainte Maison de Lorette dans ces vers du chant XVI du Paradis :

...In quel loco fu'io Pietro Damiano e Pietro Peccator fu' ne la casa di Nostra Donna in sul lito adriano...

— Dante , Chant XXI du Paradis de la Divine Comédie.

« ...En ce lieu je fus Pierre Damien et Pierre Peccator était dans la maison de Notre-Dame, sur le rivage adriatique... »

— Chant XXI du Paradis de la Divine Comédie.

Composés autour de 1321, ces vers ont été très probablement écrits vingt sept ans après la création du sanctuaire lorétain en 1294.

Ledit Pierre Damien (1007-1072) ayant vécu au XIe siècle, il ne pouvait donc s’être rendu à la Santa Casa de Lorette.

Aussi certains chercheurs ont voulu voir une référence à une église antérieure, à savoir celle de Santa Maria di Portonovo à Ancône ou celle de Santa Maria in Porto près de Ravenne ; d’autres ont imaginé qu’il s’agissait de l’abbaye de Pomposa en Emilie-Romagne.

Mais à faire porter l’accent cette fois sur le terme de maison, et d’y lire une référence directe à la sainte relique de Lorette, il y aurait eu une église antérieure en lieu et place de la sainte Maison et de la basilique de Lorette, c’est précisément l'hypothèse que semble retenir le Marquis de Sade.[12]

Une autre hypothèse plus crédible distingue Pierre Damien ou Pierre Pêcheur d’une autre Pierre : Dante aurait en effet confondu Pietro Damiano et Pietro degli onesti, un ascète également du XI°siècle qui, de retour d'un pèlerinage en Terre Sainte, fit construire une église en l'honneur de la Madone, dans laquelle était vénérée l'image connue sous le nom de « Madone grecque » et enterré dans l'église de Santa Maria in Porto, sous le nom de Petrus Peccans.

Illustration du chant XXI du Paradis de la Divine Comédie (rencontre de Dante et Béatrice avec Pier Damiani) par Giovanni di Paolo qui représente deux églises (évocation du monastère de la Fonte Avellana ?).

La sainte Maison avant la basilique[modifier | modifier le code]

De la provenance de la sainte Maison de terre sainte posée sans fondation sur la colline entre Recanati et Ancône, ne demeure aucune certitude. Les traces écrites peu nombreuses qui subsistent sont sujettes à caution, car prises dans des querelles politico-religieuses et des transmissions orales contradictoires. Si des lettres gravées dans la brique-même de la sainte Maison semblent dérivées de l'alphabet araméen ou nabatéen, l’on retrouve le type-même d’habitat et de maçonnerie de briques au Moyen-Orient que dans la région des Marches ou de l'Ombrie.

Il faut attendre une vingtaine d’années pour qu'autour de la sainte Maison posée au cœur de la Magna Silva de Laureto en 1294 se crée un petit bourg. Si Dante y fait réellement référence, Lorette est alors devenu un petit village dans l’ombre de la Recanati voisine.

La première mention écrite faisant référence à Lorette remonte à 1315, quand il est fait allusion à un rustique sacellum visité par des fidèles pieux. Le petit village qui a grandi tout autour est appelé Villa Loreti. Un autel y est dressé en 1341 à la demande du pape français Benoît XII pour recevoir plus aisément les fidèles[13]. Dans la description Marchiae Anconitanae de 1360 par le cardinal Egidio albornoz, la Villa sanctae Mariae de Laureto est recensée parmi les Castra appartenant à la commune de Recanati. Cette dernière, déjà grand centre de la Marche d'Ancône, organisait chaque année une foire de grand attrait tant pour l’Italie du centre-nord que pour l’Europe. Le commerce, la curiosité et la dévotion mariale s'y mêlèrent. Des fêtes en l’honneur de la Madone de Lorette ont lieu dans les villes et villages des Marches à l’instar de Sirolo en 1373 en présence du Vicaire de la cité d'Ancône[14]. Le 17 mars 1375, Nicola de Recanati fait construire un pont au-dessus de la rivière Potenza en raison de l’afflux de pèlerins à la sainte Maison. Dans les années 1380-1385, de nombreux documents prouvent que le culte de la Madone de Lorette se propage en Ombrie, Toscane, Émilie et Lombardie. En retour, la piété populaire et le nombre de visiteurs à la sainte Maison augmentèrent à tel point qu’en 1437, la commune de Recanati nomma un capitaine de la Villa Loreti. Le développement du sanctuaire s’accompagne alors d’une production iconographique de plus en plus importante par des peintres et graveurs de plus en plus importants.

