Coyote

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Canis latrans

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Le Coyote (latin : Canis latrans ; nahuatl : coyotl, prononcé [kwajɔtl] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une espèce de canidé du genre Canis originaire d'Amérique du Nord. Il est plus petit que son parent proche, le loup gris, et légèrement plus petit que le loup de l'Est et le loup rouge, qui lui sont étroitement apparentés. Il occupe pratiquement la même niche écologique que le chacal doré en Eurasie, bien qu'il soit plus gros et plus prédateur, et est du coup parfois appelé « chacal américain » par les zoologistes.

Le coyote est inscrit comme préoccupation mineure (en) par l'Union internationale pour la conservation de la nature en raison de sa répartition étendue et de son abondance dans toute l'Amérique du Nord et plus au sud, au Mexique et en Amérique centrale. L'espèce est polyvalente, capable de s'adapter et de se développer dans des environnements modifiés par les humains. Elle élargit son aire de répartition, avec l'arrivée des coyotes dans les zones urbaines de l'Est des États-Unis, et a été observée pour la première fois en 2013 dans l'Est du Panama, de l'autre côté du canal.

Depuis 2005, 19 sous-espèces de coyotes sont reconnues. Le mâle pèse en moyenne de 8 à 20 kg et la femelle en moyenne de 7 à 18 kg. La couleur de leur fourrure est principalement gris clair et rousse ou fauve, entrecoupée de noir et blanc, bien qu'elle varie quelque peu selon la géographie. Il a une organisation sociale très flexible, vivant soit dans une unité familiale, soit dans des groupes d'individus non-apparentés. Il a un régime alimentaire varié composé principalement de viande animale, notamment de cervidés, de lapins, de lièvres, de rongeurs, d'oiseaux, de reptiles, d'amphibiens, de poissons et d'invertébrés, bien qu'il puisse aussi manger des fruits et des légumes à l'occasion. Sa vocalisation caractéristique est un hurlement poussé par les individus solitaires. Les humains sont la plus grande menace du coyote, suivi des couguars et des loups gris. Malgré cela, les coyotes s'accouplent parfois avec des loups gris, de l'Est ou rouges, produisant des hybrides appelés « coyloups » Dans le Nord-Est des États-Unis et l'Est du Canada, le coyote de l'Est (en) (une sous-espèce plus grande, quoique encore plus petite que le loup) est le résultat de plusieurs croisements historiques et récents avec différents types de loups. Des études génétiques montrent que la plupart des loups nord-américains contiennent un certain pourcentage d'ADN de coyote.

Le coyote est un personnage proéminent du folklore amérindien, principalement dans le Sud-Ouest des États-Unis et au Mexique, habituellement représenté comme un fripon qui prend alternativement la forme d'un vrai coyote ou d'un homme. Comme avec d'autres figures farceuses, le coyote utilise la tromperie et l'humour pour se rebeller contre les conventions sociales. L'animal était particulièrement respecté dans la cosmologie mésoaméricaine comme symbole de la puissance militaire. Après la colonisation européenne des Amériques, il a été blâmé dans la culture anglo-américaine comme un animal lâche et indigne de confiance. Contrairement aux loups (gris, orientaux ou rouges) qui ont vu leur image publique s'améliorer, les mentalités vis-à-vis du coyote restent largement négatives.

Morphologie et anatomie[modifier | modifier le code]

Gros plan de la tête d'un coyote des montagnes (C. l. lestes).

Les mâles pèsent en moyenne de 8 à 20 kg, tandis que les femelles pèsent en moyenne de 7 à 18 kg, bien que leur taille varie selon les régions géographiques. La sous-espèce du Nord, qui pèse en moyenne 18 kg, tend à être plus grosse que la sous-espèce du sud du Mexique, qui pèse en moyenne 11,5 kg[3]. Il mesure de 58 à 66 cm de haut au garrot[4]. La longueur du corps varie en moyenne de 1,0 à 1,35 m et la longueur de la queue est de 40 cm, les femelles étant plus petites en longueur et en hauteur[3]. Le plus gros coyote jamais enregistré était un mâle tué près d'Afton, au Wyoming, le 19 novembre 1937, qui mesurait 1,5 m du museau à la queue et pesait 34 kg[5]. Les glandes odorantes (en)sont situées sur le côté supérieur de la base de la queue et sont de couleur bleu-noir[6].

