Expédition Lewis et Clark

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Le trajet de l'expédition.
Le Missouri et ses affluents.

L'expédition Lewis et Clark (de 1804 à 1806) est la première expédition américaine à traverser les États-Unis à terre jusqu'à la côte Pacifique. Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis de 1801 à 1809, avait convaincu le Congrès d'attribuer 2 500 dollars de l'époque au projet.

Meriwether Lewis et William Clark sont les chefs de l'expédition et donneront leur nom à celle-ci. Clark et trente membres partent de Camp Dubois[1], dans l'actuel Illinois, le et rencontrent Lewis et dix autres membres du groupe à Saint Louis dans le Missouri. L'expédition atteint l'océan Pacifique en 1805. Le voyage de retour commence le et s'achève le de la même année.

Le succès de l'expédition est dû en grande partie à la présence de Sacagawea, une guide et interprète shoshone et Toussaint Charbonneau, un trappeur canadien-français qui l'épouse à l'âge de 15 ans. Malgré les dangers encourrus durant le voyage (rapides du Missouri, faim, froid, attaques d'ours, hostilité des Amérindiens), il n'y eut qu'un seul mort, le sergent Charles Floyd. Il succomba à une maladie dès le début de l'expédition en août 1804.

Préparation et objectifs de l'expédition[modifier | modifier le code]

Thomas Jefferson, président des États-Unis et initiateur de l'expédition.
Portraits de Meriwether Lewis et de William Clark , vers 1807, par Charles Willson Peale.

La traversée vers l'ouest des États-Unis a été au départ rêvée par Thomas Jefferson. En effet, c'est en 1802 qu'il a pris les premiers contacts avec l'ambassadeur d'Espagne pour connaitre la réaction du gouvernement espagnol si une expédition scientifique pour découvrir le cours du Missouri était organisée. L’ambassadeur d'Espagne, Carlos Martínez de Irujo, 1er marquis de Casa Irujo, qui était encore responsable de la Louisiane en attendant le transfert effectif de souveraineté à la France (à la suite du traité de San Ildefonso) répondit que l'Espagne n'accepterait pas cela[2].

La vente de la Louisiane par la France aux États-Unis en 1803 survient dans un contexte d'intérêt grandissant pour l'exploration vers l'ouest. Quelques semaines auparavant, le président en exercice, Jefferson, obtenait du congrès une subvention de 2 500 dollars afin d'envoyer des officiers explorer l'ouest « sauvage ». Ce dernier imaginait qu'on trouverait des mammouths, des volcans et des montagnes de sel. Il recherchait également un « passage vers l'Ouest » : une interconnexion des fleuves permettant d'ouvrir une route commerciale vers le Pacifique[3].

L'expédition devait permettre l'étude des tribus amérindiennes, de la flore, de la faune et de la géologie de ces contrées. L'objectif était également d'évaluer la présence des trappeurs et des chasseurs britanniques et canadiens dans ce secteur. La mission assignée à Lewis par Jefferson consistait à trouver des fleuves navigables en vue de développer le commerce vers l'océan Pacifique. Des témoignages de trappeurs avaient déjà indiqué que le Missouri prenait sa source dans les montagnes Rocheuses, et qu'il existait un autre fleuve plus à l'ouest qui se jetait dans le Pacifique. En 1792, Robert Gray, un marchand américain, avait reconnu l'estuaire d'un fleuve qu'il baptisa « Columbia ».

Alexander MacKenzie avait déjà exploré l'Amérique du Nord en 1793 et atteint le Pacifique en traversant les Montagnes Rocheuses canadiennes.

Jefferson choisit le capitaine Meriwether Lewis pour mener l'expédition. Lewis choisit quant à lui William Clark comme partenaire dans cette aventure. Ce dernier avait des compétences en navigation fluviale et en géographie. Bien que Clark n'ait été, au regard de l'armée américaine, que lieutenant en second, Lewis le considéra toujours comme son égal et partagea avec lui le commandement de l'expédition.