La basilique autour de la sainte Maison[modifier | modifier le code]

Grandes étapes de la construction de la basilique[modifier | modifier le code]

Partie du revêtement marmoréen de la Sainte Maison de Lorette sous la coupole de Giuliano Sangallo peinte par Cesare Maccari.

Les sources semblent insuffisantes pour dater l'origine de la construction de la basilique. En 1450, une église est déjà construite : Nicolas V rédige à cette date une bulle pour sanctuariser les offrandes des fidèles déposées dans le temple de Lorette[15].

Selon Giorgio Vasari, Piero della Francesca et Domenico Veneziano peignent la nouvelle sacristie en 1450 (probablement la Sacristie della Cura). Leur travail est interrompu par la peste. Seulement, selon Honoré Bouche, l’édification de la basilique débute sous Paul II en 1465. Autre source, autre date, dès 1468, par la volonté de Nicolò de Astis, évêque de Recanati, auraient commencé les grands travaux de la basilique-forteresse selon Gaetano Ferri. L’année suivante, en 1469, le Pape Paul II aurait donné une forte impulsion au chantier.

La grande construction de la basilique débute probablement à partir du projet du Vénitien Marino di Marco Cedrino, de style gothique-tardif-pré-renaissant. Ledit Marino di Marco Cedrino est nommé, en 1472, generali magistro et ingenjero ; il construit les murs maîtres et les piliers de l’abside à partir du bras sud du transept, et collabore à l'édification du sanctuaire jusqu’en 1476 ou 1477. Au gothique vénitien de Marco Cedrino succède le style renaissant de Giuliano da Maiano en 1482 auquel est supposé avoir pris part Francesco di Giorgio Martini. De 1480 à 1518, le trésor de Lorette est mis à l’abri dans la tour civique de Recanati en raison des razzia de l’armée du Sultan Mehmet II et ses successeurs. La construction de la basilique se poursuit tout de même sous Sixte IV, Innocent VIII et Alexandre VI, et s’achève en 1510 sous Jules II, pape le plus impliqué dans l’édification des lieux.

Fresques principales[modifier | modifier le code]

Luca Signorelli y peint la Sacristie della Cura entre 1470 et 1480 avec l’aide de Girolamo Genga. Un peu plus tard, Melozzo de Forlì y réalise l’un des premiers sottinsù[16] en lévitation et la toute première coupole peinte de l’histoire de l’Art en la Sacristie de San Marco entre 1477 et 1479. À partir de 1480, le rayonnement du sanctuaire attire un nombre croissant d'habitants et de travailleurs. Un hôpital est alors construit pour les pèlerins venus de toute l’Europe. Entre 1480 et 1487, Giuliano da Maiano entreprend le Cammino di Ronda (chemin de ronde au-dessus des murs de la basilique), travaux poursuivis par Baccio Pontelli entre 1487 et 1492.

La façade[modifier | modifier le code]
Surimpression de la façade actuelle (ap.1571) de la basilique de Loreto avec le dessin de Bastiano da Sangallo (av.1533)

Un projet est commandé à l’architecte et polymathe de la région, Donato Bramante, qui se trouve à Loreto entre 1507 et 1509[17] ;

Le Codex de Lille contient un dessin de Bastiano da Sangallo antérieur à 1533 où la façade de la Basilique de Lorette est projetée sur trois niveaux :

  • le premier, celui de la porte centrale et des portes latérales ;
  • le deuxième, celui des trois bas-reliefs de la translation de la sainte Maison ;
  • et le troisième celui du fronton triangulaire sur le carré de base à la fenêtre circulaire.

Ci-contre la comparaison des deux façades, celle d’avant 1571 et la nouvelle façade structurée par Boccalini en 1571.

Le dessin original fut remanié dans le style de la fin de la Renaissance par Giovanni Boccalini, qui commença en 1571 la partie inférieure jusqu’à la corniche.

Il fut ensuite poursuivi par Giovan Battista Chioldi et terminé en 1587 par Lattanzio Ventura par la volonté du Pape Sixte V, dont le nom est écrit dans le rebord supérieur.

Elle se présente en pierre blanche de l’Istrie, divisée verticalement en trois parties par quatre paires de piliers, pour suggérer les trois nefs intérieures.

L’habit de marbre de la sainte Maison[modifier | modifier le code]

D’une valeur artistique bien plus grande que l’édicule du saint Sépulcre de Jérusalem, la SANTA CASA, la sainte Maison n’apparait telle qu’elle était à l’origine qu’une fois à l’intérieur. L’extérieur ayant été protégé d’une couverture de marbre qui nécessita le percement de quatre ouvertures, les quatre portes aujourd’hui visibles du revêtement marmoréen.