La couleur et la texture de la fourrure du coyote varient quelque peu en fonction de l'endroit[3]. La couleur prédominante du poil est gris clair et rouge ou fauve, entrecoupé autour du corps de noir et blanc. Les coyotes vivant en haute altitude ont tendance à avoir plus de nuances noires et grises que leurs homologues vivant dans le désert, qui sont plus fauves ou gris blanchâtre[7]. La fourrure se compose d'un duvet court et doux ainsi que de jarres longues et grossières. La fourrure de la sous-espèce nordique est plus longue et plus dense que dans les formes méridionales, celle de certaines sous-espèces mexicaines et centraméricaines étant presque hispide (hirsute)[8]. En général, les coyotes adultes (y compris les coyloups hybrides) ont un pelage de couleur sable, un pelage néonatal foncé, une queue touffue avec une glande supracaudale (en) active et un masque facial blanc[9]. L'albinisme est extrêmement rare chez les coyotes ; sur un total de 750 000 coyotes récoltés par les chasseurs fédéraux et coopératifs entre le 22 mars 1938 et le 30 juin 1945, seuls deux étaient albinos[7].

Coyote (gauche) et loup gris (droite).

Le coyote est typiquement plus petit que le loup gris, mais a des oreilles plus longues et une boite crânienne relativement plus grande[3], ainsi qu'une carrure, une gueule et un museau plus fins. Les glandes odorantes sont plus petites que celles du loup gris, mais elles sont de la même couleur[6]. Sa couleur de pelage est beaucoup moins variée que celle d'un loup[10]. Le coyote porte également sa queue vers le bas quand il court ou marche, plutôt qu'à l'horizontale comme le loup[11].

Les traces de coyote se distinguent de celles des chiens par leur forme plus allongée et moins arrondie[12],[13]. Contrairement aux chiens, les canines supérieures des coyotes s'étendent au-delà de la foramen mentale (en)[14].

Le coyote est un mammifère très rapide, y compris lorsqu'il est infirme[15], et peut atteindre une vitesse maximale de 69 km/h en poursuite[16] sur une distance d'environ 300 mètres. Il est ainsi plus rapide que le loup, mais moins endurant[réf. nécessaire]. Il peut aussi sauter sur une distance de 4 mètres[16].

Taxonomie et évolution[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Meriweather Lewis a été un des explorateurs européens qui a confondu le coyote avec un loup.

Au moment de la colonisation européenne des Amériques, les coyotes étaient surtout confinés aux plaines ouvertes et aux régions arides de la moitié ouest du continent[17]. Dans les premiers documents historiques post-colombiens, il est souvent difficile de faire la distinction entre les coyotes et les loups. Un document de 1750 à Kaskaskia, écrit par un prêtre local, signale que les « loups » qui s' y trouvaient étaient plus petits et moins audacieux que les loups européens. Un autre récit du début des années 1800 dans le comté d'Edwards mentionne des loups hurlant la nuit, bien qu'il s'agisse probablement de coyotes[18]. Cette espèce a été rencontrée à plusieurs reprises lors de l'expédition Lewis et Clark (1804-1806), bien qu'elle soit déjà bien connue des commerçants européens du Haut-Missouri. Lewis, qui écrivait le 5 mai 1805 dans le Nord-Est du Montana, décrivait le coyote en ces termes[19],[20] :

the small woolf or burrowing dog of the prairies are the inhabitants almost invariably of the open plains; they usually ascociate in bands of ten or twelve sometimes more and burrow near some pass or place much frequented by game; not being able alone to take deer or goat they are rarely ever found alone but hunt in bands; they frequently watch and seize their prey near their burrows; in these burrows they raise their young and to them they also resort when pursued; when a person approaches them they frequently bark, their note being precisely that of the small dog. they are of an intermediate size between that of the fox and dog, very active fleet and delicately formed; the ears large erect and pointed the head long and pointed more like that of the fox; tale long; [...] the hair and fur also resembles the fox tho' is much coarser and inferior. they are of a pale redish brown colour. the eye of a deep sea green colour small and piercing. their tallons [claws] are reather longer than those of the ordinary wolf or that common to the atlantic states, none of which are to be found in this quarter, nor I believe above the river Plat.

