Coyote

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éCanis latrans

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Le Coyote (latin : Canis latrans ; nahuatl : coyotl, prononcé [kwajɔtl] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une espèce de canidé du genre Canis originaire d'Amérique du Nord. Il est plus petit que son parent proche, le loup gris, et légèrement plus petit que le loup de l'Est et le loup rouge, qui lui sont étroitement apparentés. Il occupe pratiquement la même niche écologique que le chacal doré en Eurasie, bien qu'il soit plus gros et plus prédateur, et est du coup parfois appelé « chacal américain » par les zoologistes.

Le coyote est inscrit comme préoccupation mineure (en) par l'Union internationale pour la conservation de la nature en raison de sa répartition étendue et de son abondance dans toute l'Amérique du Nord et plus au sud, au Mexique et en Amérique centrale. L'espèce est polyvalente, capable de s'adapter et de se développer dans des environnements modifiés par les humains. Elle élargit son aire de répartition, avec l'arrivée des coyotes dans les zones urbaines de l'Est des États-Unis, et a été observée pour la première fois en 2013 dans l'Est du Panama, de l'autre côté du canal.

Depuis 2005, 19 sous-espèces de coyotes sont reconnues. Le mâle pèse en moyenne de 8 à 20 kg et la femelle en moyenne de 7 à 18 kg. La couleur de leur fourrure est principalement gris clair et rousse ou fauve, entrecoupée de noir et blanc, bien qu'elle varie quelque peu selon la géographie. Il a une organisation sociale très flexible, vivant soit dans une unité familiale, soit dans des groupes d'individus non-apparentés. Il a un régime alimentaire varié composé principalement de viande animale, notamment de cervidés, de lapins, de lièvres, de rongeurs, d'oiseaux, de reptiles, d'amphibiens, de poissons et d'invertébrés, bien qu'il puisse aussi manger des fruits et des légumes à l'occasion. Sa vocalisation caractéristique est un hurlement poussé par les individus solitaires. Les humains sont la plus grande menace du coyote, suivi des couguars et des loups gris. Malgré cela, les coyotes s'accouplent parfois avec des loups gris, de l'Est ou rouges, produisant des hybrides appelés « coyloups » Dans le Nord-Est des États-Unis et l'Est du Canada, le coyote de l'Est (en) (une sous-espèce plus grande, quoique encore plus petite que le loup) est le résultat de plusieurs croisements historiques et récents avec différents types de loups. Des études génétiques montrent que la plupart des loups nord-américains contiennent un certain pourcentage d'ADN de coyote.

Le coyote est un personnage proéminent du folklore amérindien, principalement dans le Sud-Ouest des États-Unis et au Mexique, habituellement représenté comme un fripon qui prend alternativement la forme d'un vrai coyote ou d'un homme. Comme avec d'autres figures farceuses, le coyote utilise la tromperie et l'humour pour se rebeller contre les conventions sociales. L'animal était particulièrement respecté dans la cosmologie mésoaméricaine comme symbole de la puissance militaire. Après la colonisation européenne des Amériques, il a été blâmé dans la culture anglo-américaine comme un animal lâche et indigne de confiance. Contrairement aux loups (gris, orientaux ou rouges) qui ont vu leur image publique s'améliorer, les mentalités vis-à-vis du coyote restent largement négatives.

Morphologie et anatomie[modifier | modifier le code]

Gros plan de la tête d'un coyote des montagnes (C. l. lestes).

Les mâles pèsent en moyenne de 8 à 20 kg, tandis que les femelles pèsent en moyenne de 18 kg, bien que leur taille varie selon les régions géographiques. La sous-espèce du Nord, qui pèse en moyenne 18 kg, tend à être plus grosse que la sous-espèce du sud du Mexique, qui pèse en moyenne 11,5 kg[1]. Il mesure de 58 à 66 cm de haut au garrot[2]. La longueur du corps varie en moyenne de 1,0 à 1,35 m et la longueur de la queue est de 40 cm, les femelles étant plus petites en longueur et en hauteur[1]. Le plus gros coyote jamais enregistré était un mâle tué près d'Afton, au Wyoming, le 19 novembre 1937, qui mesurait 1,5 m du museau à la queue et pesait 34 kg[3]. Les glandes odorantes (en)sont situées sur le côté supérieur de la base de la queue et sont de couleur bleu-noir[4].