Dès 1803, Lewis étudia à Philadelphie les informations consignées dans les journaux des trappeurs et des marchands qui avaient visité l'ouest, notamment le "Journal de voyage sur le Haut Missouri", rédigé par l'explorateur et trappeur Jean-Baptiste Truteau. Le 5 juillet 1803, il quitte Washington DC, rassemble des armes, construit un grand bateau puis remonte l'Ohio. Clark le rejoint à Clarksville dans l'Indiana. En décembre 1803, 45 hommes[4] sont rassemblés à Saint Louis : neuf viennent du Kentucky, 21 hommes appartiennent à l'armée, deux Français (Cruzatte et Labiche), neuf bateliers. On apporte quelques cadeaux pour les Amérindiens (des hameçons, des miroirs de poche, des rouleaux de toile, pacotille, tabac, couteaux, des boutons de cuivre, alcool et du matériel d'artisanat)[2]. Si ces présents ne sont pas suffisants, on embarque un canon à air comprimé afin d'effrayer d'éventuels assaillants. Trois embarcations partent de Saint Louis : la principale mesure environ 16 mètres. Les deux autres sont de petits canots.

Une aventure difficile[modifier | modifier le code]

Quillard, tel qu'il est utilisé sur les rivières Ohio et du Missouri au XIXe siècle, croquis à partir des notes de terrain de William Clark, du .

Voir la chronologie de l’expédition de Lewis et Clark à travers le continent Nord-américain (1803–1806)[5],[6].

Le voyage aller[modifier | modifier le code]

Le corps expéditionnaire comptait 33 membres au départ de Camp Dubois, situé aujourd'hui à côté de Hartford, dans l'Illinois. Il se mit en route le [7], sans publicité, et rejoint Lewis à Saint-Charles dans le Missouri le 20 mai. L'expédition continua son chemin en passant par le site de la future Kansas City et d'Omaha, traversa les Montagnes Rocheuses et descendit la Clearwater, la Snake, et la Columbia. Elle passa par les chutes de Celilo et l'emplacement de Portland. Elle atteint l'océan Pacifique en décembre 1805. Lewis put observer le mont Hood. Clark grava sur un tronc de pin les mots suivants : William Clark December 3rd 1805. By land from the U.States in 1804 & 1805 c'est-à-dire « William Clark, 3 décembre 1805, arrivé des États-Unis par le continent en 1804-1805 ». L'expédition décida de passer l'hiver sur la rive sud de la Columbia et construisit le Fort Clatsop près de l'actuelle Astoria dans l'Oregon

Chronologie du voyage aller[modifier | modifier le code]