— Meriwether Lewis, Journaux de l'expédition Lewis et Clark

« le petit loup ou chien fouisseur des prairies sont presque invariablement les habitants des plaines ouvertes ; ils s'associent habituellement en bandes de dix ou douze ou parfois plus et creusent près d'un passage ou d'un endroit très fréquenté par le gibier ; ne pouvant pas prendre seul le cerf ou la chèvre, ils sont rarement trouvés seuls mais chassent en bandes ; ils observent et saisissent fréquemment leurs proies près de leur terrier ; dans ces terriers, ils élèvent leurs petits et y recourent également lorsqu'ils sont poursuivis ; lorsqu'une personne s'approche d'eux, ils aboient fréquemment, leur note étant précisément celle du petit chien. elles sont d'une taille intermédiaire entre celle du renard et celle du chien, flotte très active et délicatement formées ; les oreilles grandes, dressées et pointues, la tête longue et pointue plus comme celle du renard ; la queue est longue ; [...] le poil et la fourrure ressemblent aussi au renard même si bien plus grossiers et inférieurs. ils sont d'une couleur brun rouge pâle brunâtre. l'œil d'un vert marine profond de petite taille et perçant. leurs serres [griffes] sont plus longues que celles du loup ordinaire ou de ceux communs aux États atlantiques, dont aucun ne se trouve dans ce quartier, ni je crois au-dessus de la rivière Plat. »

— Journaux de l'expédition Lewis et Clark

Pictogramme toltèque du coyote.

Le coyote a été décrit scientifiquement pour la première fois en septembre 1819 le naturaliste Thomas Say sur le site de Council Bluffs de Lewis et Clark, à quinze milles en amont de la rivière Missouri depuis sa confluence avec la Platte, durant d'une expédition parrainée par le gouvernement avec le major Stephen Long. Il avait en main la première édition des journaux Lewis et Clark, qui contenait la version éditée par Biddle des observations de Lewis en date du 5 mai 1805. Son compte-rendu a été publié en 1823[21],[22].

Dénomination et étymologie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne référence écrite pour l'espèce vient du Plantas y Animales de la Nueva España (1651) du naturaliste Francisco Hernández, où il est décrit comme un « renard espagnol » ou un « chacal ». La première utilisation publiée du mot « coyote » (qui est un emprunt espagnol de son nom nahuatl coyōtl) vient de l'Historia de México (1780) de l'historien Francisco Javier Clavijero[23]. Il a été utilisé pour la première fois en anglais dans le Six months' residence and travels in Mexico (1824) de William Bullock, où il est diversement transcrit en cayjotte et cocyotie. L'orthographe du mot a été normalisée en « coyote » dans les années 1880[24],[25]. On trouve parmi les noms anglais alternatifs pour le coyote « prairie wolf » (« loup des prairies »), « brush wolf » (« loup de brousse »), « cased wolf »[26],[note 1], « little wolf » ( « petit loup »)[27] et « American jackal » (« chacal américain »)[28]. Son nom binomial Canis latrans se traduit « chien aboyeur » en référence aux nombreuses vocalisations qu'il produit[29].

Évolution[modifier | modifier le code]

Arbre phylogénétique des canidés existants de type loup
Caninae (en) 3,5 Ma
3,0
2,7
1,9
1,6
1,3
1,1



Chien Tibetan mastiff (white background).jpg



Loup Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate I).jpg




Loup d'Himalaya Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate III).jpg




Coyote Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate IX).jpg




Loup doré d'Afrique (en) Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate XI).jpg




Loup d'Abyssinie Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate VI).jpg




Chacal doré Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate X).jpg




Dhole Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate XLI).jpg




Lycaon Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate XLIV).jpg




2,6

Chacal à flancs rayés Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate XIII).jpg



Chacal à chabraque Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate XII).jpg





Relations génétiques entre espèces du clade de canidés existants ressemblant au loup, basé sur des données de séquence d'ADN nucléaire prélevées sur le noyau cellulaire[45],[46], à l'exception du loup de l'Himalaya, basé sur des séquences d'ADN mitochondrial[46],[47]. Échelle de temps en million d'années[46].

Traces fossiles[modifier | modifier le code]

Squelette du coyote du Pléistocène (en) (C. l. orcutti)

Xiaoming Wang (en) et Richard H. Tedford (en)[48], l'une des plus grandes autorités sur l'évolution des carnivores, ont proposé que le genre Canis était le descendant d'Eucyon davisi (en). Les restes de ce mammifère qui ressemblait à un coyote sont apparus pour la première fois dans des dépôts datant du Miocène, il y a 6 millions d'années (Ma), dans le Sud-Ouest des États-Unis et au Mexique. Vers le Pliocène (5 Ma), Canis lepophagus, plus grand[49], est apparu dans la même région, tandis que C. latrans (le coyote) existait à partir du Pléistocène inférieur (1 Ma). Les deux scientifiques ont proposé que la progression d'Eucyon davisi à C. lepophagus puis au coyote soit une évolution linéaire[50]. De plus, C. edwardii, C. latrans et C. aureus forment un petit clade, et parce que C. edwardii est apparu le plus tôt, s'étendant du Blancan moyen (en) (Pliocène supérieur) jusqu' à la fin de l'Irvingtonien (Pléistocène supérieur), il est proposé comme ancêtre direct du coyote[51]. Johnston décrit C. lepophagus comme ayant un crâne et un squelette plus élancés que le coyote moderne[52]. Ronald Nowak a découvert que les premières populations avaient de petits crânes délicats et étroits qui ressemblent à de petits coyotes et semblent être ancestraux de C. latrans[53].

