Saint-Nicolas-des-Biefs

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Saint-Nicolas-des-Biefs
Vue du village.
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Lapalisse
Intercommunalité Vichy Communauté
Maire
Mandat
Jacques Blettery
2014-2020
Code postal 03250
Code commune 03248
Démographie
Population
municipale
177 hab. (2014)
Densité 6,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 38″ nord, 3° 47′ 01″ est
Altitude Min. 620 m – Max. 1 122 m
Superficie 28,9 km2
Localisation

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Saint-Nicolas-des-Biefs

Saint-Nicolas-des-Biefs est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

C'est la commune la plus haute du département située à 930 mètres d'altitude, remarquable par ses tourbières basses et bombées sur le plateau de la Verrerie. La commune abrite un musée du verrier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune du sud-est du département de l'Allier, Saint-Nicolas-des-Biefs s'étire sur plus de 20 km du nord au sud sur la ligne de crête séparant les départements de l'Allier et de la Loire.

Distante de 45 km de Vichy et de 30 km de Roanne, Saint-Nicolas-des-Biefs bénéficie de panoramas extraordinaires : superbe vue sur le Mont Blanc et la plaine roannaise depuis le plateau de La Verrerie, vue sur les monts d'Auvergne et le puy de Dôme depuis de très nombreux endroits, vue sur les Bois Noirs et le puy de Montoncel.

L'enneigement hivernal autorise la pratique du ski nordique et de diverses autres activités liées à la neige : luge, raquettes, chiens de traîneau, etc.

Huit communes (neuf en incluant le quadripoint avec Arcon) sont limitrophes[1] :

Communes limitrophes de Saint-Nicolas-des-Biefs
Châtel-Montagne Arfeuilles Saint-Bonnet-des-Quarts (Loire)
Saint-Clément Saint-Nicolas-des-Biefs Saint-Rirand (Loire)
Les Noës (Loire)
La Chabanne Laprugne Arcon (Loire)
(quadripoint)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Aux confins du Bourbonnais et du Forez, et à la porte de l'Auvergne, cette commune de 2 900 ha est située au cœur des Monts de la Madeleine, à une altitude moyenne de 930 m. Elle porte sur son territoire le sommet supérieur à 1 000 m le plus proche de Paris (La Pierre Charbonnière).

Le plateau de La Verrerie possède une immense tourbière dont la faune et la flore sont particulièrement riches. Cette zone, classée Natura 2000, dispose de très nombreux sentiers de promenade au cœur d'un environnement exceptionnel et préservé.

Transports[modifier | modifier le code]

Les routes départementales 120, 420, 477 et 478 traversent la commune[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'origine de la commune semble remonter au XIe siècle, lorsqu'un oratoire dédié à Saint-Nicolas fut édifié par Nicolas d'Albiez sur le plateau de Muzy, à plus de 1 000 m d'altitude. Bien que le lieu fût particulièrement rude et pauvre, la population se fixa peu à peu autour de cet édifice qui évolua en chapelle et c'est au cours du XIIIe siècle que fut créée la paroisse.

En 1662 des verriers originaires de Lorraine vinrent s'y installer. Ils trouvèrent ici en Montagne bourbonnaise le sable, l'eau et la fougère (la cendre de fougère fournit le sel de potassium qui entre dans la composition du verre) indispensables à la fabrication du verre ; l'argile nécessaire à la construction des fours y était également présente. Pendant 120 ans, ils s'adonnèrent à leur art, aidés par une importante main d'œuvre locale et vénitienne. La gobelèterie produite en grande quantité était vendue à des colporteurs qui parcouraient la campagne afin d'écouler leur marchandise. Cette tradition verrière est présentée au Musée du Verrier, où est reconstitué un four de taille identique à ceux utilisés au XVIIe siècle ; des pièces archéologiques, un musée du verre et des vidéos offrent aux visiteurs l'occasion de retrouver cette histoire locale ainsi que des informations relatives à la fabrication du verre en Montagne bourbonnaise. Dans les années 1930 de nombreux sites verriers furent découverts et fouillés par un médecin vichyssois, le docteur Léon Chabrol. Au cours des années 1990, Pierre-Yves Blettery décida de créer un musée retraçant cette histoire. Actuellement quelques bénévoles animent cet intéressant musée ouvert en juillet et août les après-midi, et le reste de l'année sur rendez-vous.

Si la fabrique du verre se fit toujours autour du village historique situé sur le plateau de Muzy, la rudesse du climat du lieu fit que très vite les maitres-verriers fixèrent leurs habitations un peu plus bas, à environ 2 km, en un endroit beaucoup moins rude et plus abrité des vents. Peu à peu une partie de la population fit de même et une nouvelle église fut édifiée dans ce qui allait devenir l'actuel bourg de la commune.