La couleur et la texture de la fourrure du coyote varient quelque peu en fonction de l'endroit[1]. La couleur prédominante du poil est gris clair et rouge ou fauve, entrecoupé autour du corps de noir et blanc. Les coyotes vivant en haute altitude ont tendance à avoir plus de nuances noires et grises que leurs homologues vivant dans le désert, qui sont plus fauves ou gris blanchâtre[5]. La fourrure se compose d'un duvet court et doux ainsi que de jarres longues et grossières. La fourrure de la sous-espèce nordique est plus longue et plus dense que dans les formes méridionales, celle de certaines sous-espèces mexicaines et centraméricaines étant presque hispide (hirsute)[6]. En général, les coyotes adultes (y compris les coyloups hybrides) ont un pelage de couleur sable, un pelage néonatal foncé, une queue touffue avec une glande supracaudale (en) active et un masque facial blanc[7]. L'albinisme est extrêmement rare chez les coyotes ; sur un total de 750 000 coyotes récoltés par les chasseurs fédéraux et coopératifs entre le 22 mars 1938 et le 30 juin 1945, seuls deux étaient albinos[5].

Coyote (gauche) et loup gris (droite).

Le coyote est typiquement plus petit que le loup gris, mais a des oreilles plus longues et une boite crânienne relativement plus grande[1], ainsi qu'une carrure, une gueule et un museau plus fins. Les glandes odorantes sont plus petites que celles du loup gris, mais elles sont de la même couleur[4]. Sa couleur de pelage est beaucoup moins variée que celle d'un loup[8]. Le coyote porte également sa queue vers le bas quand il court ou marche, plutôt qu'à l'horizontale comme le loup[9].

Les traces de coyote se distinguent de celles des chiens par leur forme plus allongée et moins arrondie[10],[11]. Contrairement aux chiens, les canines supérieures des coyotes s'étendent au-delà de la foramen mentale (en)[12].

Le coyote est un mammifère très rapide, y compris lorsqu'il est infirme[13], et peut atteindre une vitesse maximale de 69 km/h en poursuite[14] sur une distance d'environ 300 mètres. Il est ainsi plus rapide que le loup, mais moins endurant[réf. nécessaire]. Il peut aussi sauter sur une distance de 4 mètres[14].

Taxonomie et évolution[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Meriweather Lewis a été un des explorateurs européens qui a confondu le coyote avec un loup.

Au moment de la colonisation européenne des Amériques, les coyotes étaient surtout confinés aux plaines ouvertes et aux régions arides de la moitié ouest du continent[15]. Dans les premiers documents historiques post-colombiens, il est souvent difficile de faire la distinction entre les coyotes et les loups. Un document de 1750 à Kaskaskia, écrit par un prêtre local, signale que les « loups » qui s' y trouvaient étaient plus petits et moins audacieux que les loups européens. Un autre récit du début des années 1800 dans le comté d'Edwards mentionne des loups hurlant la nuit, bien qu'il s'agisse probablement de coyotes[16]. Cette espèce a été rencontrée à plusieurs reprises lors de l'expédition Lewis et Clark (1804-1806), bien qu'elle soit déjà bien connue des commerçants européens du Haut-Missouri. Lewis, qui écrivait le 5 mai 1805 dans le Nord-Est du Montana, décrivait le coyote en ces termes[17],[18] :

the small woolf or burrowing dog of the prairies are the inhabitants almost invariably of the open plains; they usually ascociate in bands of ten or twelve sometimes more and burrow near some pass or place much frequented by game; not being able alone to take deer or goat they are rarely ever found alone but hunt in bands; they frequently watch and seize their prey near their burrows; in these burrows they raise their young and to them they also resort when pursued; when a person approaches them they frequently bark, their note being precisely that of the small dog. they are of an intermediate size between that of the fox and dog, very active fleet and delicately formed; the ears large erect and pointed the head long and pointed more like that of the fox; tale long; [...] the hair and fur also resembles the fox tho' is much coarser and inferior. they are of a pale redish brown colour. the eye of a deep sea green colour small and piercing. their tallons [claws] are reather longer than those of the ordinary wolf or that common to the atlantic states, none of which are to be found in this quarter, nor I believe above the river Plat.