Le poids de C. lepophagus était semblable à celui des coyotes modernes, mais les os de ses membres étaient plus courts, ce qui indique un mode de vie moins coureur (en). Le coyote représente une forme plus primitive de Canis que le loup gris, comme le montrent sa taille relativement petite ainsi que son crâne et ses mâchoires relativement étroites, qui n'ont pas le pouvoir de préhension nécessaire pour tenir les grandes proies dans lesquelles les loups se spécialisent. Cela est corroboré par la crête sagittale basse ou totalement aplatie du coyote, ce qui indique une morsure plus faible que celle du loup. Le coyote n'est pas un carnivore spécialisé comme le loup, comme le montrent les plus grandes surfaces de mastication des molaires, ce qui reflète la dépendance relative de l'espèce envers le matières végétales. À cet égard, le coyote ressemble davantage aux descendants du genre que le loup[54].

Les fossiles les plus anciens qui se situent dans l'aire de répartition du coyote moderne datent de 0,74-0,85 Ma (million d'années) dans la grotte d'Hamilton, en Virginie-Occidentale ; 0,73 Ma à Irvington, en Californie ; 0,35-0,48 Ma dans la grotte du Porc-épique, au Colorado et dans la grotte de Cumberland, en Pennsylvanie[51]. Les coyotes modernes sont apparus 1 000 ans après l'extinction du Quaternaire[55]. Par rapport à leurs congénères modernes de l'Holocène, les coyotes du Pléistocène (en) (C. l. orcutti) étaient plus gros et plus robustes, probablement en réponse à des compétiteurs et des proies elles-mêmes plus grosses[55].  Les coyotes pléistocènes étaient probablement des carnivores plus spécialisés que leurs descendants, car leurs dents étaient plus adaptées au cisaillement de la viande et présentaient moins de surfaces de broyage convenant au traitement de la végétation[56]. Leur diminution de taille s'est produite dans les 1 000 ans qui ont suivi l'extinction du Quaternaire, lorsque leurs grandes proies ont disparu[55]. De plus, les coyotes du Pléistocène n'ont pas été en mesure d'exploiter la niche de chasse au gros gibier laissée vacante après l'extinction du loup sinistre (C. dirus), car elle a été rapidement occupée par le loup gri, qui a probablement tué activement les grands coyotes, la sélection naturelle favorisant la morphologie gracile moderne[56].

Preuves génétiques[modifier | modifier le code]

En 1993, une étude a suggéré que les loups d'Amérique du Nord présentent des traits crâniens plus semblables au coyote que ceux des loups d'Eurasie[57]. En 2010, une étude a révélé que le coyote est un membre basal du clade qui comprend le loup tibétain (en), le chien, le loup mongol et le loup eurasien, le loup tibétain divergeant très tôt des loups et des chiens domestiques[58].

En 2016, une étude sur l'ADN de génome entier (en) a proposé, en se fondant sur ces hypothèses, que tous les loups et coyotes nord-américains divergent d'un ancêtre commun il y a moins de 6 000 à 117 000 ans. L'étude a également indiqué que tous les loups d'Amérique du Nord ont une grande quantité importante d'ascendance coyote et que tous les coyotes ont un certain degré d'ascendance avec le loup, et que les loup rouge et de l'Est sont fortement mélangés avec différentes proportions d'ascendance de loup gris et de coyote. Un test a révélé un intervalle de divergence de 51 000 ans entre le loup et le coyote, ce qui correspond à d'autres études indiquant que le loup actuel est apparu vers cette époque. Un autre test a indiqué que le loup rouge divergeait du coyote entre 55 000 et 117 000 ans avant le présent, et 32 000 ans avant le présent pour le loup de la région des Grands Lacs . D'autres essais et modélisations ont montré diverses plages de divergence et la conclusion a été une fourchette de moins de 6 000 et 117 000 ans avant aujourd'hui. L'étude a révélé que l'ascendance des coyotes était la plus élevée chez les loups rouges du Sud-Est des États-Unis et la plus faible chez les loups de la région des Grands Lacs. Selon la théorie proposée, ce schéma correspondait à la disparition du loup du Sud au Nord en raison de la colonisation européenne et de la perte d'habitat qui en résultait. Les primes d'abord ont mené à l'éradication des loups dans le Sud-Est, et à mesure que cette population diminuait, le mélange loup-coyote augmentait. Plus tard, ce processus s'est produit dans la région des Grands Lacs avec l'afflux de coyotes remplaçant d'abord les loups, suivi de l'expansion des coyotes et de leurs hybrides dans toute la région[59],[60]. Le moment proposé pour la divergence entre le loup et le coyote est incompatible avec la découverte d'un spécimen de type coyote dans des strates datant de 1 Ma[61].

