La Geneytouse

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La Geneytouse
L'église.
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Saint-Léonard-de-Noblat
Intercommunalité Communauté de communes de Noblat
Maire
Mandat
Alain Faucher
2015-2020
Code postal 87400
Code commune 87070
Démographie
Gentilé Geneytousois
Population
municipale
875 hab. (2014)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 09″ nord, 1° 28′ 05″ est
Altitude Min. 335 m
Max. 484 m
Superficie 19,35 km2
Localisation

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La Geneytouse
Liens
Site web lageneytouse.fr

La Geneytouse (La Janestosa en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Geneytousois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de La Geneytouse en Haute-Vienne.

Situation[modifier | modifier le code]

La Geneytouse est située sur la route départementale 979 (D 979) entre Limoges et Eymoutiers. Les Allois, ancienne commune de la Haute-Vienne, situés un peu plus près de Limoges sur la même D 979, appartient à la commune depuis son rattachement à La Geneytouse en 1829.

Communes limitrophes de La Geneytouse
Royères Saint-Léonard-de-Noblat Eybouleuf
Aureil La Geneytouse Saint-Denis-des-Murs
Eyjeaux Saint-Paul (Haute-Vienne)

Relief[modifier | modifier le code]

La commune est divisée en deux parties par une colline traversant la commune d'est en ouest et sur laquelle se trouve la D 979. Au nord les ruisseaux descendent vers la Vienne et au sud vers la Briance.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune n'est traversée par aucune rivière importante et, comme indiqué ci-dessus fait intégralement partie du bassin versant de la Vienne, soit directement, sous par un de ses affluents, la Briance.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routière[modifier | modifier le code]

  • la D 979 (entre Limoges et Eymoutiers, et même au-delà). Ce secteur a connu plusieurs modifications de statut. Ainsi en 1933, comme plus de 50 000 km de routes en France à la même période, cette route devient une nationale, la N 679 qui va de Limoges à Saint-Flour (Cantal) et redevient départementales dans les années 1970, comme la quasi-totalité des nationales créées dans les années 1930, le 1er janvier 1974.

En plus des départementales La Geneytouse dispose de plusieurs vicinales.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune n'est traversée par aucune ligne ferroviaire, mais la ligne du Palais à Eygurande-Merlines, permettant la jonction de Limoges, Saint-Léonard-de-Noblat, Eymoutiers et, en Corrèze de Meymac et Ussel est accessible, via la gare de Saint-Léonard-de-Noblat. La gare importante la plus proche est celle de Limoges-Bénédictins à 31 km par cette ligne.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L’aéroport le plus proche est celui de Limoges-Bellegarde à 24 km à vol d'oiseau à l'ouest - nord-ouest.

Communes limitrophes de La Geneytouse
Royères Saint-Léonard-de-Noblat Eybouleuf
Aureil La Geneytouse Saint-Denis-des-Murs
Eyjeaux Saint-Paul

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennes communes des Allois & La Geneytouse
Carte des anciennes communes des Allois et de La Geneytouse.

En 1140, est attestée l'existence, près des Allois, dans le village de L’Abbaye de l’abbaye des Allois qui lui donne son nom. Les religieuses qu’elle accueillait été des bénédictines, suivant la règle de saint Benoît. En 1750, manquant d’argent pour payer les réparations que l’abbaye nécessitée, elles quittèrent les Allois pour s’installer dans un bâtiment de la Cité à Limoges. La rue qui longeait ce bâtiment, et abouti au sud sur le parvis de la cathédrale de Limoges, s'appelle depuis la rue des Allois.

En 1790, l'évêque fit distribuer aux paroisses sous sa tutelle les reliques de l'Ordre de Grandmont, dissous 18 ans plus tôt. L'église de La Geneytouse en reçut notamment de saint Étienne de Muret, le fondateur de l'Ordre, et de deux de ses compagnons.

L'ancienne commune des Allois a été rattachée à celle de La Geneytouse par l'ordonnance du 30 septembre 1829[2].