— Meriwether Lewis, Journaux de l'expédition Lewis et Clark

« le petit loup ou chien fouisseur des prairies sont presque invariablement les habitants des plaines ouvertes ; ils s'associent habituellement en bandes de dix ou douze ou parfois plus et creusent près d'un passage ou d'un endroit très fréquenté par le gibier ; ne pouvant pas prendre seul le cerf ou la chèvre, ils sont rarement trouvés seuls mais chassent en bandes ; ils observent et saisissent fréquemment leurs proies près de leur terrier ; dans ces terriers, ils élèvent leurs petits et y recourent également lorsqu'ils sont poursuivis ; lorsqu'une personne s'approche d'eux, ils aboient fréquemment, leur note étant précisément celle du petit chien. elles sont d'une taille intermédiaire entre celle du renard et celle du chien, flotte très active et délicatement formées ; les oreilles grandes, dressées et pointues, la tête longue et pointue plus comme celle du renard ; la queue est longue ; [...] le poil et la fourrure ressemblent aussi au renard même si bien plus grossiers et inférieurs. ils sont d'une couleur brun rouge pâle brunâtre. l'œil d'un vert marine profond de petite taille et perçant. leurs serres [griffes] sont plus longues que celles du loup ordinaire ou de ceux communs aux États atlantiques, dont aucun ne se trouve dans ce quartier, ni je crois au-dessus de la rivière Plat. »

— Journaux de l'expédition Lewis et Clark

Pictogramme toltèque du coyote.

Le coyote a été décrit scientifiquement pour la première fois en septembre 1819 le naturaliste Thomas Say sur le site de Council Bluffs de Lewis et Clark, à quinze milles en amont de la rivière Missouri depuis sa confluence avec la Platte, durant d'une expédition parrainée par le gouvernement avec le major Stephen Long. Il avait en main la première édition des journaux Lewis et Clark, qui contenait la version éditée par Biddle des observations de Lewis en date du 5 mai 1805. Son compte-rendu a été publié en 1823[19],[20].

Dénomination et étymologie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne référence écrite pour l'espèce vient du Plantas y Animales de la Nueva España (1651) du naturaliste Francisco Hernández, où il est décrit comme un « renard espagnol » ou un « chacal ». La première utilisation publiée du mot « coyote » (qui est un emprunt espagnol de son nom nahuatl coyōtl) vient de l'Historia de México (1780) de l'historien Francisco Javier Clavijero[21]. Il a été utilisé pour la première fois en anglais dans le Six months' residence and travels in Mexico (1824) de William Bullock, où il est diversement transcrit en cayjotte et cocyotie. L'orthographe du mot a été normalisée en « coyote » dans les années 1880[22],[23]. On trouve parmi les noms anglais alternatifs pour le coyote « prairie wolf » (« loup de montagne »), « brush wolf » (« loup de brousse »), « cased wolf »[24],[note 1], « little wolf » ( « petit loup »)[25] et « American jackal » (« chacal américain »)[26]. Son nom binomial Canis latrans se traduit « chien aboyeur » en référence aux nombreuses vocalisations qu'il produit[27].

Évolution[modifier | modifier le code]

Arbre phylogénétique des canidés existants de type loup
Caninae (en) 3,5 Ma
3,0
2,7
1,9
1,6
1,3
1,1



Chien Tibetan mastiff (white background).jpg



Loup Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate I).jpg




Loup d'Himalaya Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate III).jpg




Coyote Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate IX).jpg




Loup doré d'Afrique (en) Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate XI).jpg




Loup d'Abyssinie Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate VI).jpg




Chacal doré Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate X).jpg




Dhole Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate XLI).jpg




Lycaon Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate XLIV).jpg




2,6

Chacal à flancs rayés Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate XIII).jpg



Chacal à chabraque Dogs, jackals, wolves, and foxes (Plate XII).jpg





Relations génétiques entre espèces du clade de canidés existants ressemblant au loup, basé sur des données de séquence d'ADN nucléaire prélevées sur le noyau cellulaire[43],[44], à l'exception du loup de l'Himalaya, basé sur des séquences d'ADN mitochondrial[44],[45]. Échelle de temps en million d'années[44].