L'on remarquera que la quatrième porte n’ouvre pas sur l’espace de la Sainte Maison mais donne sur un escalier en colimaçon qui donne accès à la terrasse supérieure du revêtement. La Sainte Maison, posée à même le sol, sans fondation et constituée de briques de tailles irrégulières, risquait l’écroulement, en raison notamment de l’afflux de pèlerins. Un mur bas de fortification fut d’abord conçu puis détruit pour être remplacé par une structure de marbre entièrement recouvrante.

Véritable maison renaissance sur le modèle des sarcophages romains entourant l'antique maison sainte en briques, c’est Bramante qui en conçoit le plan. Léon X fait venir par mer en 1514 de Carrare et d’autres lieux d’Italie le marbre propre à sa construction.

Avant cela, l’architecte pisan Raniero Renucci assume la charge du percement des portes côté septentrional et méridional de l'Antique Maison aux endroits correspondant aux futures ouvertures du revêtement marmoréen : « Au premier coup de marteau, son bras s'est figé et ledit Raniero s’effondra, comme s’il avait été assommé. Il ne se réveilla que huit heures plus tard par les prières de sa femme et l’intercession de la Vierge Marie. »[18].

Antonio da Sangallo le Jeune est chargé par Clément VII d’en terminer l’ouvrage de 1531 à 1538.

« En cet ouvrage, ont travaillé, en l’espace de vingt-quatre ans, quarante des plus grands sculpteurs qui se sont trouvés en Italie (…) ayant coûté en ce temps-là 26 692 écus (...), et tout autant les vingt statues des prophètes et sibylles (…) et les quatre portes d’airain de La Chapelle » dixit Honoré Bouche, in La Sainte Vierge de Laurete (1686)

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La coupole[modifier | modifier le code]

Avant la coupole de Sangallo, la basilique était très probablement pourvue d’une flèche : en 1499, Giuliano da Maiano et Benedetto da Maiano construisent le tambour octogonal de la coupole. Giuliano di Francesco da Sangallo y ajoute la calotte et en achève solennellement la construction le . La coupole, d’un diamètre de 22 mètres, fut, à la date de son achèvement, la deuxième plus grande réalisée à l’époque de la Renaissance, inférieure seulement à celle de Santa Maria Del Fiore de Florence, de laquelle Sangallo s'est manifestement inspiré, quatrième de l’époque après le Panthéon de Rome et la Sainte-Sophie à Istanbul.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le palais apostolique[modifier | modifier le code]

Commence en 1507, sous Jules II, l’édification du Palais Apostolique de Lorette conçu par l’Architecte et polymathe Donato Bramante présent sur les lieux. Le bâtiment doit en effet être pourvu de trois ailes ainsi que d'une double rangée d'arches de manière à entourer toute la place devant le façade de la Basilique. Le projet semble poursuivi par Antonio da Sangallo le jeune, interrompu durant les sacs de Rome et de Florence et repris en 1531. Puis après lui, Raniero Nerucci, architecte pisan s'attache entre 1531 et 1550 à la construction du portique du Palais.

Le projet du palais apostolique est interrompu par Grégoire XIII, l’année de la venue de Montaigne à Lorette, c’est-à-dire en 1581. Le Pape originaire de Bologne ordonne la construction d'un collège illyrique sur le versant ouest de la place pour accueillir les étudiants provenant d’Illyrie, mettant ainsi un terme au projet de Bramante. En 1643, le pape Urbain VIII tente d'exproprier les maisons situées au sud de la place pour prolonger la palais apostolique selon le projet de Bramante, en vain. En 1750, le palais apostolique a, grosso modo, l’aspect que l’on peut voir aujourd’hui, rehaussé cependant d’une vingtaine de sculptures à la manière de la colonnade de la place Saint-Pierre de Rome.

Les Remparts[modifier | modifier le code]
Remparts.

Dans un contexte de guerres vénéto-ottomanes, la Cité de Lorette est enceinte d'une muraille entre 1518 et 1521 par décision de Léon X et ce, d’après les dessins d'Antonio da Sangallo le Jeune. La muraille est flanquée de quatre bastions à la fin du XVIe siècle sous Sixte V qui conçoit pour la ville une extension monumentale inachevée (le secteur du Montereale constitue la partie encore visible du projet.)

Le nouveau campanile[modifier | modifier le code]

Œuvre du célèbre architecte Luigi Vanvitelli, le campanile est incorporé au palais apostolique entre 1750 et 1754, conférant à l’ensemble architectural du sanctuaire l’aspect qu’il conserve encore aujourd’hui.

Chapelles[modifier | modifier le code]

L’on recense huit chapelles, dont la chapelle du Crucifix, celle des Ducs d’Urbino, et les chapelles française, allemande, polonaise, slave, espagnole et suisse.