En 1882, en réparant l'église de La Geneytouse, on a trouvé derrière les boiseries du maître-autel, l'autel d'origine de style roman.

La commune dispose de deux monuments aux morts[3], l'un devant l'église et l'autre à l'intérieur. Les deux ne donnent pas la même liste de noms. En effet, en mai 1924,le presbytère est vendu pour financer le monument aux morts. Le 6 décembre 1925, le conseil municipal décide de faire figurer sur celui-ci,

  • les noms des militaires morts pour la France, dont la transcription a été faite sur les registres d'état civil de la commune
  • les noms des militaires morts pour faits de guerre, dont la transcription a été faite sur les registres d'état civil de la commune et dont les veuves pensionnées résident dans la commune
  • les noms des morts pour la France, dont les familles fourniront un certificat attestant qu'ils ne sont inscrits sur aucun monument.

Un des conseillers municipaux exige, lui, que ce monument porte les noms de tous ceux proposés par les familles. La polémique éclate, au niveau nationale, quand le journal royaliste L'Action Française et Agricole publie, le 30 mai 1926, un article où il attaque les « édiles rouges de La Geneytouse ». Le journal régional, Le Populaire du Centre, répond à ses attaques. Le problème c'est donc finalement réglés par la création de ces deux monuments.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1793, l'ancien nom de la commune[4] était Lageneytouse.

Elle devient La Geneytouze en 1801, avec un z.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 juin 1995 André Lacorre PS  
juin 1995 avril 2015
(démission)
Jean-Claude Leblois [6] PS Président du conseil départemental depuis 2015
9 avril 2015 en cours Alain Faucher PS  

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune de La Geneytouse et celles d’Eybouleuf, de Royères et de Saint-Denis-des-Murs réunies au sein de l’association de jumelage « Noblat Aigues vives », viennent de signées, le 14 août 2014, un serment de jumelage avec Sant'Agata sul Santerno une commune italienne d’Émilie-Romagne.

Démographie[modifier | modifier le code]

Entre 1821 et 1831, l'ancienne commune des Allois ayant été rattachée à la commune de La Geneytouse, la population de cette commune passe de 563 habitants à 800. La nouvelle commune de La Geneytouse atteint son maximum de population, 1158 habitants, en 1891. Elle atteint son minimum depuis cette unification en 1968 avec seulement 608 habitants, soit une baise de 47,5 % de sa population en 77 ans. Dès le recensement suivant elle commence une remontée de son nombre d'habitants qui lui donne, en 2011, une population supérieure de celle de 1946 avec 817 habitants, contre 793 à l'époque.L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 875 habitants, en augmentation de 7,49 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 547 680 563 800 810 794 959 931
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
897 931 1 027 1 001 1 034 1 041 1 073 1 158 1 129
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 137 1 051 1 026 944 914 868 843 793 715
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
724 602 606 634 740 738 796 817 875
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune à la particularité de disposer deux villages au même nom, Bourdelas, situés à environ 900 m l'un de l'autre.

  • la plus petite Bibliothèque de France[12] datant des années 1990.
  • salle de concert : plan de culture qui accueille de nombreux artistes[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 7 avril 2011)
  2. Abbé André Lecler, Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, Limoges, Réimpression en un seul vol., Marseille, Laffitte, , 912 p. p., p. 356 à 359
  3. Jean-François Julien, La Haute-Vienne secrète – 100 commune à découvrir (volume 2), Limoges, Hors série du Populaire du Centre, , 144 p p., P. 46 et 47
  4. « Notice communale de La Geneytouse », sur cassini.ehess.fr (consulté le 7 septembre 2014)
  5. « Les maires de la commune » (consulté le 7 avril 2011)
  6. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Mérimée : Abbaye de Bénédictines Notre-Dame, Saint-Laurent, Sainte-Victoire », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 7 avril 2011)
  12. « Photo », sur www.jpr-photo-limoges.com (consulté le 7 avril 2011).
  13. « La Maison du Berger - La Geneytouse », sur www.la-grange-cie.com (consulté le 7 avril 2011)