Lewis et Clark sur la rivière Columbia, peint par Charles Marion Russell.
Paul Kane, Assiniboine hunting buffalo, huile sur toile, 46×73,7 cm, (1851-1856).
  • -  : Camp d'hiver à Camp Dubois, qui était situé près de l'actuelle Hartford, Illinois (en) dans l'Illinois, près de l'embouchure de la rivière Missouri .
  •  : départ de l'expédition Lewis et Clark[8]à partir du Camp Dubois.
  • 25 mai 1804 : La Charrette, le dernier établissement blanc sur le cours d'eau. Le groupe passait ses nuits sur des sites protégés d'éventuelles attaques indiennes. Des hommes étaient chargés de monter la garde.
Sioux : Long Time Dog, portrait en pied, portant une coiffure, une chemise en peau de daim, vers 1908, photo d'Edward Sheriff Curtis.
  • 12 juin 1804 : rencontre avec des Sioux et un Canadien français du nom de Dorion qui rejoint l'expédition avec ses fils
  • 26 juin 1804 : rivière Kansas
  • 20 juillet 1804 : les hommes souffrent de la dysenterie et de furoncles
  • 31 juillet 1804 : rivière Platte
  • 2-3 août 1804 : rencontre avec les Otos et les Missouris. Les deux groupes s'échangent des cadeaux. Conseil à Council Bluffs, en face de l'actuelle Omaha.
  • 13 août 1804 : découverte de 300 cabanes incendiées par les Mahas (Omahas) qui ont massacré les leurs[Qui ?] à cause d'une épidémie de petite vérole et de l'alcoolisme.
  •  : le sergent Charles Floyd meurt, sans doute d'une appendicite. On baptise une rivière de son nom. Ce sera l'unique décès de l'expédition.
  • 27 août 1804 : le sergent Pryor est envoyé en éclaireur chez les Sioux Yanktons qui lui offrent du chien et avertissent les explorateurs de la menace des Sioux Tetons.
  • 23 septembre 1804 : menaces des Sioux Tetons. L'un de leurs chefs réclame un bateau en guise de droit de passage.
  • 14 octobre 1804 : John Newman est fouetté pour paroles séditieuses
  • 27 octobre 1804 : L'expédition passe l'hiver à Fort Mandan (actuel Dakota du Nord), situé à côté de l'actuelle Washburn dans le Dakota du Nord. Les hommes réparent leur équipement, commercent avec les Indiens et chassent. Lewis et Clark recueillent des informations sur les Mandans et leurs voisins les Hidatsas. C'est ici que l'Amérindienne Sacagawea, qui avait été enlevée par les Hidatsas (ou Minnetarees), et son époux canadien-français Toussaint Charbonneau rejoignent le groupe et le guident vers l'ouest. Lewis observe les mœurs des Indiens et leur façon de chasser les bisons : il constate qu'ils mettent le feu à la prairie pour les effrayer.
  • 11 février 1805 : Sacagawea met au monde difficilement un garçon prénommé Jean-Baptiste. Pour faciliter l'accouchement, Jesseau lui donne deux anneaux de grelot de serpent à sonnette réduit en poudre dans un peu d'eau.
  • 14 février 1805 : vol de chevaux par les Sioux
  • 27 février 1805 : construction de petits canots
  • 7 avril 1805 : après la fonte des glaces, l'expédition quitte Fort Mandan[7]. Lewis renvoie une partie de ses hommes vers Saint-Louis, sur la grande embarcation. Ils sont chargés de rapporter 108 spécimens botaniques, 68 minéraux et des cartes. Le reste de l'expédition continue de remonter le Missouri avec 32 personnes.
  • 12 avril 1805 : Petit Missouri
  • 26 avril 1805 : Rivière Yellowstone
  • 29 avril 1805 : deux grizzlis attaquent l'expédition. L'un est blessé mais réussit à s'enfuir. L'autre prend en chasse Meriwether Lewis avant qu'on ne l'abatte. Au début du mois de mai, l'une des pirogues chavire et Sacagewea réussit à sauver de justesse le journal de l'expédition.
  • 26 mai 1805 : Meriwether Lewis aperçoit les montagnes Rocheuses pour la première fois.
  • 3 juin 1805 : l'expédition doit choisir entre deux cours d'eau : alors les capitaines pensent qu'il faut prendre celui du sud, le reste des hommes préfèrent celui du nord. Meriwether Lewis décida alors de partir avec trois hommes pour reconnaître les chutes du Missouri.
  • 13 juin 1805 : grandes chutes du Missouri (Great Falls, Montana) ; le spectacle est grandiose mais la navigation est difficile car la rivière devient peu profonde et les rochers sont nombreux. Le franchissement des chutes une semaine plus tard, fut un des passages les plus difficiles du voyage.
Alfred Jacob Miller Passage à gué de la rivière, indiens Shoshones, entre 1858-1860, aquarelle sur papier, 24,1 × 31,4 cm, Walters Art Museum, Baltimore.
  • Juillet 1805 : territoire des Shoshones.
  • 11 août 1805 : rencontre avec le premier Shoshone. Le chef Cameahwait, qui s'avère être le frère de Sacagawea, fournit des chevaux et une mule sans lesquels l'expédition n'aurait pas pu continuer.
  • 3 septembre 1805 : premières neiges
  • 14 septembre 1805 : la faim se fait sentir dans la chaîne des Bitterroots : Meriwether Lewis est obligé d'abattre un cheval.
  • 20 septembre 1805 : les Amérindiens Nez-Percés donnent du poisson et des racines.
  • 7 octobre 1805 : rivière Kooskooskee (Clearwater River)
  • 10 octobre 1805 : Snake River
  • 16 octobre 1805 : Arrivée sur le Columbia et rencontre avec Amérindiens Wanapums qui consomment du saumon.
  • 7 novembre 1805 : l'Océan Pacifique est en vue, mais la descente se révèle difficile.