Inventaire des objets et pratiques cultuels de la Sainte Maison[modifier | modifier le code]
Fête à l’occasion de l'entrée des monuments spoliés par Napoléon à Paris, où doit se trouver également la statue de Lorette (visibles sur la gravure les chevaux de Saint-Marc).
Reliques recensées depuis le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]
  • La Sainte Maison, ou Maison de la Vierge, couramment nommée la « Santa Casa », consistait en un ensemble de trois murs adossés à une grotte creusée dans un rocher (laquelle se trouve à Nazareth, dans la basilique de l'Annonciation). L'analyse pétrographique et architectonique aurait tour à tour démenti puis confirmé l'origine palestinienne de l'édifice, dont les éléments rappellent fortement la taille de pierre des Nabatéens, une peuplade voisine des Hébreux. Les graffitis trouvés sur certains blocs de maçonnerie auraient été datés du IIe au Ve siècle. Cependant, l'étude des moellons a confirmé qu'ils épousent parfaitement les traces repérées sur la grotte de Nazareth. Il pourrait donc s’agir d’une église primitive construite ultérieurement à la supposée demeure virginale.
  • Sa statue, nommée parfois la sainte image, est une Vierge noire, due à des siècles de fumée de lampe. Comme la Sainte Maison, elle est associée à une série de miracles réels évoqués dans un certain nombre de récits de voyage (celui de Montaigne notamment). La statue d'origine datant probablement de la fin du XIIIe début XIVe siècle, a été dérobée par Joseph Villetard de Vincelles et Gaspard Monge de l’institut national[19], à la suite du traité de Tolentino, exposée à la Bibliothèque nationale de Paris, puis, restituée au pape Pie VII, elle retourne à son emplacement le [20] avant le concordat. Version plus prosaïque de la restitution : celle de T.M.Dumersan[21] . Elle brûle ensuite durant un incendie dans la nuit du 22 au [22] avant d’être remplacée par une nouvelle statue sculptée dans du cèdre du Liban provenant des jardins du Vatican[23], portant un manteau appelé dalmatique[22], elle fut modélisée par Enrico Quattrini et peinte par Leopoldo Celani[23],[22].
  • Les citoyens de Recanati apposent sur la tête de la statue de la Vierge une triple couronne d’or que l’on appelle "Règne" et semblable à celle du Pape, en 1496. Ils font de même sur la tête de l’enfant Jésus. Les deux couronnes triples y demeurèrent jusqu’en 1643 remplacées par celles envoyées par Louis XIII et Anne d'Autriche, en action de grâce pour la naissance de Louis XIV, avec l’accord d'Urbain VIII.
  • Les reliques de la sainte Vierge complétaient la Santa Casa : Honoré Bouche[24] note, en 1646, que la Sainte Maison renfermait une petite armoire ayant appartenu à Marie qui contenait des éléments de sa vaisselle. Une tunique en laine moirée de la Sainte Vierge ainsi que trois écuelles de vulgaire faïence appartenant à sa vaisselle étaient exposées dans la Santa Casa en 1797. Durant les spoliations napoléoniennes, ces reliques, moins authentiques semble-t-il que chargées d’une forte valeur symbolique et affective, ont alors été dérobées et envoyées à Paris. Dans les Mémoires historiques et secrets de l’Impératrice Joséphine, l’on apprend qu’après avoir envoyé la statue de la Madone au directoire, Napoléon garda pour lui les reliques de la Vierge[25]. Il offrit un morceau du manteau de Marie à Joséphine qui l’accepta et le plaça dans un médaillon. Il voulut lui offrir également l’une des trois écuelles ébréchée, mais elle refusa. Des reliques en possession de Napoléon, à l’exception de ce morceau de manteau, il est ensuite perdu toute trace[26].

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Le crucifix des apôtres d’un bois incorruptible placé au-dessus de la fenêtre par laquelle eut lieu l’Annonciation de l’Ange Gabriel[27].
Pratiques cultuelles relatives à la Sainte Maison de Lorette[modifier | modifier le code]
  • Messes et litanies mariales furent approuvées au début du XVIIe siècle. Les Litanies de Lorette sont les litanies de la Bienheureuse Vierge Marie, l'une des cinq litanies approuvées pour la récitation publique par l'Église.
  • L'ornementation marmoréenne de la Maison originelle est une œuvre collective de la Renaissance. Elle ressemble à un sarcophage romain monumental, structure générale du célèbre architecte et peintre renaissant Donato Bramante, à l’intérieur de laquelle ont été ajoutées les sculptures de Andrea Sansovino, Baccio Bandinelli, Domenico Aimo, Aurelio Lombardi, Giovanni Battista della Porta, Niccolo Tribolo, Francesco di Vincenzo da Sangallo. Les pèlerins en font jusqu’encore aujourd’hui le tour à genoux ; de cette pratique remontant au XVIe siècle, le marbre conserve les traces d’usure.
  • En la Solennité de la Toussaint, la ville de Lorette (Loreto) est en fête pour l’indiction solennelle de l’Année Jubilaire, qui se tiendra du au . Le Jubilé de Lorette fut initié à l'occasion du centième anniversaire de la proclamation par Benoît XV de Notre-Dame de Lorette comme patronne de tous les aviateurs.