Traces fossiles[modifier | modifier le code]

Squelette du coyote du Pléistocène (en) (C. l. orcutti)

Xiaoming Wang (en) et Richard H. Tedford (en)[46], l'une des plus grandes autorités sur l'évolution des carnivores, ont proposé que le genre Canis était le descendant d'Eucyon davisi (en). Les restes de ce mammifère qui ressemblait à un coyote sont apparus pour la première fois dans des dépôts datant du Miocène, il y a 6 millions d'années (Ma), dans le Sud-Ouest des États-Unis et au Mexique. Vers le Pliocène (5 Ma), Canis lepophagus, plus grand[47], est apparu dans la même région, tandis que C. latrans (le coyote) existait à partir du Pléistocène inférieur (1 Ma). Les deux scientifiques ont proposé que la progression d'Eucyon davisi à C. lepophagus puis au coyote soit une évolution linéaire[48]. De plus, C. edwardii, C. latrans et C. aureus forment un petit clade, et parce que C. edwardii est apparu le plus tôt, s'étendant du Blancan moyen (en) (Pliocène supérieur) jusqu' à la fin de l'Irvingtonien (Pléistocène supérieur), il est proposé comme ancêtre direct du coyote[49]. Johnston décrit C. lepophagus comme ayant un crâne et un squelette plus élancés que le coyote moderne[50]. Ronald Nowak a découvert que les premières populations avaient de petits crânes délicats et étroits qui ressemblent à de petits coyotes et semblent être ancestraux de C. latrans[51].

Le poids de C. lepophagus était semblable à celui des coyotes modernes, mais les os de ses membres étaient plus courts, ce qui indique un mode de vie moins coureur (en). Le coyote représente une forme plus primitive de Canis que le loup gris, comme le montrent sa taille relativement petite ainsi que son crâne et ses mâchoires relativement étroites, qui n'ont pas le pouvoir de préhension nécessaire pour tenir les grandes proies dans lesquelles les loups se spécialisent. Cela est corroboré par la crête sagittale basse ou totalement aplatie du coyote, ce qui indique une morsure plus faible que celle du loup. Le coyote n'est pas un carnivore spécialisé comme le loup, comme le montrent les plus grandes surfaces de mastication des molaires, ce qui reflète la dépendance relative de l'espèce envers le matières végétales. À cet égard, le coyote ressemble davantage aux descendants du genre que le loup[52].

Les fossiles les plus anciens qui se situent dans l'aire de répartition du coyote moderne datent de 0,74-0,85 Ma (million d'années) dans la grotte d'Hamilton, en Virginie-Occidentale ; 0,73 Ma à Irvington, en Californie ; 0,35-0,48 Ma dans la grotte du Porc-épique, au Colorado et dans la grotte de Cumberland, en Pennsylvanie[49]. Les coyotes modernes sont apparus 1 000 ans après l'extinction du Quaternaire[53]. Par rapport à leurs congénères modernes de l'Holocène, les coyotes du Pléistocène (en) (C. l. orcutti) étaient plus gros et plus robustes, probablement en réponse à des compétiteurs et des proies elles-mêmes plus grosses[53].  Les coyotes pléistocènes étaient probablement des carnivores plus spécialisés que leurs descendants, car leurs dents étaient plus adaptées au cisaillement de la viande et présentaient moins de surfaces de broyage convenant au traitement de la végétation[54]. Leur diminution de taille s'est produite dans les 1 000 ans qui ont suivi l'extinction du Quaternaire, lorsque leurs grandes proies ont disparu[53]. De plus, les coyotes du Pléistocène n'ont pas été en mesure d'exploiter la niche de chasse au gros gibier laissée vacante après l'extinction du loup sinistre (C. dirus), car elle a été rapidement occupée par le loup gri, qui a probablement tué activement les grands coyotes, la sélection naturelle favorisant la morphologie gracile moderne[54].

Preuves génétiques[modifier | modifier le code]

En 1993, une étude a suggéré que les loups d'Amérique du Nord présentent des traits crâniens plus semblables au coyote que ceux des loups d'Eurasie[55]. En 2010, une étude a révélé que le coyote est un membre basal du clade qui comprend le loup tibétain (en), le chien, le loup mongol et le loup eurasien, le loup tibétain divergeant très tôt des loups et des chiens domestiques[56].