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

En 2005, 19 sous-espèces sont reconnues par [62],[63]. La variation géographique chez les coyotes n'est pas importante, bien que dans l'ensemble, les sous-espèces orientales (C. l. thamnos et C. l. frustor) sont de grands animaux foncés, avec un pâlissement graduel de la couleur et une diminution de la taille vers l'ouest et vers le nord (C. l. texensis, C. l. latrans, C. l. lestes, and C. l. incolatus), un éclaircissement des tons ocres (orange profond ou brun) vers la côte pacifique (C. l. ochropus, C. l. umpquensis), une diminution de la taille dans le Sud-Ouest des États-Unis ((C. l. microdon, C. l. mearnsi) et une tendance générale vers des couleurs rougeâtres foncées et des museaux courts chez les populations mexicaines et centraméricaines[64].

Hybridation[modifier | modifier le code]

Coydogs[modifier | modifier le code]

Coyote mélaniste dont la couleur vient d'une mutation originaire des chiens domestiques[76].

Des coyotes se sont parfois accouplés avec des chiens, produisant parfois des hybrides familièrement appelés "coydogs (en)"[77]. Cela est rare à l'état sauvage, car les cycles d'accouplement des chiens et des coyotes ne coïncident pas, et les coyotes sont habituellement antagonistes envers les chiens. L'hybridation ne se produit habituellement que lorsque les coyotes s'étendent dans des régions avec peu de conspécifiques et que les chiens sont la seule alternative. Même à ce moment-là, les taux de survie des petits sont inférieurs à la normale, car les chiens ne forment pas de liens de couple avec les coyotes, ce qui rend l'élevage des petits plus difficile[78].

En captivité, les hybrides première génération (F1) ont tendance à être plus espiègles et moins maniables comme chiots que les chiens, et sont moins dignes de confiance à maturité que les hybrides chien-loups[77]. Les hybrides F1 ont tendance à être de forme intermédiaire entre les chiens et les coyotes, tandis que les hybrides de deuxième génération (F2) sont plus variés. Les hybrides F1 et F2 ressemblent à leurs parents coyotes en termes de timidité et d'agressivité intrasexuelle[79],[80]. Les hybrides sont fertiles et peuvent être élevés avec succès sur quatre générations[77]. Les coyotes mélanistes doivent leur fourrure noire à une mutation survenue chez les chiens domestiques[76]. Une population de coyotes blancs non-albinos de Terre-Neuve doit sa coloration à une mutation de mC1R héritée des Golden Retrievers[81].

Coyloup conçu en captivité entre un coyote femelle et un loup gris mâle.

Coyote de l'Est[modifier | modifier le code]

Les coyotes se sont plus ou moins hybridés avec les loups, particulièrement dans l'Est des États-Unis et au Canada. prétendu « coyote de l'Est (en) » du Nord-Est de l'Amérique du Nord est probablement apparu après l'extermination des loups gris et de l'Est dans la région, ce qui a permis aux coyotes de coloniser les anciennes aires de répartition des loups et de se mélanger avec les populations restantes de ce dernier. Cet hybride est plus petit que le loup gris ou le loup de l'Est et possède de plus petits territoires, mais il est malgré tout plus grand et possède des aires d'habitat plus étendues que le coyote de l'Ouest. En 2010, la composition génétique du coyote de l'Est est assez uniforme, avec une influence minime des loups de l'Est ou des coyotes de l'Ouest[82].

