Langage sifflé

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Plusieurs navigateurs de l'Antiquité ont rapporté que les Guanches, anciens habitants des îles Canaries, pratiquaient, outre leur parler habituel, un langage sifflé, connu actuellement sous le nom de silbo. Celui-ci leur permettait de communiquer de vallée en vallée sur plusieurs kilomètres. Quoiqu'il soit désormais basé sur la langue espagnole, le silbo est encore pratiqué par quelques Canariens qui tentent de remettre cette langue à l'honneur. En 2009, l'UNESCO a inscrit le Silbo Gomero, langage sifflé de l’île de la Gomera (îles Canaries), sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité[1].

Les habitants du village d’Aas (Pyrénées-Atlantiques) communiquaient en occitan, également en sifflant d’un flanc de vallée à l'autre[2].

Pour d'autres navigateurs, un langage du même type aurait existé dans les vallées andines. Aujourd'hui, leur survie est attestée par les travaux du bioacousticien Julien Meyer, qui a formé un réseau de collaboration interculturelle sur le sujet.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Meyer, Description typologique et intelligibilité des langues sifflées, approche linguistique et bioacoustique : Dissertation doctorale ISH Lyon, (lire en ligne)
  • (en) Julien Meyer, Whistled Languages : A Worldwide Inquiry on Human Whistled Speech, Springer, (présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le langage sifflé de l’île de la Gomera (îles Canaries), le Silbo Gomero sur le site de l'Unesco ; François-Xavier Gomez, « Le second souffle du silbo », Libération,‎ (lire en ligne), consulté le 20 mars 2016.
  2. Michel Feltin-Palas, « Ces Béarnais qui font revivre leur langue sifflée », L'Express,‎ (consulté le 20 mars 2016) ; René Arripe, Les siffleurs d’Aas, Imprimerie de la Monnaie, Pau, 1984