Le voyage retour[modifier | modifier le code]

Les explorateurs se mirent en route le pour le voyage retour[7]: l'expédition remonta la Columbia au prix d'efforts importants. Elle fut harcelée par les Chinookans. Un mois après leur départ, les hommes décidèrent d'abandonner l'idée de remonter le fleuve à l'aide de canots et préférèrent aller à cheval. Ils passèrent le mois de mai chez les Nez-Percés à Camp Choppunish. Incapables de traverser les monts Bitterroot enneigés, ils retournèrent chercher l'aide d'un guide chez les Nez-Percés. Le 30 juin, l’expédition se scinda en deux groupes : Lewis accompagné de 9 hommes explorèrent la Marias River vers le nord, alors que Clark et les autres se dirigèrent vers le sud en suivant la rivière Yellowstone. Le 26 juillet, Lewis rencontra les indiens Blackfeet. Le 11 août, lors d'une partie de chasse, Lewis fut blessé à la cuisse. Les deux groupes se retrouvèrent pour descendre le Missouri. le 17 août l’expédition retourne au confluent de la Knife River et du Missouri sur l'actuel site historique national de Knife River Indian Villages[7]. Ils arrivèrent le 23 septembre 1806 à Saint-Louis où ils furent accueillis par des centaines de personnes.

Carte dressée par l'expédition Lewis et Clark et publiée en 1814.
Route et zone géographique de l’expédition est en ouest de Lewis et Clark.

Bilan[modifier | modifier le code]

  • L'expédition a considérablement fait progresser la connaissance de la géographie de l'Ouest nord américain (établissement de cartes comportant les rivières et les montagnes les plus importantes).
  • 178 plantes et 122 espèces et sous-espèces d'animaux ont été observées et décrites.
  • Une cinquantaine de tribus amérindiennes ont été rencontrées et identifiées.
  • L'expédition a favorisé le commerce euro-américain de peaux dans l'Ouest, elle a ouvert des relations diplomatiques avec les Indiens et établi un précédent pour l'exploration de l'armée dans l'Ouest
  • L'expédition a renforcé la revendication fédérale sur le territoire de l'Oregon Country, elle a attiré l'attention des médias sur l'Ouest.
  • Elle a permis le processus de colonisation par des populations essentiellement d’origine européenne et le gouvernement des États-Unis, au XIXe siècle, de l'immense territoire qui s'étend en Amérique du Nord entre le Mississippi et l'océan Pacifique, habité jusqu'alors par les peuples amérindiens. L’idée d’une « terre promise » à l’ouest grandit parmi la population de l’Est. Dans les années 1840, la croyance en un droit quasi divin du peuple américain de s’approprier les terres de l’Ouest, malgré les Amérindiens ou les autres nations, prend le nom de « Destinée manifeste »[9].

Les membres de l'expédition[modifier | modifier le code]