In 2016, a whole-genome DNA study proposed, based on the assumptions made, that all of the North American wolves and coyotes diverged from a common ancestor less than 6,000–117,000 years ago. The study also indicated that all North America wolves have a significant amount of coyote ancestry and all coyotes some degree of wolf ancestry, and that the red wolf and eastern wolf are highly admixed with different proportions of gray wolf and coyote ancestry. One test indicated a wolf/coyote divergence time of 51,000 years before present that matched other studies indicating that the extant wolf came into being around this time. Another test indicated that the red wolf diverged from the coyote between 55,000 and 117,000 years before present and the Great Lakes region wolf 32,000 years before present. Other tests and modelling showed various divergence ranges and the conclusion was a range of less than 6,000 and 117,000 years before present. The study found that coyote ancestry was highest in red wolves from the southeastern United States and lowest among the Great Lakes region wolves. The theory proposed was that this pattern matched the south to north disappearance of the wolf due to European colonization and its resulting loss of habitat. Bounties led to the extirpation of wolves initially in the southeast, and as the wolf population declined, wolf-coyote admixture increased. Later, this process occurred in the Great Lakes region with the influx of coyotes replacing wolves, followed by the expansion of coyotes and their hybrids across the wider region.[57],[58] The proposed timing of the wolf/coyote divergence conflicts with the finding of a coyote-like specimen in strata dated to 1 Mya.[59]

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

En 2005, 19 sous-espèces sont reconnues[60],[61]. Geographic variation in coyotes is not great, though taken as a whole, the eastern subspecies (C. l. thamnos and C. l. frustor) are large, dark-colored animals, with a gradual paling in color and reduction in size westward and northward (C. l. texensis, C. l. latrans, C. l. lestes, and C. l. incolatus), a brightening of ochraceous tones–deep orange or brown–towards the Pacific coast (C. l. ochropus, C. l. umpquensis), a reduction in size in the Southwestern United States (C. l. microdon, C. l. mearnsi) and a general trend towards dark reddish colors and short muzzles in Mexican and Central American populations.[62]

Hybridation[modifier | modifier le code]

Melanistic coyotes owe their color to a mutation that first arose in domestic dogs.[74]

Des coyotes se sont parfois accouplés avec des chiens, produisant parfois des hybrides familièrement appelés "coydogs (en)"[75]. Cela est rare à l'état sauvage, car les cycles d'accouplement des chiens et des coyotes ne coïncident pas, et les coyotes sont habituellement antagonistes envers les chiens. L'hybridation ne se produit habituellement que lorsque les coyotes s'étendent dans des régions avec peu de conspécifiques et que les chiens sont la seule alternative. Même à ce moment-là, les taux de survie des petits sont inférieurs à la normale, car les chiens ne forment pas de liens de couple avec les coyotes, ce qui rend l'élevage des petits plus difficile[76]. En captivité, les hybrides première génération (F1) ont tendance à être plus espiègles et moins maniables comme chiots que les chiens, et sont moins dignes de confiance à maturité que les hybrides chien-loups[75]. Les hybrides F1 ont tendance à être de forme intermédiaire entre les chiens et les coyotes, tandis que les hybrides de deuxième génération (F2) sont plus variés. Les hybrides F1 et F2 ressemblent à leurs parents coyotes en termes de timidité et d'agressivité intrasexuelle[77],[78]. Les hybrides sont fertiles et peuvent être élevés avec succès sur quatre générations[75]. Les coyotes mélanistes doivent leur fourrure noire à une mutation survenue chez les chiens domestiques[74]. Une population de coyotes blancs non-albinos de Terre-Neuve doit sa coloration à une mutation de mC1R héritée des Golden Retrievers[79].

Coyloup hybrid conceived in captivity between a male gray wolf and a female coyote

Coyotes have hybridized with wolves to varying degrees, particularly in the Est des États-Unis and Canada. The so-called "eastern coyote (en)" of northeastern North America probably originated in the aftermath of the extermination of gray and eastern wolves in the northeast, thus allowing coyotes to colonize former wolf ranges and mix with remnant wolf populations. This hybrid is smaller than either the gray or eastern wolf, and holds smaller territories, but is in turn larger and holds more extensive home ranges than the typical western coyote. As of 2010, the eastern coyote's genetic makeup is fairly uniform, with minimal influence from eastern wolves or western coyotes.[80] Adult eastern coyotes are larger than western coyotes, with female eastern coyotes weighing 21% more than male western coyotes.[80],[81] Physical differences become more apparent by the age of 35 days, with eastern coyote pups having longer legs than their western counterparts. Differences in dental development also occurs, with tooth eruption (en) being later, and in a different order in the eastern coyote.[82] Aside from its size, the eastern coyote is physically similar to the western coyote. The four color phases range from dark brown to blond or reddish blond, though the most common phase is gray-brown, with reddish legs, ears, and flanks.[83] No significant differences exist between eastern and western coyotes in aggression and fighting, though eastern coyotes tend to fight less, and are more playful. Unlike western coyote pups, in which fighting precedes play behavior, fighting among eastern coyote pups occurs after the onset of play.[82] Eastern coyotes tend to reach maturité sexuelle at two years of age, much later than in western coyotes.[80]