Vénération et fête de Notre-Dame de Lorette[modifier | modifier le code]

Nombre de cités italiennes, au cours des XVIe et XVIIe siècles, vinrent déposer le plan de leur territoire à la Santa Casa pour attirer la protection de la Madone de Lorette contre la peste et autres catastrophes. Ainsi Sienne, Vérone, Arezzo, Udine, Palerme, Pérouse et un grand nombre de cités des Marches se mirent sous la protection de Lorette[28].

Notre-Dame de Lorette est le titre de la Vierge Marie en ce qui concerne la Sainte Maison de Lorette. Ce nom est également utilisé pour sa statue exposée à l'intérieur de la Sainte Maison. Dans les années 1600, une messe et une litanie mariale sont approuvées. Cette "Litanie de Lorette" est la Litanie de la Bienheureuse Vierge Marie, l'une des cinq litanies approuvées pour la récitation publique par l'Église catholique.

En 1920, le pape Benoît XV a déclaré la Vierge de Lorette patronne des voyageurs aériens et des pilotes[29]. La statue a reçu un couronnement canonique en 1922 par le pape Pie XI.

Le , sous l'autorité du pape François, le cardinal Robert Sarah signe un décret inscrivant la mémoire liturgique de Notre-Dame de Lorette le dans le calendrier romain universel[3],[4].

Arts et Littérature[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

  • En Peinture, La Madone de Lorette, La Vierge de Lorette ou La Notre-Dame de Lorette sont autant de titres donnés à la représentation de la Vierge à l'Enfant relativement à la Sainte Maison de Lorette depuis l’art de style byzantin à nos jours. Le Transport de la sainte Maison de Lorette, la Translation de la sainte Maison de Lorette sont des titres d’oeuvres qui se rapportent davantage à la Sainte Maison elle-même sur laquelle une Vierge à l’Enfant est généralement représentée assise.

Des artistes comme Le Pérugin (la Vierge de Lorette), Le Caravage (La Madone de Lorette), Raphaël (La Vierge de Lorette), Le Dominiquin, Le Guerchin, Giambattista Tiepolo, Annibale Carrache, Jean-François Millet,... ont peint une version de la Madone de Lorette.

Opéra[modifier | modifier le code]

  • Parisina de Mascagni dans La Tribuna Illustrata du 29 Mars 1914
    Dans l’Opéra la Parisina de Pietro Mascagni, l’entièreté du deuxième acte se déroule au sanctuaire de Loreto sur fond de chants de dévotion des pèlerins de la Santa Casa et des marins de l’adriatique :

Acte II : Ave Maria Gratia plena[30] / Ahi, Vergine Maria[31] / Aiuta, aiuta[32] / Or voici Composto m’avereste sella Bara[33] / Ho combattu pel mio voto[34].

Gabriele d’Annunzio, auteur du livret d’après un poème de Lord Byron, écrit :

Texte original : La Santa Casa di Loreto / Appare la Casa di Nazareth, la semplice casa / di Gioachino e di Anna, costrutta di pietre rossastre, / con una porta, con una finestra, con un focolare, / con un altare, quella che nella notte di maggio / gli Angeli traslatarono su le loro ali alla spiaggia / di Schiavonia e nella notte di decembre all’opposta riva, / alla marca di Ancona, entro la selva dei lauri. / Per la porta spalancata si scorge brillare fra i torchi / e le lampade la Vergine nera, scolpita nel legno di cedro / dalla mano di Luca Evangelista, / coperta della preziosissima veste intessuta / d’oro e di gemme. / Le mura degli Ospizii s’alzano dietro il Santuario. / Di là dal laureto splende il Mare Adriatico.

traduction : La Sainte Maison de Lorette / La maison de Nazareth apparaît, la maison simple /de Gioachino et Anna, construite de pierres rougeâtres, / avec une porte, avec une fenêtre, avec un foyer, / avec un autel, celle que, dans la nuit de mai, / les anges ont déplacée sur leurs ailes vers le rivage / d'Esclavonie et, dans la nuit de décembre, sur la rive opposée, / à la Marche d'Ancône, dans la forêt de lauriers. / Par la porte ouverte l'on peux voir briller parmi les pressoirs / et les lampes la Vierge noire, sculptée dans le bois de cèdre / de la main de Luc l’évangéliste, / recouvert du vêtement tissé le plus précieux / d'or et de gemmes. / Les murs des hospices s'élèvent derrière le Sanctuaire. /Au-delà du laureto, la mer Adriatique brille.