Pièce commémorative de l'expédition.
  • Capitaine Meriwether Lewis (1774 – 1809) secrétaire privé du président des États-Unis Thomas Jefferson est chef de l'expédition. Durant l'expédition, il passa la plupart de son temps sur les rives pour étudier les roches, les sols, les animaux et les plantes.
  • Capitaine William Clark (1770 – 1838) partage le commandement de l'expédition, bien qu'il fût le second de Lewis. Il restait le plus souvent dans le bateau et réalisa de nombreuses cartes.
  • York (né vers 1770 – ?) était l'esclave de Clark.
  • Sergent Charles Floyd (1782 – 1804) quartier-maître, il meurt rapidement au début du voyage.
  • Sergent Patrick Gass (1771 – 1870) premier charpentier, promu sergent après le décès de Floyd.
  • Sergent John Ordway (vers 1775 – vers 1817) était responsable des provisions et du récit du voyage.
  • Sergent Nathaniel Hale Pryor (1772 – 1831) chef de la première escouade.
  • Caporal Richard Warfington (1777 – ?) a conduit le retour vers St. Louis en 1805.
  • Soldat John Boley (dates inconnues).
Reproduction de SACAGAWEA, LEWIS et CLARK. Congress of Arts and Science (1904). Université Washington de Saint-Louis.
  • Soldat William E. Bratton (1778 – 1841) servit comme chasseur et forgeron.
  • Soldat John Collins (mort en 1823) eut des problèmes de discipline (vol de whisky)
  • Soldat John Colter (né vers 1775 – 1813) aida à la chasse du gibier
  • Soldat Pierre Cruzatte (dates inconnues) français borgne, habile à la navigation et joueur de violon.
  • Soldat John Dame (1784 – ?) tue un pélican.
  • Soldat Joseph Field (vers 1772 – 1807), frère de Reubin Field, coureur de jupons et chasseur.
  • Soldat Reubin Field (vers. 1771 – 1823?) frère de Joseph, coureur des bois et chasseur comme lui.
  • Soldat Robert Frazer (? – 1837) tint un journal de l'expédition qui ne fut jamais publié.
  • Soldat George Gibson (? – 1809) joueur de violon et bon chasseur ; il servit également d'interprète.
  • Soldat Silas Goodrich (dates inconnues), le principal pêcheur de l'expédition.
  • Soldat Hugh Hall (vers 1772 – ?) jugé par la cour martiale avec John Collins pour avoir volé du whisky.
  • Soldat Thomas Proctor Howard (1779 – ?) également jugé en cour martiale pour avoir montré aux Indiens comment prendre Fort Mandan.
  • Soldat François Labiche (dates inconnues) trafiquant français de fourrures, il servit comme interprète.
  • Soldat Hugh McNeal (dates inconnues) fut le premier sur les sources du Missouri.
  • Soldat John Newman (vers 1785 – 1838) jugé en cour martiale pour des propos incitant à la mutinerie.
  • Soldat John Potts (1776 – 1808?) immigrant allemand et meunier.
Statue de Sacagawea, par le sculpteur Leonard Crunelle (1872-1944), Bismarck (Dakota du Nord).
  • Soldat Moses B. Reed (dates inconnues) déserteur en août 1804 et exclu de l'expédition.
  • Soldat John Robertson (vers 1780 – ?) ne participa pas longtemps à l'expédition.
  • Soldat George Shannon (1785 – 1836).
  • Soldat John Shields (1769 – 1809) était forgeron, armurier et charpentier. Il fut jugé par la cour martiale avec John Colter, pour mutinerie.
  • Soldat John B. Thompson (dates inconnues) semble avoir été topographe.
  • Soldat Ebenezer Tuttle (1773 – ?).
  • Soldat Peter M. Weiser (1781 – ?).
  • Soldat William Werner (dates inconnues).
  • Soldat Isaac White (vers 1774 – ?).
  • Soldat Joseph Whitehouse (vers 1775 – ?) servit de tailleur à plusieurs reprises. Il tint également un journal de l'expédition.
  • Soldat Alexander Hamilton Willard (1778 – 1865) était forgeron et seconda John Shields.
  • Soldat Richard Windsor (dates inconnues) chasseur.
  • Interprète Toussaint Charbonneau, époux de Sacagawea, prépara aussi les repas. (1767-1843)
  • Interprète Sacagawea, épouse de Charbonneau. (1787-1812). La connaissance de Sacagawea sur les peuples et les milieux traversés assure pour une grande partie le succès de l’expédition. Elle sauve au moins par deux fois l'expédition d'un échec.
  • Jean-Baptiste Charbonneau, fils de Charbonneau, (1805-1866)
  • Interprète George Drouillard (vers 1775 – 1810) expert dans les signes indiens et meilleur chasseur de l'expédition. Lewis n'entreprend jamais une action importante sans être accompagné de Georges Drouillard qui « mérite la plus haute recommandation », notera-t-il dans son journal au retour de l'expédition.
  • Le chien Seaman, labrador de Lewis.
  • Le chien de Clark

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sentier national historique[modifier | modifier le code]