Eastern and red wolves are also products of varying degrees of wolf-coyote hybridization. The eastern wolf probably was a result of a wolf-coyote admixture, combined with extensive rétrocroisement with parent gray wolf populations. The red wolf may have originated during a time of declining wolf populations in the southeastern United States, forcing a wolf-coyote hybridization as well as backcrossing with local parent coyote populations to the extent that about 75–80% of the modern red wolf's genome is of coyote derivation.[84],[85]

Comportement[modifier | modifier le code]

Sociologie et cycle de vie[modifier | modifier le code]

Les coyotes sont monogames. L'accouplement a lieu autour du mois de février et des portées de 5 à 7 petits voient le jour fin avril, début mai. Les deux parents, et même les jeunes individus nés l'année précédente et qui n'ont pas quitté le terrier parental aident à nourrir les petits. À 3 semaines, ces derniers sortent du terrier sous la surveillance de leurs parents ; quand ils atteignent 8 à 12 semaines, ils apprennent à chasser. Les familles restent unies tout au long de l'été, mais les jeunes s'en vont en quête de nouveaux territoires vers l'automne. D'habitude, ils déménagent à 15 km[réf. nécessaire]. À un an, les jeunes atteignent la maturité sexuelle. Les coyotes ont une espérance de vie d'environ 8 à 10 ans[réf. nécessaire].

Le coyote du Nord-est et celui du Cap Cod sont apparemment à 50 % mélangés avec le Loup rouge[réf. nécessaire]. Les coyotes peuvent se croiser et mettre au monde une descendance fertile en s'accouplant avec des Loups gris ou des chiens domestiques[réf. nécessaire]. En tout état de cause, des contraintes pratiques telles que la période de fertilité et des cycles hormonaux et le besoin pour les parents de s'occuper de leurs petits limitent de tels croisements à l'état sauvage. En français, le mot-valise « coydog », l'hybride d'un chien et d'un coyote, peut se traduire par « coyochien ».

Ils vivent en moyenne de dix à quatorze ans à l'état sauvage et jusqu'à vingt ans en captivité[86].

Comportements territoriaux et de mise à l'abri[modifier | modifier le code]

Chasse et alimentation[modifier | modifier le code]

Le coyote est un animal opportuniste. Son comportement est très variable selon son habitat, mais généralement il vit et chasse seul ou en couple (un même mâle avec la même femelle) en quête de petits mammifères, surtout des musaraignes, campagnols, lapins, lièvres, mais aussi des ratons laveurs, porcs-épics et cerfs. Il peut s'attaquer aux oiseaux, serpents, batraciens, crustacés, insectes, poissons, voire aux renards. Il est omnivore même s'il a la réputation d'être essentiellement charognard. Il change son régime alimentaire selon les sources de nourriture disponibles et peut même manger des fruits, herbes et autres végétaux comme des baies. Dans le parc national américain de Yellowstone, avant que le loup n'y soit réintroduit, les coyotes avaient commencé à occuper la niche écologique laissée vacante et chassaient en meute pour s'emparer de proies de plus grande envergure, comme des cerfs malades ou âgés[réf. nécessaire].

Communication[modifier | modifier le code]

Langage corporel[modifier | modifier le code]

Vocalisations[modifier | modifier le code]

Il est beaucoup plus fréquent d'entendre un coyote que de le voir. Leurs appels sont aigus. On les décrit comme des hurlements, des glapissements, des aboiements. Ils sont composés soit d'une note qui monte et qui descend (un hurlement), soit d'une série de brèves notes (un glapissement). On les entend à la tombée de la nuit ou pendant l'obscurité plus fréquemment qu'en journée.

Bien que les appels aient lieu toute l'année, ils s'intensifient pendant la saison des amours au printemps, et pendant l'automne, quand les petits se séparent de leurs familles pour conquérir de nouveaux territoires. Le hurlement est trompeur. En raison de ses paramètres sonores[précision nécessaire], il donne l'impression que le coyote se situe à un endroit alors qu'il est ailleurs.

Écologie[modifier | modifier le code]

Habitat[modifier | modifier le code]

Empreinte de pattes d'un coyote dans la boue.