in Livret de la Parisina de Gabriele d'Annunzio, opéra de Pietro Mascagni[35]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • La porte du ciel[36] est un film de 1944 réalisé par Vittorio De Sica, qui raconte le voyage en train d'un groupe de pèlerins au Sanctuaire de la Madonna di Loreto, où ils espèrent recevoir un miracle. Le film tourné à l'intérieur de la Basilique-San-Paolo-fuori-le-Mura, où le Sanctuaire de Loreto a également été reconstruit, a également servi à cacher des Juifs et des politiciens persécutés qui y avaient trouvé refuge contre les raids des Allemands et des fascistes [7]. Les membres de la troupe, "huit cents figurants et divers techniciens", ("Je les avais enfermés - dit De Sica - sinon quelqu'un s'enfuirait." Et il rit comme une blague réussie. [...]) [ 8] abusaient de « l'hospitalité qui leur était offerte en bivouacant, cuisinant, fumant et flirtant, au scandale des moines, partout où cela se produisait [9].

Lettres[modifier | modifier le code]

Culte de la Madone de Lorette dans le monde[modifier | modifier le code]

Il existe un très grande nombre de lieux de cultes célébrant la Vierge de Lorette, pour l’essentiel en Europe, en Amérique du Sud, et en Asie du Sud. Un grand nombre d’églises, de chapelles, de sanctuaires, de couvents, de villes, de régions en Europe ou dans le monde porte le nom Notre Dame de Lorette. Loreto a souvent changé de graphie au fil des siècles en s’appelant tour-à-tour Lauretum, Loretto, Loreta, Loreto.

La Madone de Lorette à Rome[modifier | modifier le code]

De nombreuses églises romaines contiennent une ou plusieurs représentations de la Vierge de Lorette.

Histoire récente de la Santa Casa[modifier | modifier le code]

  • 1922 : incendie dans le Sacellum de la Sainte Maison de Lorette qui réduisit en cendre la Statue de la Madone. Elle fut aussitôt refaite selon la volonté de Pie XI dans le bois de Cèdre du Liban provenant des Jardins du Vatican.
  • 1926 : incendie à la coupole de Giuliano da Sangallo.
  • Le , le pape Pie XI supprime par la bulle Lauretanae Basilicae la chaire épiscopale de Lorette, plaçant le sanctuaire sous l’autorité directe du Saint-Siège.
  • Le , la juridiction de l’Administrateur pontifical est étendue au territoire de la ville de Lorette.
  • Les 5 et , la coupole de Giuliano da Sangallo est gravement endommagée par des bombardements allemands qui détruisent définitivement une partie des fresques internes de la Coupole de Cesare Maccari.
  • Le , à une semaine du début du Concile Vatican II, le pape Jean XXIII se rendit en pèlerinage en train à Lorette et à Assise pour en confier le sort à la Vierge Marie et à saint François. C’était la première fois depuis l’unification de l'Italie qu’un pape sortait des frontières de Rome[37]. Le Pape fut accompagné par Amintore Fanfani et l’événement fut immortalisé par un film de l’Institut Lumière (La semaine Incom 02277 du 11/10/1962).
  • Le , par la bulle Lauretanae Almae Domus, le pape Paul VI supprime l’administration pontificale? et crée la délégation pontificale pour le sanctuaire de Lorette et la prélature de la Sainte Maison, tout en instituant la chaire épiscopale dans la basilique.
  • Aujourd’hui, la chaire archiépiscopale de la Prélature territoriale de Lorette se trouve dans la Basilique de la Sainte Maison.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique de publication :