  • Le Lewis and Clark Trail (Lewis and Clark National Historic Trail), est un sentier national historique de grande randonnée localisé aux États-Unis et créé le . Une grande partie du chemin emprunté suit la rivière Missouri et le fleuve Columbia. Certaines portions de ce sentier sont intactes. Avec ses 5 950 km de long, il s'agit du second plus grand sentier historique du pays[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Historique de Camp Dubois », sur [www.campdubois.com] (consulté le 20 octobre 2016)
  2. a et b Meriwether Lewis et William Clark, La piste de l'ouest : Journée de la première traversée du continent nord-américain, vol. 1, Libretto, , 400 p. (ISBN 978-2-8594-0569-4)
  3. « Interview de l'historien Gerard Gawalt, autour de la lettre de Jefferson à Meriwether Lewis. », sur loc.gov (consulté le 20 novembre 2011)
  4. Jean-Pierre Cartier, Explorateurs et explorations, p. 241.
  5. (en) Jill Jackson, « A Timeline of the Lewis et Clark expédition », Lewis et Clark Trail Heritage Foundation (consulté le 19 octobre 2016)
  6. (en) Lewis and Clark timeline at PBS, Retrieved on March 24, 2007
  7. a, b, c et d Brochure Knife River Indian Villages édité par le National Park Service, édition de 2004
  8. (en) « Historique de Camp Dubois », sur http://www.campdubois.com (consulté le 20 décembre 2010)
  9. voir biblio : America 1803-1853 : L'expédition de Lewis et Clark et la naissance d'une nouvelle puissance
  10. Site National Park Service [1], consulté le 13 décembre 2016.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Pierre Lagayette, Hélène Christol, Frédéric Dorel, François Duban, Thomas Jefferson et l'Ouest : l'expédition de Lewis and Clark, Ellipses Marketing, 2005, Collection Capes/agregation anglais, (ISBN 2729825320)
  • Denis Vaugeois, America 1803-1853 : L'expédition de Lewis et Clark et la naissance d'une nouvelle puissance, Septentrion (Editions du), (ISBN 978-2894483428)
  • Hugues Gérard, Royot Daniel, Thomas Jefferson et l'Ouest : L'expédition de Lewis et Clark, Armand Colin, 2005, Collection CAPES-Agrégation, (ISBN 2200345135)
  • Annick Foucrier, Meriwether Lewis et William Clark : La traversée d'un continent 1803-1806, Houdiard Michel, 2005, Collection Biographies américaines, (ISBN 2912673496)
  • Françoise Perriot, Sur les routes de l'Ouest : Sur les traces de l'expédition Lewis et Clark, Le Pré aux Clercs, 2004, (ISBN 2842281950)
  • Denis Vaugeois, America 1803-1853 : L'expédition de Lewis et Clark et la naissance d'une nouvelle puissance, Sillery, Septentrion, 2003, (ISBN 9782894483428)
  • Jean-Pierre Cartier, Explorateurs et explorations, Paris, Larousse, 1975
  • Michel Chaloult, Les «Canadiens» de l'expédition Lewis et Clark, Sillery, Septentrion, 2003, (ISBN 2894483481)
  • Tangi Villerbu, Thomas Jefferson et l'Ouest : L'expédition Lewis et Clark, Atlande, coll. « Clefs concours », (ISBN 978-2912232946)
  • Eric Leblanc, Capitaines de l'Impossible: L'Expédition de Lewis et Clark du Missouri au Pacifique (1803-1806), CreateSpace Independent Publishing Platform, (ISBN 978-1517377045)

En anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) James P. Ronda, Lewis et Clark Parmi les Indiens, University of Nebraska Press, coll. « ed Bicentenaire », (ISBN 978-0803289901)
  • (en) Thomas Schmidt, National Geographic Guide to the Lewis & Clark Trail, National Geographic, coll. « Revised », (ISBN 978-0792264712)
  • (en) Gary E. Moulton, Atlas of the Lewis & Clark Expedition, University of Nebraska Press, coll. « The Journals of the Lewis & Clark. Expedition, Vol. 1 by Gary E. Moulton (1983-07-01) » (ASIN B01JXR6DZ6)
  • (en) Gary E. Moulton, The Journals of the Lewis and Clark Expedition-Volume 10, University of Nebraska Press, coll. « The Journal of Patrick Gass, May 14, 1804-September 23, 1806 by Meriwether Lewis (1996-06-01) » (ASIN B01K16HGCW)
  • (en) Robert B. Betts, In Search of York: The Slave Who Went to the Pacific With Lewis and Clark, University Press of Colorado, coll. « édition révisée par Robert B. Betts (2001-02-02) » (ASIN B01K3N19JY)
  • (en) Gary E. Moulton, Lewis et Clark Journals: Une épopée américaine de Discovery, University of Nebraska Press, coll. « 2e édition révisée », (ISBN 978-0803280397)
  • (en) Meriwether Lewis et William Clark, Les Journaux de Lewis et Clark, Kessinger Publishing, (ISBN 978-1169317666)
  • (en) John Bakeless et Landon Y. Jones, The Journals of Lewis and Clark, Signet, coll. « Reprint », (ISBN 978-0451531889)
  • (en) Stephen Ambrose, Undaunted Courage: The Pioneering First Mission to Explore America's Wild Frontier, Simon & Schuster Ltd, (ISBN 978-1471160783)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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