Les coyotes de l'Est adultes sont plus gros que les coyotes de l'Ouest, et les femelles de l'Est pèsent 21 % de plus que les mâles de l'Ouest[82],[83]. Les différences physiques deviennent plus apparentes à l'âge de 35 jours, les petits du coyote de l'Est ayant des pattes plus longues que ceux de l'Ouest. Il y a également des différences dans le développement dentaire, l'éruption dentaire (en) étant plus tardive et dans un ordre différent chez le coyote de l'Est[84]. Mis à part sa taille, le coyote de l'Est ressemble physiquement au coyote de l'Ouest. Les quatre phases de couleur vont du brun foncé au blond ou blond rougeâtre, bien que la phase la plus commune soit le brun-gris, avec des pattes, des oreilles et des flancs rougeâtres[85]. Il n'existe aucune différence significative entre les coyotes de l'Est et ceux de l'Ouest concernant les agressions et les combats, bien que les coyotes de l'Est tendent à moins se battre et sont plus enjoués. Contrairement aux chiots de coyote de l'Ouest, où le combat précède le comportement de jeu, le combat entre les chiots de coyote de l'Est a lieu après le début du jeu[84]. Les coyotes de l'Est ont tendance à atteindre la maturité sexuelle à l'âge de deux ans, soit beaucoup plus tard que chez les coyotes de l'Ouest[82].

Loups[modifier | modifier le code]

Les loups de l'Est et les loups rouges sont aussi des produits d'hybridation loup-coyote. Le loup de l'Est était probablement le résultat d'un mélange loup-coyote, combiné à un important rétrocroisement avec des populations de loups gris parentes. Le loup rouge pourrait avoir pris naissance pendant une période de déclin des populations de loups dans le Sud-Est des États-Unis, ce qui a forcé l'hybridation d'un loup-coyote et le rétrocroisement avec les populations locales de coyotes parents, au point qu'environ 75 à 80 % du génome du loup rouge moderne est dérivé du coyote[86],[87].

Comportement[modifier | modifier le code]

Sociologie et cycle de vie[modifier | modifier le code]

Les coyotes sont monogames. L'accouplement a lieu autour du mois de février et des portées de 5 à 7 petits voient le jour fin avril, début mai. Les deux parents, et même les jeunes individus nés l'année précédente et qui n'ont pas quitté le terrier parental aident à nourrir les petits. À 3 semaines, ces derniers sortent du terrier sous la surveillance de leurs parents ; quand ils atteignent 8 à 12 semaines, ils apprennent à chasser. Les familles restent unies tout au long de l'été, mais les jeunes s'en vont en quête de nouveaux territoires vers l'automne. D'habitude, ils déménagent à 15 km[réf. nécessaire]. À un an, les jeunes atteignent la maturité sexuelle. Les coyotes ont une espérance de vie d'environ 8 à 10 ans[réf. nécessaire].

En français, le mot-valise « coydog », l'hybride d'un chien et d'un coyote, peut se traduire par « coyochien ».

Ils vivent en moyenne de dix à quatorze ans à l'état sauvage et jusqu'à vingt ans en captivité[88].

Comportements territoriaux et de mise à l'abri[modifier | modifier le code]

Chasse et alimentation[modifier | modifier le code]

Le coyote est un animal opportuniste. Son comportement est très variable selon son habitat, mais généralement il vit et chasse seul ou en couple (un même mâle avec la même femelle) en quête de petits mammifères, surtout des musaraignes, campagnols, lapins, lièvres, mais aussi des ratons laveurs, porcs-épics et cerfs. Il peut s'attaquer aux oiseaux, serpents, batraciens, crustacés, insectes, poissons, voire aux renards. Il est omnivore même s'il a la réputation d'être essentiellement charognard. Il change son régime alimentaire selon les sources de nourriture disponibles et peut même manger des fruits, herbes et autres végétaux comme des baies. Dans le parc national américain de Yellowstone, avant que le loup n'y soit réintroduit, les coyotes avaient commencé à occuper la niche écologique laissée vacante et chassaient en meute pour s'emparer de proies de plus grande envergure, comme des cerfs malades ou âgés[réf. nécessaire].

Communication[modifier | modifier le code]

Langage corporel[modifier | modifier le code]

Vocalisations[modifier | modifier le code]

Il est beaucoup plus fréquent d'entendre un coyote que de le voir. Leurs appels sont aigus. On les décrit comme des hurlements, des glapissements, des aboiements. Ils sont composés soit d'une note qui monte et qui descend (un hurlement), soit d'une série de brèves notes (un glapissement). On les entend à la tombée de la nuit ou pendant l'obscurité plus fréquemment qu'en journée.