  • Pietro di Giorgio Tolomei, prévôt de Teramo, Translatio miraculosa ecclesiae Beatae Mariae Virginis de Loreto, 1472.
  • Historia della Santa Casa di Loreto a Monfig. Vincenzo Casale, in Loreto Aporeffo Sertorio de’ Monti - Con licenza de superiori, 1580
  • L'Historia della translatione della Santa Casa della Madonna à Loreto, Gia scritta à Clemente VII. Pont. Mass. da. M. Girolamo Angelita[38], e tradotta in lingua volgare da Giulio Cefare Galeotti d'Ascisi, Sebastiano Martellini, Loreto 1590 (it)[lire en ligne]
  • La Saincte Vierge de Laurete, Histoire des Divers tranfports de la Maison de la glorieufe Vierge Marie qui eftoit en Nazareth., par Honoré Bouche, Docteur en Saincte Théologie et Prévoft de Sainct Jacques., ed.Claude LeBeau, Paris, 1646.
  • Della Santa Casa di Loreto poema sacro, Vincenzo. Nolfi et Camillo Boccacci, ed.Cosmerovio, 1666
  • Relazione del divoto viaggio fatto alla santa casa di Loreto, In Torino per Alessandro Vimercati stampat. del S. Officio, Giuseppe Nasaurit di Ceva, 1726.
  • Pietro Valerio Martorelli, Teatro istorico della Santa Casa nazarena della B. Vergine Maria e sua ammirabile translazione in Loreto, III, Rome, Stamperia di Antonio de’ Rossi, 1732, p. 411-413.
  • Vincenzo Murri, Relazione Istorica delle Prodigiose Traslazione della Santa Casa di Nazarette ora venerata in Loreto, ed.Fratelli Rossi, Loreto, 1841
  • Antonio Riccardi, Storia apologetica della santa Casa a Loreto, Stamperia Mazzoleni, Bergamo, 1842
  • Gaetano Ferri, La Santa Casa di Nazareth e la Città di Loreto descritte storicamente e disegnate da Gaetano Ferri, ed.Cortesi, Macerata, 1853
  • Chanoine Ulysse Chevalier, Notre-Dame-de-Lorette, Étude critique sur l'authenticité de la Santa Casa, Alphonse Picard & fils libraires, Paris, 1906, 519 pages (BNF 36023584) (lire en ligne)
  • Kathleen Weil-Garris, « The Santa Casa di Loreto: Problems in Cinquecento Sculpture », thèse de doctorat, Harvard University, 1965
  • Floriano Grimaldi, La basilica della Santa Casa di Loreto. Indagini archeologiche, geognostiche e statistiche, Pieve Torina, imprimerie Mierma, 1986.
  • Silvio Serragli, La Santa Casa Abbellita, Loreto, Paolo e Giovanni Battista Serafini Fratelli, 1639, p. 44 ; Floriano Grimaldi, Il Libro Lauretano. Secoli xv-xviii, Loreto, Tecnostampa di Loreto, 1994, p. 133, 138.
  • Giuseppe Santarelli, « Vicende storiche della Basilica di Loreto », dans Monelli et Santarelli, 1999, cités n. 2, p. 7-50.
  • Floriano Grimaldi et al., L’Ornamento marmoreo della Santa Cappella di Loreto, Loreto, Tecnostampa di Loreto, 1999.
  • Nanni Monelli, Giuseppe Santarelli, La Basilica di Loreto e la sua reliquia, Ancône, Aniballi Grafiche s.r.l., 1999.
  • Marco Moroni, L’Economia di un grande santuario europeo. La Santa Casa di Loreto tra basso Mediovevo e Novecento, Milan, Franco Angeli s.r.l., 2000
  • Yves-Marie Bercé, Lorette aux XVIe et XVIIe siècles : histoire du plus grand pèlerinage des Temps modernes, PU Paris-Sorbonne, Paris, 2011 (371 p.) (ISBN 978-2840507529)
  • Giuliana Buttini, Ma vie à Nazareth, messages de la Vierge Marie 1973-2003, Editions du Parvis, Suisse, 2011, 610 pages
  • Marco Moroni, « Entre histoire économique et histoire des mentalités : aumônes et objets de dévotion dans la ville-sanctuaire de Lorette (XVe – XXe siècle) », dans Albrecht Burkardt, L'économie des dévotions: Commerce, croyances et objets de piété à l'époque moderne, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2016, p. 39-67, (ISBN 978-2-7535-4890-9) (lire en ligne)
  • Hervé Roullet, Les sept demeures de Marie, Nazareth, Jérusalem, Ephèse, Lorette..., Paris, 2018, 368 pages (ISBN 978-2-9563-1370-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Document sonore[modifier | modifier le code]

conférence de Yves-Marie Bercé : https://www.canalacademie.com/ida7409-A-Lorette-en-Italie-la-plus-extraordinaire-relique-de-la-chretiente.html

