Le Corbeau et le Renard

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Le Corbeau et le Renard
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Illustration de Grandville

Auteur Jean de La Fontaine
Pays Drapeau de la France France
Genre Fable
Éditeur Claude Barbin
Lieu de parution Paris
Date de parution 1668

Le Corbeau et le Renard est la deuxième fable du livre I de Jean de La Fontaine situé dans le premier recueil des Fables, édité pour la première fois en 1668. Il existe deux sources à cette fable : la version d’Ésope (« Le Corbeau et le Renard ») et celle du fabuliste latin Phèdre (Macédoine - 10 av. J.-C. - vers 54 ap. J.-C., auteur de vingt-trois fables imitées d’Esope). La version de Phèdre (Livre I, 13) a été traduite en français par Sacy en 1647.

Elle a été mise en musique par Maurice Delage en 1931.

Forme[modifier | modifier le code]

  1. La mise en page : celle d'un poème
  2. La composition de la fable :
    • un récit (qui comprend un dialogue)
    • une morale
  3. Les temps employés :
    • dans le récit : le passé simple, l'imparfait mais aussi le présent de narration (vers 14 et 15)
    • dans le dialogue : le présent d'actualité
    • dans la morale : le présent d'actualité

Origines[modifier | modifier le code]

Cette fable était déjà présente chez Ésope (Texte) et Phèdre (I,13). Elle apparaît également dans la quatrième aventure du Roman de Renart, où Tiecelin le Corbeau, qui avait dérobé un fromage à une vieille dame, s'en fait dépouiller par la ruse de Renart.

Parodies[modifier | modifier le code]

Cette fable a été parodiée sous de multiples formes, notamment par les Frères Jacques dans leur album Chantent La Fontaine en 1964.

Texte[modifier | modifier le code]

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Et bon jour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

— Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine, Le Corbeau et le Renard

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