C'est Cassini, le célèbre géographe de Louis XV, qui fixa le nom de la paroisse : Saint-Nicolas-des-Biefs. Un bief étant une dérivation artificielle d'un cours d'eau, ce n'est pas là qu'il faut aller chercher l'origine du nom. Sans doute, n'est-il en fait que la transcription en français de Saint Nicolas d'Albiez prononcé en patois local.

Son isolement relatif et ses accès particulièrement difficiles à l'époque firent que, lors de la Révolution française, Saint-Nicolas fut la seule commune du département de l'Allier dont le nom était celui d'un saint à ne pas en changer. Elle fut d'ailleurs un refuge pour de nombreux prêtres réfractaires de la région qui purent y exercer leur ministère avec le soutien de toute la population durant les années de la Terreur et de la Convention.

La promulgation et l'application de la loi de séparation de l'Église et de l'État au début du XXe siècle furent la cause de quelques scènes dignes de la filmographie d'un Don Camillo.

Comme beaucoup de communes rurales, Saint-Nicolas-des-Biefs a payé un tribu particulièrement lourd lors de la Première Guerre mondiale : 55 hommes, soit près de 11 % de la population masculine totale mais dans la tranche d'âge de 18 à 40 ans, sont morts au front, sans compter tous ceux qui revinrent gravement blessés, amputés ou handicapés à vie.

Les 1 050 habitants de 1910 n'étaient plus que 800 en 1930, et 350 en 1965. L'exode rural a envoyé, en deux vagues principales (1920 / 1935 et 1955 / 1970), principalement vers les agglomérations de Roanne et de Vichy, une main d'œuvre abondante et peu qualifiée, mais courageuse, fiable et dure à la tâche.

Les descendants de ces émigrés de proximité ont gardé un attachement très fort au pays et y ont conservé et entretenu les maisons de famille. Saint-Nicolas-des-Biefs se trouve être, de ce fait, la commune de la région Auvergne qui compte le plus de résidences secondaires pour une résidence principale (en 2011, 56 % pour 26,5 %)[2]. C'est pourquoi, en période estivale, sa population est facilement multipliée par trois ou quatre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le maire sortant a été réélu en 2014. Trois adjoints ont été élus[3].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2008 Jean-Michel Blettery SE Agrégé de l'Université. Proviseur de lycée
mars 2008 en cours
(au 23 octobre 2014)
Jacques Blettery DVD Cadre supérieur
Président de l'ancienne communauté de communes de la Montagne bourbonnaise

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-des-Biefs appartenait au canton du Mayet-de-Montagne de 1801[4] à 2015. À la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Lapalisse[5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 177 habitants, en diminution de -1,67 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 063 1 148 837 1 139 1 222 1 106 1 424 1 406 1 050
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 014 974 1 000 990 1 073 1 050 1 056 1 036 1 002
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 001 988 992 901 837 764 717 650 501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
405 333 226 168 145 160 181 176 177
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Nicolas-des-Biefs dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Il n'existe aucune école.

Hors dérogations à la carte scolaire, les collégiens se rendent au Mayet-de-Montagne[9] et les lycéens à Cusset, au lycée de Presles[10] (renommé lycée Albert-Londres).

Économie[modifier | modifier le code]

Un parc éolien de sept éoliennes a été installé sur la commune le long du chemin de la Pierre charbonnière.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église en pierre du pays, début XIXe.
  • Musée du Verrier.
  • Le plateau de La Verrerie, avec la grande tourbière et la table d'orientation du Roc du Vacher (vue sur la chaine des Alpes).
  • La Pierre Châtel (vue sur les Monts d'Auvergne) et l'allée des Géants (hêtres tortueux). Cet ensemble est reconnu comme « espace naturel sensible ».
  • Le rocher des Hauterêts.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Nicolas-des-Biefs 03.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Parti : au 1) d’argent au bonnet phrygien de gueules, au 2) de sinople à la rose d’argent boutonnée et barbée de gueules ; à la crosse d’or posée en pal sur la partition ; au chef de gueules chargé de trois sabots d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte de Saint-Nicolas-des-Biefs sur Géoportail.
  2. Dossier complet de la commune, Insee, données 2011
  3. « Jacques Blettery réélu maire », La Montagne, Vichy,‎ , p. 19.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Décret no 2014-265 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Allier.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Sectorisation des collèges du département de l'Allier » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale de l'Allier, (consulté le 28 mai 2016).
  10. « Sectorisation des lycées - 2GT - Allier » [PDF], Direction des services départementaux de l'Éducation nationale de l'Allier, (consulté le 28 mai 2016).