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « En Italie, Notre-Dame de Lorette », sur www.mariedenazareth.com (consulté le )
  2. Agence de presse internationale catholique, « Les vraies reliques de la maison de la Vierge? », (consulté le )
  3. a et b « Notre Dame de Lorette », sur nominis.cef.fr (consulté le )
  4. a et b « La Bienheureuse Vierge Marie de Lorette inscrite au calendrier romain - Vatican News », sur www.vaticannews.va, (consulté le )
  5. a et b A. Grillot, La Sainte maison de Lorette, Mame, (lire en ligne), p. 178
  6. (la) Tolomei, « Translatio miraculosa ecclesie beate Marie uirginis de Loreto »
  7. Dante's Vita Nova: An Introductory Note, a Preface, and an Excerpt by Andrew Frisardi, from Poetry Daily.
  8. Yves-Marie Bercé, À Lorette, en Italie, la plus extraordinaire relique de la chrétienté, Canal Académie, 21 août 2011.
  9. Benoît XVI vers la rencontre avec les jeunes à Lorette
  10. A Lorette Benoît XVI a mis ses pas dans ceux de Jean XXIII, La Croix, 4 octobre 2012
  11. Vatican News, « Le Pape à Notre-Dame de Lorette », sur vaticanes.va, -, (consulté le )
  12. DAF Marquis de Sade, Voyage d'Italie, Paris, Maurice Lever éditions Fayard, , p.305-306, Note sur Lorette.
  13. (it) Girolamo Angelita, « L' historia della traslatione della santa Casa della Madonna a Loreto. (p.40) »
  14. (it) Floriano Grimaldi, LA DEVOZIONE ALLA VERGINE LAURETANA NELLE MARCHE TRA XIV E XIX SECOLO, Lares, , Vol. 63, No. 4, pp. 449-493 (45 pages)
  15. (it) Girolamo Angelita, « L' historia della traslatione della santa Casa della Madonna a Loreto. (p.45) »
  16. Raccourci de perspective utilisé par les designers et les peintres pour représenter une figure, un objet observé d'en bas, en perspective verticale et non horizontale.
  17. (de + fr) Von Bar. Heinrich von Geymüller, Die ursprünglichen Entwürfe für Sanct Peter in Rom von Bramante..., Volume 1, Vienne et Paris, Lehmann und Wentzel / Verlad von J.Baudry, , 380 pages (lire en ligne), Pages 93 à 97
  18. (it) Baldassare Bartoli, Le Glorie Maestose del Santuario di Loreto, Macerata, (lire en ligne), p.46.
  19. sous la direction de Noël des Vergers et Léon Renier, Complément de l’encyclopédie moderne : dictionnaire abrégé des sciences, des lettres, des arts, 56 rue Jacob, Paris, Firmin Didot frères, (lire en ligne), Tome 7°.
  20. Walter Scott, « Vie de Napoléon Buonaparte, empereur des français », tome 6° - Ed.Charles Gosselin. Paris,‎ , p. 143-144 (lire en ligne).
  21. T.M.Dumersan, Histoire du cabinet des Médailles antiques et pierres gravées., Rue neuve des petits champs, Marion du Mersan, (lire en ligne), p. 174.
  22. a b et c « Santuario della Santa Casa di Loreto », sur www.santuarioloreto.it (consulté le ).
  23. a et b « Loreto, Italie : visite de la cathédrale et la Sainte Maison de Marie à Lorette », sur italythisway.com (consulté le ).
  24. (fro) Honoré Bouche, LA Sainte Vierge de Laurete, Paris, Claude Le Beau, mdcxxxxvi, 257 pages (ISBN 978-2-01-284996-9, Gallica), p-97-99
  25. Melle M.A.Lenormand, Mémoires historiques et secrets de l’impératrice Joséphine, Marie-Rose Tascher de la Pagerie, première épouse de Napoléon Bonaparte - Tome 1er : seconde édition, Paris, Dondey Dupré, père et fils, imp-lib., , 463 pages (lire en ligne), p. 326-327.
  26. Monasticon, « Napoléon et les reliques de la Santa Casa de Lorette », sur https://monasticon.wordpress.com, (consulté en )
  27. J-A-S Colline Plancy, Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeuses, Tome 1}, 23 bd Montmartre Paris, Guien et compagnie, Libraires, , 450 p. (lire en ligne), p 202.
  28. Armand Benjamin Caillau, Histoire critique et religieuse de Notre Dame de Lorette, 46 rue du Bac, Paris, Vaton, , 432 p. (lire en ligne), p. 203
  29. « La patronne des aviateurs à l'honneur au sanctuaire de Lorette – Portail catholique suisse », sur cath.ch (consulté le )
  30. https://www.youtube.com/watch?v=05xThfK_Mho
  31. https://www.youtube.com/watch?v=4MZ5VioT_8A
  32. https://www.youtube.com/watch?v=DMu4AIVRAVQ
  33. https://www.youtube.com/watch?v=Rk142HPq0rU
  34. https://www.youtube.com/watch?v=KWbP-PntirU
  35. (it) Il palcoscenico dei libretti d'opera, « Libretto “Parisina” di Pietro Mascagni », sur operalibretto.com, (consulté en )
  36. (it) Vittorio de Sica, « La Porta del Cielo (sous-titrage en espagnol) »
  37. Voir article Wikipedia : Prisonnier du Vatican.
  38. Data Bnf
  39. Onlinedrawing.fr, « Sainte Maison de Lorette », sur Pinterest.fr,