Les coyotes occupent le continent nord-américain depuis l'Alaska et le Canada, dans la presque totalité des États-Unis, le Mexique et même le Costa Rica et le Guatemala. On trouve le coyote dans les régions rurales et à proximité des villes. Il habite les champs entremêlés de buissons et de marais, et les zones de broussailles à proximité des jeunes peuplements de décidus et de conifères, on le retrouve aussi dans les prairies. Profitant du déboisement, ils sont en expansion dans tout l'est du Québec, la région de Matane étant fortement occupée. On en trouve même au Nouveau-Brunswick[réf. nécessaire].

Bien que cet animal soit chassé avec acharnement, il se rencontre jusque dans les banlieues des villes américaines. Ils se sont adaptés à fouiller les poubelles et à manger des animaux domestiques.

Une étude de scientifiques de l'université d'État de l'Ohio[87] réserve de surprenantes découvertes à cet égard. Les chercheurs ont étudié des populations de coyotes sur une durée de 6 ans, constatant que les coyotes se sont admirablement adaptés à la vie dans des centres densément peuplés, tout en évitant tout contact humain. Ils ont découvert, entre autres choses que les coyotes de ville vivent plus longtemps que leurs congénères de la campagne, et qu'ils aident les humains en tuant les animaux dits nuisibles et d'autres petits animaux - y compris des animaux de compagnie vivant dehors[87]. On les trouve n'importe où, depuis les parcs jusque dans les zones industrielles. Les scientifiques estiment qu'il y a jusqu'à 2 000 coyotes dans l'agglomération de Chicago et que ces statistiques s'appliquent probablement à d'autres paysages urbains de l'Amérique du Nord. Comme preuve de la faculté d'adaptation du coyote à n'importe quel habitat, on en a capturé certains dans Central Park à Manhattan en mars 2006[réf. nécessaire]. La tanière (le terrier du coyote) est très souvent située près de l'eau.

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Ennemis et concurrents[modifier | modifier le code]

Répartition[modifier | modifier le code]

Maladies et parasites[modifier | modifier le code]

Relations avec les humains[modifier | modifier le code]

Dans le folklore et la mythologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coyote (mythologie).

On trouve de nombreux mythes amérindiens qui incluent le coyote comme élément important : on le représente comme un personnage masculin, aux caractères anthropomorphiques, même s'il peut avoir quelques caractéristiques physiques du coyote, comme le pelage. Il tient en général le rôle d'un farceur, même s'il peut apparaître parfois comme un simple bouffon, ou comme le mal absolu. On le présente habituellement avec des traits d'avarice, d'imprudence, de précipitation et de jalousie. Il est souvent l'adversaire de son frère le loup qui est sage et affable mais a tendance à céder devant les requêtes insistantes du coyote.

Le coyote tient un rôle prépondérant dans divers mythes de la Création. Dans l'un d'eux, il crée les premiers humains en donnant des coups de patte à une boule composée de boue et d'excréments. Dans un autre, le coyote réussit à s'accoupler avec une femme méchante qui a tué tous les autres hommes du monde pendant l'acte sexuel.

Le coyote occupe notamment une place très importante dans les mythologies Nez-Percés, Navajos ou Crows[précision nécessaire]

Par ailleurs le coyote est un animal utilisé dans les processus de sachémisation scout ; il désigne alors toute personne non totémisée ou affiliée.

Attaques contre des êtres humains[modifier | modifier le code]

Le 27 octobre 2009, la chanteuse canadienne de folk de 19 ans Taylor Mitchell (en) a été attaquée par deux coyotes alors qu'elle se promenait seule dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, au Canada. Elle a succombé le lendemain à ses multiples blessures dans un hôpital d'Halifax. C'est un des rares cas d'attaques mortelles de l'homme par des coyotes[88].

Prédation du bétail et des animaux de compagnie[modifier | modifier le code]

Utilisations[modifier | modifier le code]

Apprivoisement[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  2. (en) World Animal Foundation, « Coyote Fact Sheet » [« Fiche de renseignements sur le coyote »] [PDF], sur worldanimalfoundation.net (consulté le 12 décembre 2017)
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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie utilisée dans l'article[modifier | modifier le code]

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Autre bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres
Vidéo
Audiolivre
  • (en)Olson, Jack (May 2015). "The Last Coyote" (8 hours). Narrated by Gary MacFadden. Originally published as Slaughter The Animals, Poison The Earth, Simon & Schuster, Oct. 11, 1971.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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