Bien que les appels aient lieu toute l'année, ils s'intensifient pendant la saison des amours au printemps, et pendant l'automne, quand les petits se séparent de leurs familles pour conquérir de nouveaux territoires. Le hurlement est trompeur. En raison de ses paramètres sonores[précision nécessaire], il donne l'impression que le coyote se situe à un endroit alors qu'il est ailleurs.

Écologie[modifier | modifier le code]

Habitat[modifier | modifier le code]

Empreinte de pattes d'un coyote dans la boue.

Les coyotes occupent le continent nord-américain depuis l'Alaska et le Canada, dans la presque totalité des États-Unis, le Mexique et même le Costa Rica et le Guatemala. On trouve le coyote dans les régions rurales et à proximité des villes. Il habite les champs entremêlés de buissons et de marais, et les zones de broussailles à proximité des jeunes peuplements de décidus et de conifères, on le retrouve aussi dans les prairies. Profitant du déboisement, ils sont en expansion dans tout l'est du Québec, la région de Matane étant fortement occupée. On en trouve même au Nouveau-Brunswick[réf. nécessaire].

Bien que cet animal soit chassé avec acharnement, il se rencontre jusque dans les banlieues des villes américaines. Ils se sont adaptés à fouiller les poubelles et à manger des animaux domestiques.

Une étude de scientifiques de l'université d'État de l'Ohio[89] réserve de surprenantes découvertes à cet égard. Les chercheurs ont étudié des populations de coyotes sur une durée de 6 ans, constatant que les coyotes se sont admirablement adaptés à la vie dans des centres densément peuplés, tout en évitant tout contact humain. Ils ont découvert, entre autres choses que les coyotes de ville vivent plus longtemps que leurs congénères de la campagne, et qu'ils aident les humains en tuant les animaux dits nuisibles et d'autres petits animaux - y compris des animaux de compagnie vivant dehors[89]. On les trouve n'importe où, depuis les parcs jusque dans les zones industrielles. Les scientifiques estiment qu'il y a jusqu'à 2 000 coyotes dans l'agglomération de Chicago et que ces statistiques s'appliquent probablement à d'autres paysages urbains de l'Amérique du Nord. Comme preuve de la faculté d'adaptation du coyote à n'importe quel habitat, on en a capturé certains dans Central Park à Manhattan en mars 2006[réf. nécessaire]. La tanière (le terrier du coyote) est très souvent située près de l'eau.

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Ennemis et concurrents[modifier | modifier le code]

Répartition[modifier | modifier le code]

Maladies et parasites[modifier | modifier le code]

Relations avec les humains[modifier | modifier le code]

Dans le folklore et la mythologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coyote (mythologie).
Spirit shield fashioned from coyote skull and crow feathers

Le coyote occupe une place de choix en tant que fripon dans les contes folkloriques des peuples autochtones d'Amérique, prenant tantôt la forme d'un vrai coyote, tantôt d'un homme. Comme pour d'autres figures farceuses, le coyote agit comme un héros picaresque qui se rebelle contre les conventions sociales grâce à la tromperie et à l'humour. Le coyote a probablement reçu ce rôle de fripon à cause l'intelligence et de l'adaptabilité de l'animal ; les peuples américains précolombiens observaient son comportement, et leurs représentations folkloriques reflétaient ses attributs[90]. Après la colonisation européenne des Amériques, il a été blâmé dans la culture anglo-américaine comme un animal lâche et indigne de confiance[91]. Contrairement aux loups (gris, de l'Est ou rouges), qui ont vu leur image publique s'améliorer, les mentalités vis-à-vis du coyote restent très négatives[92].

The coyote plays a role in various mythologies and creation myth (en)s of Native American folklore. It is variously credited for having brought fire to humanity, releasing the bison into the world, and of having slain monsters by petrifying them. The Maidu creation myth has the coyote introducing work, suffering, and death to the world. Zuni folklore has the coyote bringing winter into the world by stealing light from the kachina (mythologie)s. Some tribes, such as the Chinook, Maidu, Païutes, Pawnee, Tohono O'odham, and Ute portray the coyote as the companion of the creator. In the Paiute creation myth, the coyote was created by the wolf as a companion, and the two created land by piling soil on the water-covered world. A Tohono O'odham déluge has the coyote helping Montezuma survive a global deluge that destroys humanity. After the Wakan Tanka creates humanity, the coyote and Montezuma teach people how to live. The Crow creation myth portrays Old Man Coyote as the creator. In Navajo mythology, the coyote was present in the First World with First Man and First Woman, though a different version has it being created in the Fourth World. The Navajo coyote brings death into the world, explaining that without death, too many people would exist, thus no room to plant corn.[93]

Mural from Atetelco, Teotihuacan depicting coyote warriors.

Prior to the Chute de l'Empire aztèque, the coyote played a significant role in Mesoamerican cosmology. The coyote symbolized military might in Classic era Teotihuacan, with warriors dressing up in coyote costumes to call upon its predatory power. The species continued to be linked to Central Mexican warrior cults in the centuries leading up to the post-Classic Aztec rule.[94] In Mythologie aztèque, Huehuecóyotl (meaning "old coyote"), the god of dance, music and carnality, is depicted in several codices as a man with a coyote's head.[95] He is sometimes depicted as a womanizer, responsible for bringing war into the world by seducing Xochiquetzal, the goddess of love.[96] Epigrapher David H. Kelley argued that the god Quetzalcoatl owed its origins to pre-Aztec Uto-Aztecan mythological depictions of the coyote, which is portrayed as mankind's "Elder Brother", a creator, seducer, trickster, and culture hero linked to the morning star.[97]

Attaques contre des êtres humains[modifier | modifier le code]

Une pancarte qui déconseille aux gens de nourrir les coyotes, car cela peut les amener à s'habituer à la présence humaine et ainsi augmenter ainsi le risque d'attaques.

Les attaques de coyotes sur les humains sont rares et causent rarement des blessures graves, à cause de sa petite taille relative, mais elles sont de plus en plus fréquentes, surtout en Californie. Deux attaques mortelles ont été confirmés : l'une contre Kelly Keen (en), âgée de trois ans, à Glendale[98], et l'autre contre Taylor Mitchell (en), âgée de dix-neuf ans, dans la province canadienne de Nouvelle-Écosse[99],[100]. Au cours des 30 années qui ont précédé mars 2006, au moins 160 attentats ont eu lieu aux États-Unis, principalement au niveau du comté de Los Angeles[101]. Les données des Services de la faune du Département de l'Agriculture des États-Unis, du Département californien de la pêche et de la chasse ainsi que d'autres sources montrent que 41 attaques ont eu lieu entre 1988 et 1997, mais que 48 autres ont été vérifiées entre 1998 et 2003. La majorité de ces incidents se sont produits dans le sud de la Californie, près de l'interface entre zones périurbaine et les terres sauvages[98].

Sans le harcèlement habituel des humains des espaces ruraux, les coyotes urbains perdent leur peur de l'être humain, ce qui est encore aggravé par le fait que les gens nourrissent intentionnellement ou involontairement des coyotes. Dans de telles situations, certains individus ont commencé à agir de façon agressive envers les humains en poursuivant les joggeurs et les cyclistes, en confrontant les gens qui promènent leurs chiens et en harcelant les jeunes enfants[98]. Dans ces régions, des coyotes non-rabiques ciblent parfois les jeunes enfants, surtout ceux de moins de 10 ans, bien que certains adultes aient été mordus[102].

Bien que les reportages des médias sur de telles attaques disent en général que les animaux en question sont simplement des « coyotes », les recherches sur la génétique du coyote de l'Est montrent que ceux qui ont participé à des attaques dans le Nord-Est de l'Amérique du Nord, y compris en Pennsylvanie, en New York, en Nouvelle-Angleterre et dans l'Est du Canada, étaient peut-être en fait des coyloups, des hybrides de Canis latrans et de C. lupus, mais pas des coyotes pur sang[102].

Prédation du bétail et des animaux de compagnie[modifier | modifier le code]

Utilisations[modifier | modifier le code]

Apprivoisement et domestication[modifier | modifier le code]

Le coyote a probablement été semi-domestiqué par diverses cultures précolombiennes. Certains écrivains du XIXe siècle ont écrit que les coyotes étaient gardés dans des villages autochtones des Grandes Plaines. Le coyote est facilement apprivoisé en tant que chiot, mais peut devenir destructeur à l'âge adulte[103]. Les coyotes de sang pur et les coyotes hybrides peuvent être espiègles et se montrer confiants envers leurs maîtres, mais ils sont méfiants et timides envers les étrangers[104], bien que les coyotes soient suffisamment dociles pour être utilisés à des fins pratiques comme le rapport[105] et que des marquages d'arrêt aient été consignés[106]. Un coyote apprivoisé du nom de « Butch », pris au piège à l'été 1945, a eu une carrière de courte durée au cinéma, apparaissant dans Smoky (en) et Femme de feu avant d'être abattu alors qu'il attaquait un poulailler[103].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie utilisée dans l'article[modifier | modifier le code]

Autre bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres
Vidéo
Audiolivre
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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